NPA Loiret

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Mohamed Gabsi : 6 mois après, on n’oublie pas !

TOUS ET TOUTES LE 8 OCTOBRE à 18H 

PLACE GARIBALDI à BÉZIERS

 A l’heure où le gouvernement accentue sa politique sécuritaire en s’appuyant sur les élus locaux (voir notre article précédent) le comité « Justice pour Mohammed » a tenu à rappeler les faits dans un communiqué : 


    1) Il est plus de 22H, le 8 avril 2020, lorsque des policiers municipaux de Béziers arrêtent Mohamed Gabsi (souffrant de schizophrénie et reconnu comme handicapé) dans le cadre du couvre-feu imposé à 21h00.
 
    2) L’interpellation des policiers municipaux est très violente avant qu’ils réussissent à lui passer les menottes puis à le faire entrer à l’arrière de leur véhicule en le maintenant sur le ventre…

    3) D’après les policiers, Mohamed Gabsi, 33 ans et père de 3 enfants, se serait « calmé » pendant le trajet ; « il ronflait…»

    4) D’après des témoins « Ils s’y sont repris à trois fois pour fermer la porte, alors que sa tête dépassait », « Un policier est monté derrière pour le maintenir ». « Mohamed avait la trace de deux genoux sur son cou », « on l’a vu vomir à l’arrière du véhicule, il ne bougeait plus. » Il criait « à l’aide, ils veulent me tuer », « je ne peux plus respirer »

    5) Arrivé au commissariat de la police nationale, Mohamed Gabsi bavait, inconscient, tout bleu, selon les policiers nationaux. Il décède peu de temps après.

    6) Aujourd’hui, l’enquête pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner et non-assistance à personne en danger » est en cours et trois policiers sont impliqués dans le décès de Mohamed Gabsi, dont un pour l’avoir maintenu avec son genou, pendant le transfert.

    7) Pour Emile Fort (responsable du RN à Béziers et élu sur la liste de Robert Ménard) l’homme était « un drogué, camé, shooté, une épave ».

    8) Pour le Syndicat des policiers municipaux (SDPM), « Mohamed Gabsi a déjà été interpellé à de multiples reprises par les forces de police et notamment pour ses excès de violence ».

    9) Pour Robert Ménard « Le rapport d’autopsie dit que ce garçon était tellement chargé en cocaïne que les doses… moi je lis le rapport… que les doses pouvaient être létales… »

    10) Or le rapport d’autopsie indique en fait, qu’il y a eu « une compression cervicale antérieure gauche par une surface large, ayant été prolongée et appuyée, à l’origine d’infiltrations musculaires » ainsi qu’une « fracture de la corne thyroïdienne et contusion du nerf vague ».  Et le rapport conclut à un « syndrome asphyxique a minima ».

 « JUSTICE POUR MOHAMED » !

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Cette entrée a été publiée le 10 octobre 2020 par dans ASSASSINAT, ETAT POLICIER, FRANCE, VIOLENCES POLICIERES.