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Centre-Val de Loire : 13,2 % de la population régionale sous le seuil de pauvreté : Des mesures radicales s’imposent !

Jeudi 7 janvier se tenait la quatrième conférence régionale des acteurs de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté. L’occasion de faire un point sur la précarité en Centre-Val de Loire et présenter les priorités dans la lutte contre ce fléau.

334.000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté 

Durant cette conférence, on apprend que 334.000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté (pour l’INSEE, cela correspond aux individus vivant avec moins de 1.060 euros par mois). Ce qui représente 13,2 % de la population de la région (contre 14,5 % en France).

« Un tiers des étudiants de la région et des familles monoparentales sont sous ce seuil de pauvreté (…) Il y a un phénomène de concentration sur un certain nombres de publics de ces questions de pauvreté », fait savoir Vincent Bernard, chef du service étude de l’INSEE en Centre-Val de Loire.

Document transmis par l’INSEE lors de la conférence.
 

« Une fois qu’on arrive sous ce seuil de pauvreté, on y reste », indique Vincent Bernard. En France, 70 % des personnes pauvres en 2016 le restaient l’année suivante. Un phénomène qui s’amplifie depuis une vingtaine d’années.

En Centre-Val de Loire, 10% des communes (dont les métropoles d’Orléans et Tours) rassemblent 60 % de la population et 80 % des bas revenus.

40.000 personnes en plus, en difficulté après la crise ?

Combien de « nouveaux pauvres » après la crise de 2020 ? Pour le moment, les indicateurs ne permettent pas de connaître précisément l’augmentation du nombre de personnes en difficulté financière. Une partie des individus concernés restent « invisibles », ne se faisant pas connaître ou ne souhaitent pas se rapprocher pour l’instant des structures d’aide.

« On a tous entendu le chiffre d’un million de pauvres en plus en France. C’est un chiffre qui sort presque du chapeau, il n’a pas de construction solide aujourd’hui. Pour autant il constitue une base de discussion. Il correspond peu ou prou à l’augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA (+9 % en un an). Pour le traduire autrement dans la région, cela voudrait dire 40.000 personnes sous ce seuil de pauvreté » VINCENT BERNARD (chef du service étude de l’INSEE Centre-Val de Loire)

Les associations et les structures qui luttent contre la précarité s’attendent encore à une augmentation du nombre de bénéficiaires cette année.

Sécuriser l’emploi, baisser le temps de travail à 32h !

Les vagues de licenciements qui touchent de plus en plus d’entreprises de la région Centre Val de Loire pose concrètement le problème de l’emploi qui reste le facteur majeur pour maintenir les populations en capacité de survivre face à la crise. Pour cela l’interdiction totale des licenciements devient une nécessité vitale pour des milliers de personnes. Cette mesure doit être absolument complémentaire à une baisse généralisée du temps de travail à 32h sans perte de salaire pour permettre à toutes et tous de survivre !

A ces mesures s’ajoute la nécessité humaine d’un salaire décent qui ne soit pas inférieur à 1.800 € !  

Priorité aux jeunes et à l’insertion par l’emploi ?

Une fois ce constat fait, des priorités ont été annoncées, en lien avec la politique du gouvernement. La stratégie nationale de prévention de lutte contre la pauvreté, déployée dans la région, s’appuie sur deux points : miser sur la prévention et accompagner l’insertion vers l’emploi …Mais ou trouver l’emploi si les boîtes licencient !

Durant la crise sanitaire, les jeunes sont particulièrement touchés par la précarité (15.000 intérimaires en moins dans la région pendant le premier confinement). Et le seront encore plus dans les mois qui viennent

« Il faut s’armer et renforcer les dispositifs déjà existants dans l’accompagnement et le retour rapide à l’emploi des publics jeunes. De plus, la mise en oeuvre des formations pour les 16-18 ans continue. Plus aucun jeune ne doit sortir du système scolaire sans un diplôme ou une formation, fait savoir Jean-Yves Douchez, commissaire à la lutte contre la pauvreté. L’accès à un logement décent, aux soins médicaux et à une alimentation saine pour les individus précaires doivent être renforcés. Il ne faut pas non plus oublier la précarité dans les endroits les plus ruraux de la région. »

Dernier chantier évoqué par les acteurs de la lutte contre la précarité : une  meilleure fluidité et une coordination à conforter entre les acteurs, les institutions et les nombreuses structures. Cela consiste à simplifier le parcours des personnes précaires et à mieux les aiguiller dans l’accès aux différents solutions et dispositifs.

QUE D’ILLUSIONS POUR PRÉSERVER LE SYSTÈME CAPITALISTE QUI MONTRE ENCORE UNE FOIS SA FAILLITE !

Chiffres issus de La République du centre

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Cette entrée a été publiée le 9 janvier 2021 par dans anticapitalisme.