NPA Loiret

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Les sages-femmes, peux mobilisées avec les soignantEs, se sentent « oubliées du Ségur » et revendiquent un véritable statut !

« Nous en avons assez de devoir justifier du fait que nous sommes une profession médicale », soulignent les manifestantes.
© (Photo NR Caroline Devos)

En grève ce mardi 26 janvier, les sages-femmes ont manifesté leur mécontentement devant les locaux de l’ARS à Tours.

Oubliées du Ségur de la santé, oubliées dans les applaudissements et les primes pour le personnel soignant, oubliées dans la gestion de la crise du Covid-19 : les sages-femmes ont crié leur colère, ce mardi 26 janvier, à Tours comme dans toute la France. Elles se sont rassemblées notamment en début d’après-midi sous les fenêtres de l’Agence Régionale de Santé, à Tours.

« Nous en avons assez de devoir justifier du fait que nous sommes une profession médicale, indique Laëtitia Salogne, une des manifestantes. Nous n’avons obtenu qu’une revalorisation minimale, d’à peine 183 €  lors du Ségur de la santé où nous avons été classées comme personnel paramédical. Nous n’avons pas eu non plus la prime de 1.500 € donnée aux soignants pour la gestion de la crise du Covid. »

On nous demande toujours plus de compétences mais aucune reconnaissance

Claire Légionnet, du syndicat CFE-CGC

Et pourtant, les sages-femmes estiment elles aussi être en première ligne. « Nous avons géré une unité Covid de la maternité, précise Claire Légionnet, du syndicat CFE-CGC. Nous avons pris en charge des femmes enceintes Covid +. Les sages-femmes libérales ont dû se battre pour avoir le droit au masque FFP2 alors qu’elles se rendaient au domicile des patientes atteintes du Covid. »

De même actuellement, dans les services de maternité de l’hôpital, les sages-femmes participent à la vaccination. « Nous avons été vaccinées nous-mêmes, commente une des manifestantes. Et nous vaccinons nos patientes. On nous demande toujours plus de compétences mais aucune reconnaissance. » La pancarte brandie par cette sage-femme en disait long : « métier formidable, reconnaissance fort minable. »

Les étudiantes de l’école de sages-femmes, fermée pendant le premier confinement mais rouverte depuis, se sont jointes à la manifestation. Des élèves elles aussi mobilisées lors du confinement pour filtrer les entrées à l’hôpital et qui aimeraient bien voir leur future profession être davantage valorisée.

 Une cinquantaine de sages-femmes devant le siège de l’agence départementale de l’ARS, à Bourges, pour demander une meilleure reconnaissance

Les sages-femmes du Cher revendiquent, comme c’est le cas partout en France ce mardi, une meilleure reconnaissance de leur profession.

Les sages-femmes du Cher font savoir leur mécontentement et l’expriment. Ce mardi, en ce début d’après-midi, elles se sont rendues à l’agence régionale de santé (ARS) du Cher, place de la Pyrotechnie à Bourges, où une délégation a été reçue par Marie Vinent, adjointe de Bertrand Moulin, directeur départemental.

Se situant dans le mouvement de revendication nationale, les sages-femmes reçues estiment qu’elles sont une « profession médicale mais dont le statut n’est jamais reconnu. Nous demandons la revalorisation de notre statut, une revalorisation salariale, la prise en compte du travail de nuit, l’adaptation de nos effectifs aux besoins. Au centre hospitalier de Bourges, nous sommes considérées un coup comme profession médicale, quand il s’agit de nous donner des responsabilités, et un coup comme non médicale quand il s’agit de nos salaires. Et le « Ségur de la santé »,  qui nous ignore, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. » 

Un préavis de grève déposé

Vers 14 heures, les sages-femmes étaient une cinquantaine, rassemblées devant le siège de l’ARS du Cher, dans l’ancienne caserne Lariboisière et étaient entourées par des représentants syndicaux. Elles arboraient de très nombreuses pancartes aux slogans explicites, du style : « Cigognes, pas pigeons », « On vous a vu culs nus, donnez nous un statut », « Parents vous avez besoin de nous, nous avons besoin de vous », ou encore « Faut pas pousser ».

Après avoir été reçues à l’ARS, les sages-femmes ont constitué un cortège, qui contenait deux landeaux avec de vrais bébés. Il s’est dirigé vers le centre hospitalier de Bourges où un préavis de grève a été déposé par la CGT.

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Cette entrée a été publiée le 27 janvier 2021 par dans ETAT POLICIER, FRANCE, santé, SOCIAL ?, SOIGNANT.E.S.