NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

La « gauche marseillaise » à la Mairie contre les agents municipaux avec l’aide de FO, CGC et UNSA !

Quoiqu’on pense de cet attelage et des perspectives politiques qu’il portait, quoiqu’on pense de la réalité surestimée ou non (forte abstention) de la dynamique citoyenne à laquelle il était adossé, il a eu pour premier effet de mettre fin à 20 ans d’une gestion faite d’incurie et de clientélisme par la droite de J Claude Gaudin qui avait conduit notamment aux événements de la rue d’Aubagne (effondrement d’un immeuble) ou la fameuse Une de Libération « La honte de la République » en parlant des écoles marseillaises.

Chacun aura observé de près ou de loin la démission invraisemblable de la maire élue, Michèle Rubirola, en décembre dernier. Démission prévue et dans le dos des militants du « printemps marseillais » ramenant au pouvoir B.Payan, éléphanteau socialiste dont les militants du printemps marseillais n’avaient pas voulu comme candidat…

Oui, mais moins visible se cachait derrière cette opportune démission en décembre un autre fait plus important. Le même jour, l’équipe municipale au pouvoir avait décidé de retirer la délibération restreignant profondément le droit de grève des agents municipaux.

La loi de modernisation de la fonction publique dite loi dussopt datant du 6 août 2019 prévoit la restriction du droit de grève de certains personnels de la fonction publique territoriale. Elle les contraint à déposer une déclaration préalable 48h auparavant. Elle les oblige à démarrer la grève à leur prise de service et à exercer ce droit sur la journée entière là où jusque-là, il était possible pour elles/eux de faire des grèves à l’heure.

Plutôt que d’embaucher des Atsem pour renforcer les équipes scolaires casser la lutte.

Oui, mais elle (la loi) prévoit aussi qu’une collectivité territoriale doit conclure un accord majoritaire (ou essayer de le faire pendant un an) avant de faire voter une délibération en conseil municipal pour appliquer tout ou parties de ces dispositions.

« Les agents attendaient un geste fort sur la reconnaissance de la pénibilité de leur travail. Au lieu de cela, le dialogue social s’est ouvert dans l’urgence pour engager les organisations syndicales dans la signature d’un protocole d’accord sur le service minimum en cas de grève », déplore ensemble la CGT Ville de Marseille et la FSU Territoriale des Bouches-du-Rhône. Par contre, le plan général de la Mairie pour les écoles attendra 2021. Une première réunion n’étant prévue qu’au mois de janvier. Dans son programme, le Printemps Marseillais promettait des investissements, des embauches, et « de sortir le personnel de la précarisation ».

Mais avant de s’attaquer aux causes des difficultés récurrentes dans les écoles de la cité phocéenne, la municipalité commence par casser le thermomètre du malaise social qui y règne. Vendredi 11 décembre, elle a signé un accord prévoyant pour ses agents un délai de prévenance de 48H pour se déclarer en grève et l’obligation d’être en grève dès la première heure de service. Une façon d’empêcher les grèves d’une heure ou sur une partie de la journée de travail d’agents aux faibles revenus.

Que le premier acte fort du « printemps marseillais au pouvoir » (ou est-ce l’hiver ?) soit d’engager donc une restriction du droit de grève à laquelle il n’est pas tenu est tout simplement inconcevable ! Qu’il le fasse sur la base d’un accord avec Force Ouvrière, pierre angulaire de 30 ans de clientélisme dans la ville et le département est un reniement sans nom !

Mais en décembre, la FSU (toute la FSU) et la CGT ont tenu bon, interpellé l’opinion publique et les militants du printemps ! Et ont bousculé l’évidence ! Des élus de cette coalition (communistes notamment) se sont opposés à cette délibération municipale sous la pression des forces du mouvement social. Et le bientôt maire de Marseille, B.Payan, y avait renoncé en même temps qu’il s’offrait le trône.

Réduire le droit de grève pour empêcher la revendication c’est très PS comme mesure « sociale » !

Mais la bataille est difficile parce que sur fond de grèves récurrentes des cantines scolaires, une pression populaire s’exprime en faveur de la restriction du droit de grève. Benoit Payan, Olivia Fortin, les têtes d’affiche socialistes ou assimilées remettent le couvercle en ce mois de février arguant de leur responsabilité à « offrir un service public de qualité » donc sans grève…

Le protocole d’accord sur la restriction du droit de grève sorti par la porte en décembre revient par la fenêtre en février.

Hier, nous apprenions qu’un nouveau protocole avait été signé par le maire B.Payan avec FO, CFE-CGC et l’UNSA. 

Le seul bouger est que les agents ne seront plus contraints de faire grève toute la journée…

Oui mais, ils sont obligés d’engager la grève à leur prise de service.

Et donc Exit donc les grèves de 3h sur le temps cantine qui permettaient à ce personnel mal payé de revendiquer sans perdre une journée entière de salaire.

Pour celles qui commenceront à 6h, obligation de faire une journée de grève pour bloquer le temps cantine.

Pour celles qui commencent à 9h, il faudra poser plus de 4h et donc être prélevé de sa journée entière.

En combinant grève 1/2 journée de celles qui démarre à 6h et grève 1/2 journée de celles qui commencent à 9h, elles auraient pu bloquer le temps de restauration sans perdre une journée entière. Las ! La délibération prévoit qu’en cas de désordre possible le maire peut imposer que la grève soit prise sur la totalité du temps de service…

Bref, le printemps marseillais applique sans vergogne et avec les pires crapules les dispositions adoptées par la majorité Macron!

Mieux que ça, il n’est pas improbable qu’il le vote avec la droite !

On aurait pu attendre dans ce contexte que s’exprime au sein du printemps marseillais une fronde. Elle tarde à venir mais ne désespérons pas. Actons cependant avec immense regret que les quelques élu.es sociétés civiles issus de la FSU (l’ancien secrétaire départemental FSU, une militante du SNU) ont pour l’instant tous.tes basculé du mauvais côté. Quand ils ne soutiennent pas activement la délibération, ils ne font rien pour l’empêcher…Et il se dit qu’ils.elles doivent leur poste à B.Payan. Mais à quoi sert la société civile si elle se soumet aux bureaucraties politiques ?

Et dans tout ça, informées hier de ce nouveau protocole d’accord, vaillantes, la FSU et la CGT reprennent leur combat. Il reste 5 jours avant le vote. Expressions publiques, rassemblements, coups de fil aux élu.es vont habiter nos prochains jours.

Et cela commence ce soir par la diffusion de cette information. 05-02-2021

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