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LACQ : Lutte des travailleurs contre chantage patronal : A Toray, le torchon brûle avec la CGT

Alors que des débrayages se poursuivent à l’appel du syndicat, la direction, au lieu de répondre aux revendications, souligne les risques qu’ils font courir à l’entreprise

Franck Meslin

Alors que l’entreprise Toray Carbon Fibers Europe a débuté ses négociations salariales cette semaine, les relations se tendent encore davantage avec la CGT. Depuis l’annonce de la suppression de 29 postes (sur 412), dans le cadre d’un plan de départs volontaires, en octobre dernier, le syndicat maintient son préavis de grève permanent avec des débrayages occasionnels. Mi-janvier pourtant, FO ainsi que la CFE-CGC signaient un accord avec la direction et le plan de départ volontaire était récemment validé par l’État.

signature convention de cooperation entre pole Emploi et Toray , a Abidos le 23 Janvier 2013 . – Le Deodic David ( Abidos ) 20130123_PHOTO_DAVE7551

L’entreprise vient ainsi de débuter la phase de réception des dossiers des candidats aux départs. Dans un communiqué, la CGT continue de déplorer la suppression «de plus de cinquante personnes». Selon la direction, le plan prévoit in fine la suppression de 22 postes, dont 20 à Lacq et Abidos et deux à Paris, pour répondre à sa baisse d’activité liée à la crise sanitaire et son impact sur l’aéronautique.

«Compte tenu des conditions très attrayantes, nous avons plus de candidats que de postes ouverts», indique le PDG Jean-Marc Guilhempey. Outre les conditions prévues par la branche des industries chimiques, la direction de Toray offre ainsi une enveloppe de 40000 euros à tous les partants, quelle que soit leur ancienneté.

La direction hausse le ton

La CGT dénonce en outre «la mise en danger des salariés et des riverains lorsque l’employeur décide de maintenir la production avec des effectifs insuffisants lorsque se produisent des débrayages». Et de citer le cas du 21février où «plus de deux tiers des effectifs étaient en grève».

Des informations catégoriquement démenties par la direction. «Nous arrêterions évidemment les unités s’il y avait un quelconque danger», assure Jean-Marc Guilhempey fustigeant l’attitude «jusqu’au boutiste» du syndicat.

Hier, la direction a ainsi haussé le ton à l’adresse des grévistes. «La CGT n’a de cesse de mettre l’entreprise en difficulté quant à sa pérennité. Ce matin, j’ai clairement dit que si l’on continue à avoir des grèves intermittentes, les grévistes mettaient l’entreprise en danger», indique Jean-Marc Guilhempey.

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