NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

SOUTIEN AUX 4 DE NANTERRE : RENDEZ-VOUS LE 15 MARS LORS DU DÉLIBÉRÉ DU PROCÈS !

200 personnes ont manifesté et se sont rassemblées en soutien à Barth, Ayoub, Selim et Victor qui passaient en fevrier en procès au TGI de Nanterre. Il s’agissait d’un double procès, avec d’un côté quatre syndicalistes poursuivis pour violences volontaires, et de l’autre, le directeur adjoint de la sécurité de l’université Paris-Nanterre, jugé pour délit d’entrave.

L’audience a duré quatre heures et demi, et la décision des juges sera connue le 15 mars prochain, lors du délibéré. Encore une fois, à l’occasion de cette audience, nous avons eu la démonstration de la partialité de la procureure, c’est-à-dire du ministère public. Celle-ci a demandé, dans son réquisitoire, que les quatre étudiants soient condamnés à quatre mois de prison avec sursis et à effectuer un stage de citoyenneté ! La même procureure n’a en revanche fait aucune demande de condamnation pour le directeur adjoint de la sécurité !

Les accusations des vigiles ne reposent que sur leurs propres témoignages. Aucune autre pièce, aucune vidéo, aucun autre témoignage n’ont été produits. Mais leurs paroles suffisent pour que la procureure demande des condamnations à la seule encontre des étudiants. Et ceci bien que deux des vigiles aient écrit au tribunal pour retirer leurs plaintes. Seul le directeur adjoint a fait le choix de prendre un avocat. Et ni lui, ni les deux autres vigiles qui ont porté plainte, ne sont venus au procès.

Le directeur adjoint les accuse de lui avoir donné un coup de poing au visage, mais sans fournir aucun certificat médical ! Le plus scandaleux reste le fait qu’il demande une indemnisation pour « préjudice moral » à hauteur de 800 euros par prévenu et de 300 euros en tout pour « préjudice esthétique » !

Ces accusations sans preuves ne visent qu’à criminaliser l’action de militants qui, à la fac de Nanterre, se sont battus pour défendre le droit d’étudier aux côtés de nombreux autres. Victor avait déjà été poursuivi en 2018 sur la base d’un simple témoignage, accusations pour lesquelles il a été relaxé. Militer n’est pas un crime ! À l’heure où la situation de la jeunesse s’aggrave considérablement, réprimer des militants étudiants revient à entraver l’action de ceux qui se battent contre la dégradation de nos conditions d’études et de vie. Nous appelons à un rassemblement devant le TGI de Nanterre le 15 mars prochain lors du délibéré, pour exiger la relaxe de Ayoub, Selim, Barth et Victor !

Le comité de soutien aux 4 de Nanterre

RELAXE POUR SELIM, BARTH, VICTOR ET AYOUB, POURSUIVIS POUR AVOIR DÉFENDU LE DROIT D’ÉTUDIER !

Ils risquent des amendes lourdes et même de la prison. Nous exigeons leur relaxe !

La rentrée de l’année 2019 a été marquée, comme c’est le cas depuis de nombreuses années à Nanterre, par une campagne syndicale permettant l’inscription des lycéenne-s et des étudiant-e-s refusé-e-s à l’université. Pendant plusieurs mois, les sans-facs et les militant-e-s de l’UNEF se sont organisé-e-s pour faire entendre les revendications de celles et ceux qui font les frais de la sélection, dénoncée depuis des années par les étudiant-e-s et de nombreux enseignant-e-s mais appliquée avec zèle par les présidences d’universités. Le 7 octobre 2019, la présidence de Nanterre a bafoué la démocratie la plus élémentaire en réunissant un Conseil de la formation et de la vie universitaire (CFVU) sans convoquer une partie des élus étudiants, dont Barth et Victor. Les deux élus ont été empêchés physiquement, par le chef adjoint de la sécurité et des vigiles de l’université, de pénétrer dans le bâtiment où la réunion devait se tenir.

 Ceci constitue une entrave à l’exercice du mandat syndical pour lequel ils ont été élus. Ils ont de ce fait porté plainte contre le responsable de la sécurité.

Les élus étaient accompagnés par des sans-facs qui se trouvaient encore, un mois

après la rentrée, sans affectation dans l’enseignement supérieur et par d’autres militant-e-s de l’UNEF.

C’est à l’issue de cet évènement que quatre de nos camarades, Ayoub, Barth, Selim et Victor, se sont trouvés convoqués au commissariat sur des accusations des vigiles qui avaient repoussé les étudiant-e-s. Ils ont été placés en garde à vue et à l’issue de celle-ci, ils ont été convoqués le 29 juin au tribunal de grande instance de Nanterre.

Ce n’était pas la première fois que l’ancien président de Nanterre, M. Balaudé s’en prenait à des syndicalistes puisqu’il avait déjà tenté, en 2019, d’exclure de l’établissement deux militants de l’UNEF, dont Victor, qui ont été relaxés après avoir été entendus en section disciplinaire. Un an plus tôt, trois militants avaient été arrêtés en pleine assemblée générale pendant la mobilisation d’avril 2018 contre la sélection à l’université.

Depuis, deux ont été relaxés de leurs accusations de violences contre des policiers et un, Roga, a vu sa peine de prison ferme abaissée en prison avec sursis lors du procès en appel.

Alors que ce sont des désaccords politiques qui opposaient la présidence de Nanterre, soumise aux directives du gouvernement et des réformes sélectives, et les syndicalistes, qui revendiquent une université gratuite et ouverte à tou-te-s, M. Balaudé avait décidé d’entamer des procédures judiciaires, en portant devant le tribunal des fausses accusations contre des étudiants syndicalistes.

M. Gervais-Lambony, président nouvellement élu, avait exprimé durant sa campagne sa volonté de « ressouder » la communauté universitaire, Ce procès n’en est pas l’illustration. Nous ne pouvons compter que sur notre mobilisation pour nous opposer à ces accusations qui n’ont qu’un objectif : criminaliser l’activité militante et syndicale à l’université. C’est cette mobilisation qui en novembre dernier, lors du procès en appel pour la mobilisation de 2018, a permis que Victor soit relaxé et que le risque de prison ferme soit levé pour Roga.

Alors que la situation des étudiant-e-s s’aggrave considérablement, comme le dénonce la jeunesse actuellement mobilisée, il est plus que jamais essentiel de défendre les militant-e-s qui luttent contre l’aggravation des conditions d’existence des jeunes.

Ces poursuites judiciaires sont inacceptables. Ayoub, Barth, Selim et Victor n’ont rien à faire dans un tribunal.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :