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Argentine. Il y a 45 ans la dictature militaire ! Des milliers de manifestantEs contre l’oubli !

Le 24 mars 1976, 3 ans après le retour du péronisme au pouvoir suite à la dictature militaire de 1966-1973 a lieu le coup d’État de la junte militaire de Videla (alors que l’Uruguay, le Chili, la Bolivie et le Brésil sont déjà gouvernés par des juntes militaires). Mais, avant le putsch militaire, la violence de l’extrême-droite (CNU) s’exprime déjà, ainsi que le terrorisme d’État avec l’action de l’escadron de la mort de la triple A (Alliance Argentine Anticommuniste). En février 1975, le gouvernement d’Isabel Martínez de Perón ordonne l’Opération Indépendance contre l’ERP, branche armée du parti d’extrême-gauche PRT. En juillet sont signés les « décrets d’annihilation de la subversion » qui étendent l’état d’urgence à tout le pays : la « guerre sale » commence avant le coup d’Etat, avec les premières disparitions forcées (900 « desaparecidos » avant mars 1976).

Le président des États-Unis Gérald Ford et son conseiller d’Etat Henry Kissinger sont au courant du coup d’État imminent de la junte, qui aura lieu le 24 mars 1976. Ce dernier déclare vouloir aider les militaires. Le FMI octroie un prêt de 127M$ à la junte le 27 mars. Le général Iberico Saint-Jean déclare publiquement « d’abord, nous tuerons tous les subversifs, ensuite leurs collaborateurs, ensuite leurs sympathisants, puis ceux qui demeurent indifférents et, enfin, nous tuerons les indécis. » En effet, la junte qui veut s’attaquer et anéantir en premier lieu la classe ouvrière très mobilisée et combative à cette période, est soutenue par l’impérialisme américain mais aussi par le grand patronat et l’Église argentins.

La branche argentine de Ford remet par exemple aux renseignements militaires la liste de ses travailleurs et les données les concernant. Vingt-quatre sont séquestrés et torturés au sein même de l’entreprise. Il a fallu attendre 2018 pour que certains cadre de l’entreprise soient condamnés pour violation des droits humains. De nombreuses autres entreprises collaborent : le constructeur automobile allemand Mercedes-Benz, les fabriques de céramique Lozadur et Cattanéo, l’entreprise métallurgique Bopavi, les chantiers navals Astarsa et Mestrina, l’entreprise de transports La Veloz del Norte, la compagnie minière Aguilar…

Concernant l’Église, sur 85 archevêques, seuls 5 se sont opposés à la dictature (3 ont été assassinés). La junte reprend une rhétorique national-catholique s’appuyant sur des thèses du catholicisme intégriste qui va interpréter la guerre froide en termes de « choc de civilisation » et leur action en termes de défense de la chrétienté, considérant toute attitude de réforme ou de contestation comme symptôme du « mal communiste », comme l’évoque Mario Ranalletti dans « Aux origines du terrorisme d’État en Argentine ».

La junte va organiser de manière méthodique et planifiée la répression massive et systématique des opposants, via la tactique des disparitions forcées et des vols de la mort. Le contre-amiral Luis María Mendía explique par exemple à des marins qu’afin de sauver « l’idéologie chrétienne et occidentale », la marine devrait, vêtue de civil, pratiquer la torture et mettre en place « un système d’élimination physique à travers les avions qui, en vol, jetteraient les corps vivants et drogués dans le vide, afin de leur donner ainsi une « mort chrétienne ». Cette planification de l’extermination, qualifiée par les militaires de « guerre sale », fut décidée avant le coup d’État.

Comme l’expliquait Philippe Alcoy dans un article consacré à la dictature et aux vols de la mort : « Ainsi, dans une politique que l’on peut qualifier de véritable « génocide social » en Argentine, la junte militaire après avoir pris le pouvoir le 24 mars 1976 a systématisé les séquestrations et les détentions illégales, les tortures, les assassinats et les « disparitions » des militants politiques (surtout d’extrême gauche), de syndicalistes, de militants dans les quartiers, de militants pour les Droits de l’Homme, de journalistes et de tout opposant au régime. […] La dernière dictature en Argentine reste l’une des plus sanglantes de l’histoire de ce pays et aussi du continent américain. Elle est également l’un des exemples de l’histoire récente les plus clairs de ce que les capitalistes et leur État sont capables de faire pour préserver leurs privilèges et cette société d’exploitation et d’oppression. Et cela n’est pas une « exclusivité » des États de la périphérie capitaliste mais une caractéristique du capitalisme lui-même. En ce sens, nous ne pouvons pas oublier que ce sont en grande partie les militaires français qui ont appris aux tortionnaires latino-américains les techniques de torture et de « contre-insurrection », apprises durant la guerre d’Algérie. »

La dictature va faire près de 30 000 morts ou « disparus » (desaparecidos), 9 000 prisonniers politiques, 1,5 million d’exilés auxquels il faut ajoute, au moins 500 bébés enlevés aux parents « desaparecidos » et élevés par des familles proches du pouvoir dictatorial.

45 ans après le coup d’Etat, manifester pour ne pas oublier, ne pas pardonner, ne pas se réconcilier

Ce mercredi 24 mars 2021 était donc un triste anniversaire pour la classe ouvrière et le peuple argentin. La mobilisation centrale a eu lieu à Buenos Aires, sur la place de Mai, où des milliers de personnes sont arrivées tôt le matin. Il y a d’abord eu le rassemblement des Mères de la Place de Mai (ligne fondatrice), Nora Cortiñas, Mirta Baravalle, Elia Espén et Elsa Pavón (ces mères de disparus ont commencé leurs marches hebdomadaires pendant la dictature, dès le 30 avril 1977, deux semaines après l’enlèvement du directeur de La Opinión, Jacobo Timerman). Ensuite, les organisations de défense des droits de l’homme, politiques, sociales et syndicales réunies dans la rencontre Memoria, Verdad y Justicia (Mémoire, Vérité et Justice), dont font partie le Parti des Travailleurs Socialistes (organisation membre de la Fraction Trotskyste-Quatrième Internationale tout comme le courant NPA-Révolution Permanente) et le Front de Gauche-Unité (Frente de Izquierda Unidad), sont arrivées sur la place.

Des appels à la mobilisation similaires ont été lancés à Córdoba, Rosario, Mendoza, Neuquén, Jujuy, Chubut, Río Negro, Mar del Plata et dans des dizaines de villes du pays.

Dans tous ces lieux, les manifestants ont crié « Procès et sanction pour tous les coupables ! », « Prison commune pour les génocidaires, sans assignation à résidence ! », « Ils sont 30 000 et c’était un génocide ! » et « Contre l’impunité, l’austérité et la répression d’hier et d’aujourd’hui ! », entre autres slogans historiques. Ils ont également scandé : « Assez de la gâchette facile ! », « Justice pour Santiago Maldonado, Rafael Nahuel, Facundo Castro et tous les enfants tués par la répression d’État ! ». A cela se sont ajoutées les revendications fortes du mouvement des femmes et des militants écologistes.

La présence des travailleurs en lutte

Dans le contexte de la grave situation économique et sociale, les rues de Buenos Aires ont été témoins de quelque chose de particulier : un grand cortège de travailleurs en lutte qui commencent à se lever et à faire front face à la dure réalité. Un cortège que le PTS a impulsé (en plus de son propre cortège du parti qui a mobilisé des milliers de personnes à Buenos Aires et dans d’autres villes). Peu avant 17 heures, après la banderole de tête de la rencontre Memoria Verdad y Justicia, ce cortège a fait son apparition sur la Plaza de Mayo derrière une banderole qui disait « Trabajadorxs en lucha » (Travailleurs en lutte), avec des t-shirts et autres blouses ou bleus de travail qui identifiaient des secteurs des plus divers.

Il y avait des cheminots externalisés MCM des lignes Roca, Mitre et San Martín ; des ouvriers des entreprises Líderes et Comahue, Ema (entreprise électrique externalisée) et des cheminots licenciés qui luttent pour leur réintégration. Avec eux, les familles qui luttent pour la terre dans l’Assemblée permanente de Guernica, à Los Ceibos et à Rafael Castillo, ainsi que les travailleurs de Coca-Cola, SwissJust et Pilkington. Les salariés de la santé qui se sont battus contre l’austérité dans cette zone, comme ceux de l’hôpital Larcade et de la clinique San Andres, ont également défilé. Des enseignants qui dénoncent les conditions avec lesquelles les gouvernements ont imposé le retour à l’école. Les travailleurs de l’aéronautique de GPS-Aerolíneas et de Latam, qui luttent pour la défense de leurs emplois. Les travailleurs de l’imprimerie sous contrôle ouvrier MadyGraf et d’autres entreprises récupérées par les salariés comme Ansabo et Gotán se sont joints à eux. Également des travailleurs du métro, dont ceux de la ligne B, qui sont menacés de licenciement par les patrons de Metrovías. En outre, les travailleurs des collectifs combatifs et anti-bureaucratiques de l’alimentation, des enseignants, de la téléphonie et de la santé, se sont mobilisés.

Défiler ou pas ?

Dans les semaines qui ont précédé le 45ème anniversaire du coup d’État, le débat semblait se résumer à « défiler ou ne pas défiler ». Mais c’était une tromperie. La discussion de fond était autre : il s’agissait de savoir s’il existe ou non des raisons actuelles et présentes de manifester dans les rues, en répudiant le coup d’État génocidaire tout en dénonçant les plans d’austérité, les répressions et les impunités d’aujourd’hui.

Il convient de rappeler que plusieurs des organisations qui avaient décidé de ne pas se mobiliser l’ont fait, par exemple, le 8 mars. Cela montre que le problème sous-jacent n’est pas la pandémie mais qu’il s’agit d’un débat politique.

En d’autres termes, il s’agit de voir s’il existe ou non un lien étroit entre le génocide et ses effets dévastateurs et les difficultés actuelles que connaissent des millions de personnes en Argentine. Et si ce lien mérite une mobilisation populaire, même avec les précautions qu’impose une pandémie comme celle du coronavirus.

Vérité et justice ont été obtenues par la lutte, pas par les gouvernements « progressistes »

Alors que des milliers de personnes défilaient sur la Plaza de Mayo et dans le reste du pays, dans la ville de Las Flores (à 190 kilomètres de la Plaza de Mayo), la vice-présidente Cristina Fernández a évoqué le coup d’État de 1976 en compagnie d’Axel Kicillof et de son fils Máximo Kirchner. Au premier rang se trouvait nul autre que Sergio Berni, le ministre répressif, garant de la gâchette facile et de la dissimulation des disparitions forcées suivies de mort.

Entre autres considérations, en quelques secondes, Cristina Fernández a lancé en l’air un (double) mensonge : « avec les politiques de mémoire, de vérité et de justice et aussi avec la décision du président Alfonsín du procès des Juntes, ceux qui ont violé les droits de l’homme ont été punis ». Cette affirmation est fallacieuse car elle implique que des gouvernements tels que le gouvernement radical et le sien étaient des « vengeurs » du génocide. Quelque chose de très éloigné de la réalité.

Qu’en est-il des lois de l’Obéissance due et du Point Final qui ont interdit les poursuites au pénal ? Qu’en est-il des grâces de Menem que le péronisme a cautionnées pendant des années ? Qu’en est-il de la disparition toujours impunie de Jorge Julio López, séquestré par des « éléments parapoliciers ou paramilitaires » (selon les propres termes de Néstor Kirchner) en plein kirchnerisme ?

Et c’est doublement fallacieux car, en vérité, c’est la lutte de milliers de survivants du génocide et de parents des victimes, accompagnés par les nouvelles générations de militants, qui a permis de franchir les étapes coûteuses et lentes de la recherche de la vérité et de l’obtention de la justice. L’État a toujours été le garant de l’impunité, et non de la punition des coupables. Ni l’annulation des lois d’impunité et des grâces, ni la tenue de tous les procès n’ont été des concessions de la part d’un quelconque gouvernement. Ils furent le produit d’un combat mené par des millions de personnes. Ce que les politiques officielles ont permis de réaliser, en revanche, c’est que sur les 863 génocidaires actuellement détenus, 638 (75%) sont assignés à résidence (beaucoup d’entre eux vivent dans de grandes demeures) et que 70% des condamnés n’ont pas de sentence finale.

Le débat ouvert sur le fait de « marcher ou ne pas marcher » s’est étendu les jours précédents à une grande partie du militantisme politique et social et aux organisations de défense des droits de l’homme.

Face à la forte campagne du péronisme, l’extrême-gauche s’est battue pour descendre dans la rue à l’occasion du 45e anniversaire du coup d’État. Dans les universités, dans les écoles, dans les syndicats et dans les quartiers populaires. Et de nombreuses personnes ont décidé de s’y joindre. Comme chaque année depuis des décennies.

Répudier l’impunité d’hier et d’aujourd’hui

Il y a 45 ans, le 24 mars 1976, la junte dirigée par Jorge Rafael Videla, au service du grand capital et de l’impérialisme, réalisait un coup d’État et imposait un régime de terreur contre la classe ouvrière et les larges majorités populaires.

Ils l’ont fait non seulement pour détruire nos conditions de vie, mais aussi pour liquider une avant-garde de la classe ouvrière, du peuple et de la jeunesse qui, depuis des années, remettait tout en question, et commençait à remettre en cause, y compris, le système capitaliste. Le régime génocidaire est venu mettre en œuvre une énorme régression sociale dans l’intérêt des grandes entreprises nationales et étrangères.

Quatre décennies et demie plus tard, la lutte contre l’impunité se poursuit. Malgré la lutte acharnée des organisations de défense des droits de l’homme, la plupart des répresseurs n’ont toujours pas été jugés et tous les gouvernements constitutionnels qui ont suivi la dictature ont mis sous clé les archives secrètes de ces années.

La même classe capitaliste qui a encouragé le coup d’État de 1976, faisant des affaires et se remplissant les poches pendant la dictature, a continué à dominer le pays avec tous les gouvernements constitutionnels. Ils ont continué à précariser la jeunesse et à faire basculer des millions de familles de travailleurs dans la pauvreté.

Ils ont honoré la dette extérieure générée au cours de ces années, approfondissant la dépendance nationale, l’assujettissement et la reddition du pays à l’impérialisme. Dans certains cas, en augmentant la dette de manière exorbitante. Dans d’autres, en la payant « en série ».

Un seul mandat présidentiel a suffi à Macri (dont le père, grand patron milliardaire s’est enrichi considérablement pendant la dictature) pour multiplier l’hypothèque nationale, ajoutant des dizaines de milliards de dollars et reprenant les recettes du FMI et des organisations multilatérales de crédit.

Ce mercredi 24, alors que les Argentins étaient des milliers à manifester dans tout le pays, le ministre de l’économie, Martin Guzman, était aux États-Unis pour négocier avec le FMI. Le gouvernement Fernández se prépare à continuer à payer cette dette qu’ils dénoncent eux-mêmes comme illégitime et frauduleuse, tout en sachant que cette organisation était derrière le coup d’État de 1976 et dans tous les plans d’austérité capitaliste de tous les gouvernements.

L’appareil répressif de l’État quant à lui, est toujours très présent. Ainsi, les cas de disparitions en démocratie continuent de se multiplie. Le cas de Facundo Astudillo Castro, disparu – puis retrouvé mort – du fait de la police de Buenos Aires reste impuni. Mais avec tous les gouvernements, c’est comme ça : le Macrisme n’a toujours pas expliqué comment est décédé Santiago Maldonado, disparu pendant des mois et retrouvé mort après une répression de la Gendarmerie nationale. Luciano Arruga, Miguel Brú ou Luis Espinoza, ne sont que quelques noms d’une longue liste de personnes tuées par les forces répressives et la gâchette facile.

Une politique qui a sa corrélation avec les différentes répressions qui ont eu lieu pendant la pandémie, comme les travailleurs de l’usine frigorifique Penta ou les milliers de familles de Guernica, qui ont résisté pendant des heures aux tirs de balles de défense et aux gaz lacrymogènes de Berni et qui continuent aujourd’hui à lutter pour un logement décent, dans le contexte d’une situation dramatique qui sévit dans toute la province. Ce n’est pas en vain que Fernández et Kicillof ont cédé à toutes les exigences de l’émeute policière de 2020 : ils avaient besoin des troupes commandées pour la répression. Pour réprimer les travailleurs, il n’y a pas de conflits entre le gouvernement et la droite macriste.

Pendant ce temps, la prison est peuplée d’enfants d’ouvriers, montrant le caractère de classe de la Justice et de l’État. La plupart des dirigeants de l’Église catholique étaient ouvertement complices et ont participé au génocide. Aujourd’hui, cette même Église utilise le pouvoir et les subventions que les gouvernements lui donnent pour continuer sa campagne obscurantiste contre les droits des femmes et leur lutte. Parmi d’autres revendications, les camarades du PTS ont défilé ce 24 avril avec le mouvement de lutte des femmes et de la diversité sexuelle pour la séparation immédiate de l’Église et de l’État et l’annulation de toutes leurs subventions.

Le meilleur hommage pour les victimes de la dictature est de continuer le combat

Aujourd’hui, il y a des milliers de travailleurs qui sortent se battre pour leur emploi, contre les réductions de salaire et contre tous les abus. C’est pourquoi être dans la rue a une importance. Le 24 mars, date anniversaire du coup d’État génocidaire, un coup d’État qui visait précisément une classe ouvrière qui avait réalisé de grandes actions au cours des années précédentes, était une occasion d’unifier toutes ces forces. Pour les temps que nous vivons et ceux qui arrivent, il est fondamental de montrer l’unité de tous les travailleurs et secteurs populaires qui luttent. Il faut en faire la démonstration dans la rue.

Ainsi, ce 24 mars 2021, des milliers et des milliers de personnes sont sorties dans la rue. Parce que la lutte pour la vérité et la justice pour les 30 000 disparus est inextricablement liée à la lutte contre l’impunité et la répression aujourd’hui. Parce que l’appareil répressif hérité de la dictature a certes changé de visage, de discours et d’uniformes, mais ses rôles et ses objectifs restent intacts. Parce que comme hier, le FMI et les multinationales rapaces continuent de régir la vie de la population appauvrie et contrainte par les limites du « moindre mal ». Et parce que nous n’oublions pas, nous ne pardonnons pas et nous ne nous réconcilions pas.

45 ans après le coup d’État, le meilleur hommage que la classe ouvrière et les classes populaires pouvaient rendre aux 30 000 camarades détenus-disparus est de continuer à lutter pour des changements fondamentaux et de mettre fin à la classe sociale parasite qui a engendré la terreur et le génocide, puis a utilisé les gouvernements constitutionnels pour poursuivre son œuvre néfaste. Il s’agit de lutter pour un gouvernement des travailleurs.

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Cette entrée a été publiée le 29 mars 2021 par dans ARGENTINE, DEMOCRATIE, DEVOIR DE MEMOIRE.
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