NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

Orléans : Contre la construction des CRA et pour que la France respecte et protège les migrantEs Rassemblement samedi 27 novembre, place de Gaulle, à 14h !

L’État veut construire 4 nouveaux Centres de Rétention Administrative (CRA) à Orléans (Olivet), Lyon, Bordeaux, le Mesnil-Amelot. A Olivet, il est programmé pour 2023, le permis de construire délivré fin mai 2021.

Un Centre de Rétention Administrative (CRA) est une prison qui ne dit pas son nom. C’est le préfet qui décide d’y enfermer les personnes étrangères, hommes, femmes et enfants, en vue de leur expulsion, parce qu’ils n’ont pas de papiers, ou pas les bons.

Le séjour irrégulier sur le territoire n’est pourtant plus considéré comme un délit (décision

De la Cour Européenne de Justice, 2011). Aucun enfermement ne peut avoir lieu sans jugement préalable (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme).

Or, le placement en centre de rétention est une condamnation sans jugement : le contrôle d’un juge n’intervient qu’après l’enfermement : des personnes sont expulsées avant de l’avoir vu et fait valoir leurs droits.

53 273 personnes ont été enfermées en 2019 dans les centres et locaux de rétention (plus que toute la population de Blois réunie).

En 2020, 2166 enfants enfermés en CRA dont 122 dans l’hexagone.

En juillet 2021, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a encore condamné la France pour traitements inhumains et dégradants, après l’enfermement d’une mère et de son enfant de 4 mois (sur décision préfet du Loir-et-Cher). C’est la 8ème condamnation de la France en 9 ans pour le même motif.

En 2020, malgré la clôture des frontières, les CRA n’ont pas fermé. Près de 20 000 personnes retenues, dont plus de 13 000 dans l’hexagone. Une telle constance montre que la finalité des CRA n’est pas tant l’expulsion qu’une démarche punitive à l’égard de personnes jugées indésirables.

Collectif Colère

Les politiques migratoires de la France et de l’Europe TUENT !

Au moins 27 sont mortes dans les eaux glaciales au large de la France alors qu’elles tentaient de passer au Royaume-Uni dans un canot pneumatique. Cette tragédie a intensifié le différend entre les dirigeants britanniques et français sur la question de savoir qui est responsable de ces traversées.

Les deux gouvernements accusent les passeurs tout en négligeant leur propre rôle dans le développement des traversées irrégulières de la Manche, qui ont dépassé 25 000 cette seule année.

Les traversées à bord de petites embarcations ont augmenté de façon spectaculaire en 2018, alors que le Royaume-Uni a de plus en plus restreint – et, après le Brexit, éliminé – les quelques options légales disponibles pour les personnes migrantes cherchant à se rendre au Royaume-Uni depuis le nord de la France. Les accords frontaliers entre les deux pays comprennent un important financement du gouvernement britannique pour développer un arsenal de sécurité et de surveillance visant à stopper la migration irrégulière plutôt qu’à identifier et à soutenir les personnes en besoin de protection.

Les autorités françaises ont poursuivi une stratégie consistant à infliger des conditions de vie misérables aux personnes vivant dans les camps de migrants dans le nord de la France. Les expulsions systématiques, la confiscation des effets personnels, la restriction de l’accès à la nourriture et à l’eau, et le harcèlement des équipes humanitaires sont utilisés pour dissuader les personnes de se regrouper dans la région.

L’approche défectueuse de l’Union européenne, selon laquelle la plupart des personnes doivent demander l’asile dans le premier pays d’entrée dans l’UE, a aussi sa part de responsabilité. Il s’agit souvent de la Grèce, où les personnes sont confrontées à des conditions de vie désastreuses dans des camps surpeuplés et où, jusque l’année dernière, les enfants non accompagnés étaient régulièrement enfermés dans des cellules de police. Ou encore de la Croatie, où la police des frontières a refoulé de force des personnes en Bosnie, les frappant à coups de matraque et détruisant leurs biens.

Il n’est pas surprenant que de nombreuses personnes ne considèrent pas ces pays comme des endroits sûrs où s’installer. Et même si les règles de l’UE et du Royaume-Uni n’étaient pas aussi problématiques, les personnes poussées à bout et épuisées ne sont pas toujours en mesure de prendre des décisions éclairées.

Il est temps que les responsables des deux côtés de la Manche admettent que leur stratégie de dissuasion est un échec flagrant et qu’elle a en fait provoqué d’immenses souffrances.

Les autorités françaises devraient proposer des hébergements alternatifs qui donnent aux personnes la stabilité et le temps de décider si et où demander l’asile ou s’il est préférable de rentrer dans le pays d’origine.

Le gouvernement britannique devrait abandonner son projet de repousser les bateaux – ce qui mettrait encore plus de vies en danger – et plutôt proposer des voies régulières permettant aux migrants de se rendre au Royaume-Uni pour y chercher refuge ou retrouver des membres de leur famille.

Les deux gouvernements devraient faire en sorte que de telles tragédies ne se reproduisent plus jamais mais le système capitaliste aime bien exploiter les immigréEs.

NPA Loiret 26-11-2021.

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