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Amazon Saran les salariéEs vont durcir le mouvement pour des augmentations de salaires !

Jeff Bezos dépense des centaines de millions de dollars pour faire l’aller retour en plein ciel alors que ses salariéEs ont du mal à se payer le bus Ligne 3

Alors que la tension monte dans les sites logistiques d’Amazon, dont celui de Saran, les syndicats ne sont pas parvenus à obtenir une augmentation générale des salaires de 5 %. Le géant du e-commerce propose 3,5 %.

Les salariés d’Amazon, la marque au sourire, font grise mine. Le géant du e-commerce a proposé une augmentation générale des salaires de 3,5 %, ce jeudi 14 avril, lors d’une réunion de négociation au siège français de la firme américaine, alors que les syndicats réclamaient 5 %.

« La direction nous dit clairement qu’elle n’ira pas plus haut », déplore l’intersyndicale (CFDT, Sud, CGT, CAT, CFE-CGC), qui a refusé la proposition.

« C’est une miette de pain », réagit un délégué syndical CFDT du site logistique de Saran, qui a fait le déplacement. « Ce n’est pas assez : tout a augmenté, on fait face à une importante inflation, souligne-t-il. Jeff Bezos [fondateur de l’entreprise américaine, milliardaire] dépense une fortune pour aller dans l’espace, mais pas grand-chose pour les salariés d’Amazon. »

Les syndicats réclament « au minimum 4 % d’augmentation ». « La proposition d’Amazon est avantageuse et supérieure aux augmentations de salaire médianes attendues cette année, défend l’entreprise. Les augmentations médianes de budgets NAO (négociations annuelles des salaires) sont comprises entre 2 % et jusqu’à 2,5 % en France cette année. »

Un mouvement social a éclaté la semaine dernière sur les huit sites logistiques d’Amazon en France, dont Saran, dans le cadre des NAO. Sur le site dev Saran, qui emploie 1.800 personnes en CDI, plusieurs débrayages ont déjà eu lieu !

Ces débrayages auraient des conséquences sur les délais de livraison. « Amazon a dû faire appel à des intérimaires et aux équipes du week-end », indique le délégué syndical.

Et désormais, « ça va être la guerre ». Les salariés réfléchissent à la suite à donner au mouvement, qui pourrait se durcir. « Pourquoi pas aller jusqu’à filtrer les camions », suggère-t-on à Saran. 

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