Le gouvernement adopte un décret correctif après des inquiétudes concernant une incitation controversée pour les avocats aidant les retours volontaires de migrants, selon ANSA
Beyza Binnur Donmez
Genève
AA / Genève / Beyza Binnur Donmez
Le Parlement italien a approuvé vendredi le décret sécuritaire du gouvernement au milieu de protestations de l’opposition, tandis que le Conseil des ministres a adopté un décret correctif répondant à des inquiétudes concernant une disposition controversée prévoyant des incitations pour les avocats aidant les migrants dans les retours volontaires, rapporte ANSA.
Le décret sécuritaire, qui devait expirer samedi, a été adopté alors que des députés de l’opposition chantaient l’hymne de la Résistance de la Seconde Guerre mondiale Bella Ciao, brandissaient des pancartes indiquant « Notre sécurité est la Constitution » et tenaient des coquelicots à l’approche des commémorations de la Libération, selon le rapport.
Le gouvernement a également approuvé un décret distinct visant à étendre cette incitation, initialement destinée aux avocats, à d’autres acteurs comme les médiateurs, afin de répondre aux préoccupations constitutionnelles soulevées par le président Sergio Mattarella, selon la même source.
La Première ministre Giorgia Meloni a rejeté les critiques de l’opposition accusant le gouvernement d’avoir mal géré le texte, affirmant que les problèmes soulevés avaient été réglés.
« Nous rassemblons certaines considérations techniques provenant du bureau du président et des avocats concernant le décret sécuritaire, que je ne considère pas comme un désordre », a déclaré Meloni, selon ANSA.
Elle a défendu l’incitation liée aux retours volontaires assistés, la qualifiant de « mesure absolument de bon sens ».
Le décret sécuritaire plus large comprend des dispositions sur la détention préventive avant les manifestations, des mesures visant les bandes de jeunes, des restrictions sur la vente de couteaux aux mineurs et des protections pour les policiers en cas de légitime défense, indique le rapport.
Des avocats pénalistes ont toutefois estimé que les amendements ne répondaient pas aux préoccupations et ont appelé à l’abrogation de la mesure d’incitation, selon le rapport.