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Austère autonomie : plus de 200 philosophes contre la destruction de l’Université !

Le piège se referme sur les universités françaises. 20 ans après, la « Loi relative aux libertés et responsabilités des universités » se révèle comme la clé de leur démantèlement progressif. Plus de 200 philosophes dénoncent les politiques d’austérité à l’Université et appellent à rejoindre et soutenir les mobilisations académiques en cours et à venir.

Le piège se referme sur les universités françaises. Présentée comme l’acte fondateur de leur autonomie, la LRU, « Loi relative aux libertés et responsabilités des universités » (2007)[1] prétendait leur garantir la maîtrise de leur trajectoire budgétaire et stratégique. Vingt ans après, elle se révèle comme le mécanisme même de leur fragilisation, comme la clé de leur démantèlement progressif.

Aujourd’hui, tous les établissements voient leurs marges de manœuvre se réduire, beaucoup sont dans des situations de déficit structurel qui les contraignent à des coupes sèches et les exposent à des mesures de redressement, voire à des formes de mise sous tutelle rectorale, ainsi qu’à des fermetures de formation ou de programmes de recherche.

L’autonomie sans moyens produit son contraire : une hétéronomie délétère où les universités sont juridiquement responsables de budgets impossibles à maintenir à l’équilibre. L’autonomie devient alors synonyme d’injonction à l’austérité. Elle équivaut à l’abandon pur et simple des missions premières de l’enseignement supérieur et de la recherche publics.

Comme dans les hôpitaux, personnels et usagers, fonctionnaires et étudiant.es, sont exposé.es à des conditions de travail et d’étude à ce point dégradées qu’il en va désormais de leur santé, de leur vie même. En témoigne la lettre ouverte qu’Anne Fraisse, Présidente de l’Université Paul Valéry de Montpellier, publiée le 26 janvier dernier, et ces mots adressés au Président de la République : “On meurt dans vos universités. On meurt dans mon université. D’excès de travail, de stress, d’usure, de désespoir, d’indifférence.”

L’Université publique et l’investissement dans l’avenir de la jeunesse ne sont clairement pas une priorité pour l’État. En effet, la crise actuelle de l’enseignement supérieur ne procède nullement d’une supposée inflation bureaucratique ou d’un service public dysfonctionnel imputable aux établissements et que l’on pourrait solder sans grande conséquence, mais elle découle d’un désengagement budgétaire progressif, systémique, à l’égard d’une mission essentielle : celui d’une université ouverte, gratuite, conçue comme instrument de démocratisation, d’égalisation des conditions d’études et d’accès au savoir pour des générations entières.

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Université Lyon 2 – Palais Hirsch – Grand amphithéâtre – Octobre 2022 © Romainbehar, CC0, via Wikimedia Commons

Et, pour cause, depuis plusieurs années, l’État impose aux universités des charges nouvelles sans nécessairement en assurer la compensation intégrale. Prenons l’exemple de ce que l’on appelle le CAS pensions. Il a été créé il y a 20 ans au nom d’une exigence de transparence : faire apparaître le coût complet de l’emploi public, en incluant les retraites futures des agents. De fait, il fragilise l’équilibre budgétaire de nombreux établissements, faisant peser sur leur tête une lourde épée de Damoclès. En effet, le taux de cette contribution a fortement augmenté ces dernières années : la hausse de quatre points, annoncée pour 2025, a absorbé à elle seule l’essentiel de la maigre augmentation affichée du budget de l’enseignement supérieur… qui n’est donc qu’un trompe-l’œil. Pour les universités publiques, l’absence de compensation intégrale signifie une hausse mécanique et massive de la masse salariale. 

Or, le CAS pensions n’est qu’un facteur parmi bien d’autres d’un déficit structurel très explicitement documenté par le Sénat[2]. En effet, les déficits des universités sont le symptôme d’un sous-financement profond et constant, indice d’une volonté de désengagement public : progression mécanique de la masse salariale (du fait des primes, de l’évolution des carrières, du point d’indice, etc.), explosion des coûts de l’énergie et de l’entretien du patrimoine immobilier, multiplication des missions confiées aux établissements sans moyens à la hauteur et, tout cela, sans évolution de la dotation accordée par l’État.

Dès lors, même lorsqu’un surcoût ponctuel est compensé, l’équilibre budgétaire reste hors de portée pour de nombreuses universités, prises dans un effet de ciseaux entre charges croissantes et dotations insuffisantes. Plusieurs établissements et conférences universitaires ont alerté sur le fait que cette évolution inquiétante représentait des dizaines de millions d’euros couverts par les budgets de fonctionnement et de formation. Presque sans résultat : en 2025, plus de soixante universités ont voté des budgets en déficit.

Aussi, lorsque les universités doivent financer sur leurs ressources propres des charges obligatoires décrétées nationalement par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, les arbitrages deviennent rapidement sacrificiels : réduction de l’offre et des heures de formation – via, par exemple, la substitution d’heures de cours par des heures fantômes et sans enseignant.e dites en « autonomie », autre manière de dévoyer la signification du terme) ; baisse des crédits pérennes dédiés à la recherche, au profit d’une course aux financements sur projet, chronophage et concurrentielle, sur des thématiques prédéfinies, qui se paye en burn-out.

Il faut prendre la mesure aussi de la violence de ces coupes budgétaires pour les bibliothèques universitaires qui n’ont plus les moyens d’acheter des livres et sont contraintes de supprimer des abonnements à des milliers de revues et de bases de données et de réduire leurs heures d’ouverture. Or, qu’est-ce qu’une université sans livres ? Sans bibliothèque ?

Les autres variables demeurent le gel des recrutements d’enseignants-chercheurs et des personnels administratifs, comme le non remplacement des départs à la retraite, l’inflation endémique des contrats précaires et du travail gratuit des jeunes docteur.es sans perspective de poste, le report de travaux ou l’annulation des investissements, la réduction des coûts de fonctionnement à tous les niveaux, la dégradation des conditions d’étude, le renforcement de la sélection des étudiant.es à l’entrée et la hausse des droits d’inscription. 

Le cas des frais d’inscription « différenciés » pour les étudiant.es extra-communautaires, jusqu’alors largement absorbés par les universités « autonomes » elles-mêmes sous la forme d’exonération, fait à cet égard figure de laboratoire dans le cadre d’un processus au long cours qui, en l’absence d’un mouvement de contestation résolue, menace absolument tou.tes les étudiant.es, et en premier lieu celles et ceux issus des classes populaires, privé.es du droit à l’éducation et à la formation, à moins de s’endetter sur dix, quinze ans, ou de s’épuiser à travailler pour pouvoir manger, se loger, se déplacer et se soigner au détriment de leur cursus.

Après les cours, nos étudiant.es partent dans les files d’attente des banques alimentaires, elles et ils galèrent à trouver de quoi vivre et les enjeux de santé physique et surtout mentale qui les touchent massivement révèlent une situation dramatique. Cette précarité aggravée est la conséquence de la destruction coordonnée de notre système d’éducation. Elle fabrique des citoyen.nes abîmé.es, mais aussi une vie politique sclérosée, un espace public appauvri, vulnérable à la manipulation, voire à la propagande et à la banalisation de nouveaux fascismes.

À chaque rentrée, nous sommes un peu plus réduit.es à un état d’impuissance, quand ce n’est pas de consentement à la liquidation des conditions mêmes d’exercice de notre métier et de notre vocation de service public d’enseignement et de recherche. Ces choix, présentés, en bonne logique néolibérale, comme purement « techniques », sous le mode du There is no alternative, n’engagent en réalité rien de moins qu’un projet de société.

Ils ouvrent mécaniquement un espace au secteur privé de l’enseignement supérieur, dont la croissance se nourrit de l’affaiblissement du service public. Reprocher à ce dernier de ne plus être à la hauteur de ses promesses, après l’avoir méthodiquement privé des moyens de les tenir, revient à orchestrer sa crise elle-même. Le « marché » s’est déjà immiscé à l’université. À travers la plateforme Parcoursup, notamment, les futur.es étudiant.es sont de fait sélectionné.es, mais ce sont aussi les universités qui sont mises en concurrence et, en leur sein, les départements et les diplômes : nombre de places limitées à hauteur de la baisse des moyens, injonction à devenir « sélectif » pour attester de la « qualité » de la formation ; partenariat public/privé comme critère d’attractivité, etc. Le mot d’ordre, pour reprendre les termes d’Herbert Marcuse, devient celui de l’ « efficacité docile ».

L’université n’aura certes jamais eu les moyens d’annuler les effets de la reproduction sociale, mais sa mission n’en était pas moins de les contrebalancer autant qu’elle le pouvait. Aujourd’hui, au contraire, elle est appelée à les accompagner et à les entériner à travers la mise en place d’un système d’enseignement supérieur à deux vitesses, élitiste d’un côté (grandes écoles et rares universités vitrines), paupérisé et mûr pour céder la place à la privatisation, de l’autre. Et, sous couvert d’ « indépendance », des organes d’évaluation comme le HCERES (Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) servent à préparer ces fermetures annoncées, à sanctionner ces formations ou ces équipes de recherche incapables de faire mieux avec moins.

Cette évaluation « entre pairs » signifie aussi que le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche organise méticuleusement la division du travail de sape en déléguant aux enseignant.es-chercheur.es eux et elles-mêmes le sale boulot du dégraissage au nom de critères pour la plupart abscons et inadaptés, car appliquant aux sciences humaines et sociales des grilles pensées par l’Union Européenne pour les sciences « dures », médicales et de l’ingénierie.

Dans ce contexte, ce sont donc les universités spécialisées en sciences humaines et sociales qui sont en première ligne, qui plus est lorsqu’elles sont implantées en province, dans les quartiers populaires et les périphéries des grandes villes françaises. Car derrière cette agonie austéritaire, il y a aussi des positionnements et des choix politiques, idéologiques, qui visent à supprimer les filières considérées comme inutilement coûteuses du point de vue de l’employabilité ou peu à même de produire une recherche directement rentable et applicable au « réarmement » industriel, économique, du pays. Combien coûte un.e étudiant.e en sociologie ou en philosophie ?

Toujours trop selon un discours qui œuvre à ce que dès la maternelle, on rêve de plomberie, d’armée ou de CAC 40… En France, comme à l’échelle internationale, ces universités et facultés sont définanciarisées. Elles sont dans la ligne de mire de gouvernements et de partis politiques, en particulier d’extrême-droite, qui n’y voient rien d’autre que des foyers de mobilisation étudiante et de mouvements sociaux devant être matés ; des lieux où l’on cultive un dangereux esprit critique, celui-ci étant disqualifié car immédiatement estampillé « radical », woke, jusqu’à devenir objet de représailles, alors même qu’il constitue le ciment de toute éducation et de toute culture authentiquement démocratiques.

Ces politiques annexent l’accès aux savoirs au marché de l’emploi, à la production d’esprits qui se tiennent sages. Elles subordonnent l’acquisition de connaissances au développement de « compétences » capitalisables et inoffensives, mortifères pour la vie démocratique ; et elles le font à un degré proportionnel à la raréfaction des débouchés. Un partage ne peut dès lors manquer de s’instaurer entre des « savoirs utiles » et des « savoirs inutiles », dont on voudrait nous faire oublier les causes premières pour mieux le naturaliser et le banaliser.

L’autonomie des universités n’est donc pas seulement une entreprise économico-politique, budgétaire et managériale, de vaste ampleur, c’est indissociablement un projet de destruction de l’autonomie intellectuelle du monde académique. Ses effets épistémiques produisent des disciplines consensuelles, neutres, qui se targuent de rester à distance du présent, dénudées de tout devoir d’émancipation.

Comme l’écrivaient Theodor Adorno et Max Horkheimer en 1944 dans La dialectique de la raison en des termes qui pourraient valoir pour tout savoir qui n’a pas abandonné la tâche d’une critique du monde dans lequel nous vivons : « La philosophie n’est pas une synthèse, une science fondamentale ou magistrale, mais elle est une entreprise de résistance à la suggestion, un choix délibéré en faveur de la liberté intellectuelle et réelle .» 

Dans une volonté de fidélité à ces mots, nous appelons à rejoindre et soutenir les mobilisations académiques contre l’austérité, en cours et à venir.

Signataires :

  • Pierre Crétois, Maître de conférences, Université Bordeaux Montaigne
  • Elsa Dorlin, Professeure des Universités, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Matthieu Renault, Professeur des Universités, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Claudia Serban, Maîtresse de conférences, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public (APPEP),
  • Josebiñe Agirre Soto, Doctorante, Université Bordeaux Montaigne, Euskal Herriko Unibertsitatea EHU/UPV
  • Thomas Aït Kaci, Doctorant, Sorbonne Université
  • Eric Alliez, Professeur des Universités, Université Paris 8 Vincennes – Saint Denis
  • Matthieu Amat, Maître de conférences, Université de Rouen-Normandie
  • Bruno Ambroise, Chargé de Recherche CNRS, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
  • Amandine Andruchiw, Docteure et Chercheuse associée, Université Reims Champagne-Ardenne (URCA)
  • Andrea Angelini, Maître de conférences, Université Paris 8
  • Isabelle Aubert, Maîtresse de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Valérie Aucouturier, Professeure des Universités, UC Louvain Saint-Louis Bruxelles
  • Raphaël Authier, Maître de conférences, Université de Strasbourg
  • Blaise Bachofen, Maître de conférences, Cergy Paris Université
  • Fabienne Baghdassarian, Maîtresse de conférences, Université de Rennes
  • Félix Baillet, Doctorant, Université Paris 8
  • Étienne Balibar, Professeur honoraire, Université de Paris Nanterre
  • Thibault Barrier, Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Jacques-Olivier Bégot, Professeur des Universités, Université de Rennes
  • Victor Béguin, Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Jocelyn Benoist, Professeur des Universités, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Hourya Bentouhami, Professeure des Universités, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Marion Bernard, Chercheuse Indépendante
  • Jauffrey Berthier, Maître de conférences, Université Bordeaux Montaigne
  • Magali Bessone, Professeure des Universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Bertrand Binoche, Professeur émérite, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Charles Bobant, Maître de conférences, Institut Catholique de Paris
  • Thomas Boccon-Gibod, Maître de conférences, Université Grenoble Alpes
  • Chloé Bonifas, Docteure, Université Grenoble Alpes
  • Christophe Bouton, Professeur des Universités, Université Bordeaux Montaigne
  • Philippe Büttgen, Professeur des Universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Sylvain Cabanacq, Chercheur postdoctoral
  • Raphaël Cahen, Attaché Temporaire de Recherche et d’Enseignement, Université Toulouse Jean-Jaurès
  • Thibault Calmus, Doctorant, Université Toulouse – Jean-Jaurès
  • Élisa Calvet, Doctorante, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Arto Charpentier, Post-doctorant, Université Jean Moulin Lyon 3
  • Orion Chatziargyros, Doctorant, ENS Paris
  • Florian Chavarot, Doctorant, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Farah Cherif Zahar, Maîtresse de conférences, Université Paris 8
  • Edwige Chirouter, Professeure des Universités, Nantes-Université
  • Pauline Clochec, Maîtresse de conférences, Université de Picardie Jules Verne
  • Teodoro Cohen, Doctorant, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Alberta Commaret, Doctorante, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Louise Conan, Doctorante, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Guillaume Coqui, Maître de conférences, Université de Dijon
  • Stéphane Cormier, Enseignant-chercheur contractuel
  • Michaël Crevoisier, Maître de conférences, Université Marie et Louis Pasteur
  • Claire Crignon, Professeure des Universités, Université de Lorraine
  • Marie Cuillerai, Professeure des Universités, Université Paris Cité
  • Alexis Cukier, Maître de conférences, Université de Poitiers
  • Mathilde Debbiche, Doctorante, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Alexis Delamare, Chercheur postdoctoral à UCD (Irlande), docteur de l’Université de Rouen-Normandie
  • Steeves Demazeux, Maître de conférences, Université Bordeaux-Montaigne
  • Adélaïde Denise, Doctorante, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Natalie Depraz, Professeure des Universités, Université de Paris Nanterre ,
  • Anne Devarieux, Maîtresse de conférences HDR, Université de Caen
  • Tudor Djamo-Mitchell, Attaché Temporaire de Recherche et d’Enseignement, Université Jean Moulin Lyon 3
  • Stéphane Douailler, Professeur émérite, Université Paris 8 – Vincennes à Saint-Denis
  • Johann Drévillon, Doctorant, Université de Bretagne Occidentale (Brest)
  • Lila Droussent, Attachée Temporaire de Recherche et d’Enseignement, Doctorante, ENS de Lyon
  • Quentin Dubois, Doctorant, Université Paris 8
  • Paul Ducay, Doctorant, Université de Lorraine
  • Nicolas Duffau, Doctorant, Université Paris-Est Créteil
  • Emma Duffaud, Doctorante, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Arthur Duhé, Chercheur postdoctoral, Université Paris 8
  • Dragos Duicu, Maître de conférences, Institut catholique de Toulouse
  • Marwane Elouardi, Doctorant, ENS Paris
  • Loï Enzo, Doctorant, Université de Picardie Jules Verne
  • Sirius Epron Fauchard, Doctorant, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Jules Falquet, Professeure des Universités, Université de Paris 8 Saint Denis
  • Alexandre Feron, Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Estelle Ferrarese, Professeure des Universités, Université de Picardie – Jules Verne
  • Océane Fiant, Enseignante-chercheuse contractuelle, Université Côte d’Azur
  • Jean-Louis Fournel, Professeur des Universités, Université Paris 8
  • Jean-Baptiste Fournier, Maître de conférences, Sorbonne Université
  • Arnaud François-Mansuy, Professeur des Universités, Université de Poitiers
  • Alex Francq, Doctorant, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Mathieu Frèrejouan, Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Frédéric Fruteau de Laclos, Professeur des Universités, Université Paris Est Créteil
  • Ulysse Gadiou, Enseignant, Académie de Lille
  • Julien Gaffard, Doctorant, Sorbonne Université
  • Giulia Gandolfi, Post-Doc, Université Venise Cà Foscari – Supbiotech Paris
  • Marie Garrau, Maîtresse de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Jean-Luc Gautero, Maître de conférences émérite, Université Côte d’Azur
  • Claude Gautier, Professeur des Universités, Ecole Normale Supérieure de Lyon
  • Katia Genel, Professeure des Universités, Université Paris Nanterre
  • Charlotte Girard, Professeure des Universités, Université Paris Nanterre
  • Jean-Christophe Goddard, Professeur des Universités, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Antoine Grandjean, Professeur des Universités, Université de Lille
  • Ninon Grangé, Professeure des Universités, Université Paris 8
  • Elsa Grasso, Maîtresse de conférences, Université Côte d’Azur
  • Frédéric Gros, Professeur des Universités, Sciences-po Pari
  • Sophie Guérard de Latour, Professeure des Universités, ENS de Lyon
  • Louis Guichard, Doctorant, Université Jean Moulin Lyon 3
  • Pierre-Alban Gutkin-Guinfolleau, Maître de conférences, Institut catholique de Paris
  • Emilie Hache, Maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre
  • Laurie Haffas, Doctorante, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Cécile Hanff, Doctorante, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Johanna Hawken, Maîtresse de conférences, Université de Nantes
  • Céline Hervet, Maîtresse de conférences, Université de Picardie Jules Verne
  • Martin Hoffmann, Doctorant, Sorbonne Université
  • Elise Huchet, Post-doctorante, Freie Universität Berlin
  • Philippe Huneman, Directeur de Recherche CNRS, Université Paris1 Panthéon Sorbonne
  • Maxime Ilou, Doctorant, École Normale Supérieure de Lyon
  • Orazio Irrera, Maître de conférences, Université Paris 8
  • Milena Jaksic, Sociologue, chargée de recherche au CNRS
  • Chantal Jaquet, Professeure émérite, Université Paris 1 Panthéon -Sorbonne
  • Grégori Jean, Professeur des Universités, Université Côte d’Azur
  • Marlène Jouan, Maîtresse de conférences, Université Grenoble Alpes
  • Alain Kassogue, Doctorant, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Malo Kerdraon, Doctorant, Université Bordeaux-Montaigne
  • Jean-François Kervégan, Professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Aurélie Knüfer, Maîtresse de conférences, Université de Montpellier Paul-Valéry
  • Giorgi Kobakhidze, Chercheur Associé, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Raphaël Künstler, PRAG, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Titouan Lahitte, Doctorant, Université Bordeaux-Montaigne
  • Patrick Lang, Maître de conférences HDR, Nantes Université
  • Sandra Laugier, Professeure des Universités, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Guillaume Le Blanc, Professeur des Universités, Université Paris Cité
  • Nicolas Le Merrer, Maître de conférences (LRU), Université de Bretagne Occidentale (Brest)
  • Alhy, Leleu Doctorant, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Stéphane Lemaire, Maître de conférences HDR, Université de Rennes
  • Simone Leotta, Docteur et Chercheur associé au LIER-FYT, EHESS
  • Camille Lépingle, Doctorante, ENS de Lyon
  • Enzo Lesourt, Docteur, Université Bretagne
  • Paula Lorelle, Maîtresse de conférences, Institut Catholique de Paris
  • Ludmilla Lorrain, Post-doctorante, Université Côte d’Azur
  • Antoine Louette, Chercheur postdoctoral, Freie Universität Berlin
  • Boulay Lucie, Doctorante, université Bordeaux Montaigne
  • Louise Lurcin, Doctorante, Université Paris-Nanterre
  • Émile Maillot, Doctorant, Lyon 3 Jean Moulin
  • Yoann Malinge, Chargé de cours, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et UCLouvain
  • Loïs Mallet, Doctorant, Université Paris Cité
  • Stéphane Marchand , Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Sacha Marignan, Doctorant, Université Paris Nanterre
  • Gilles Marmasse, Professeur des Universités, Université de Poitiers
  • Élise Marrou, Maîtresse de conférences, Sorbonne Université
  • Alejandro Martínez-Cortés, Doctorant, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Costes Mathis, Doctorant, Université Bordeaux-Montaigne
  • Félix Megret, Doctorant, Université Paris Nanterre
  • Claire Mélot, Docteure, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Julie Mestery, Doctorante, Université Paris-Nanterre
  • Sandra Mévrel, Professeure agrégée, Lycée Jean Renou, La Réole
  • Christophe Miqueu, Professeur des Universités, Université de Bordeaux
  • Deirdre Molloy, Doctorante, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Frédéric Monferrand, Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Mara Montanaro, Maîtresse de conférences HDR, Université de Picardie Jules Verne
  • Leonardo Moreira, Maître de conférences, Université Paris 8
  • Thomas Morisset, Maître de conférences, Université Côte d’Azur
  • Florian Moullard, Attaché Temporaire de Recherche et d’Enseignement, Université de Montpellier Paul-Valéry
  • Létitia Mouze, Maîtresse de conférences HDR, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Vanina Mozziconacci, Maîtresse de conférences, Université de Montpellier Paul-Valéry
  • Bertrand Nouailles, Lycée Blaise Pascal, Clermont-FerrandBertrand Ogilvie, Professeur émérite, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
  • Kim Sang Ong-Van-Cung, PU , Université Bordeaux Montaigne
  • Adama Ouattara-Sanz, Doctorant, Université Paris Nanterre
  • Chiara Palermo, Maîtresse de conférences, Université de Paris1 Panthéon-Sorbonne
  • Luca Paltrinieri, Maître de conférences, Université de Rennes
  • Éric Pardoux, Attaché Temporaire de Recherche et d’Enseignement, Doctorant, Aix-Marseille Université, ENS de Lyon
  • Isabelle Pariente-Butterlin, Professeure des Universités, Aix-Marseille Université
  • Micol Pasti, Doctorante, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Laurent Perreau, Professeur des Universités, Université Marie et Louis Pasteur (Besançon)
  • Charlotte Piarulli, Attachée Temporaire de Recherche et d’Enseignement, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Raphaël Pierrès, PRAG, Université Paris Est Créteil
  • Davide Pilotto, Doctorant, Sorbonne Université
  • Laurine Pinazo, Doctorante, Université Paris Cité
  • Nathan Pinier Golfier, Doctorant, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Mélanie Plouviez, Professeure des Universités, Université Côte d’Azur
  • Sébastien Poinat, Maître de conférences, Université Côte d’Azur
  • Marion Pollaert, Collège International de Philosophie
  • Valéry Pratt, Chercheur associé au Centre Simmel, EHESS
  • Mickaëlle Provost, Post-doctorante, UC Louvain-Bruxelles
  • Jonathan Racine, Docteur chargé de cours, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Florian Rada, Docteur et enseignant vacataire, Université Paris 1
  • Frédéric Rambeau, Professeur des Universités, Université Paris 8
  • Pierre-Jean Renaudie, Maître de conférences, Université Lyon 3 Jean Moulin
  • Vincent Renault, Professeur de chaire supérieure, Président de l’APPEP
  • Emmanuel Renault, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre
  • Béatrice Rettig, Chercheuse indépendante
  • Sidonie Richard, Doctorante, Universités Lyon 3 Jean Moulin et Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Babeth Nora Roger-Vasselin, Doctorante, Université Bordeaux-Montaigne
  • Guillaume Sibertin-Blanc, Professeur des Universités, Université Paris 8 Saint-Denis
  • Benoît Sibille, Maître de conférences, Institut Catholique de Paris
  • Auriane Simalla-Bartoli, Doctorante, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Marina Sportelli, Doctorante, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Cristina Stoianovici, Attachée Temporaire de Recherche et d’Enseignement, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Jean, Tain Post-doc, Université de Fribourg
  • Sarah, Talini Doctorante, Université Paris Nanterre
  • Semyon Tanguy-André, Doctorant, Université de Bretagne Occidentale (Brest)
  • Noëlle Tassy, Doctorante, Université de Rouen Normandie
  • Edouard Thoumire, Docteur, Université Paris 8
  • Evgenia Turchina, Docteure, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Ferdinand Valgalier, Doctorant, CNAM Paris
  • Patrice Vermeren, Professeur émérite, Université Paris 8
  • Roxane Vidalon, Doctorante, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Irene Viveiros de Castro, Doctorante, Université Toulouse Jean Jaurè
  • Henri Wagner, Maître de conférences, Université de Montpellier Paul Valéry
  • Aline Wiame, Maîtresse de conférences, Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Charles Wolfe, Professeur des Universités, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Lola Yon-Dominguez, Doctorante, EHESS
  • Simone Zanello, Doctorant, Université Toulouse – Jean Jaurès/Eberhard Karls Universität Tübingen
  • Clemens Zobel, Maître de conférences, Université Paris 8

[1] La LRU avait été l’origine d’une puissante mobilisation de la communauté universitaire et avait donné lieu au mouvement Sauvons l’université !

[2] Projet de loi de finances pour 2025 : Enseignement supérieur – Sénat

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Cette entrée a été publiée le 26 avril 2026 par dans CASSE DES SERVICES PUBLICS, FACS, FRANCE.