Le 8 mai 1945, la France célèbre la victoire.
Mais de l’autre côté de la Méditerranée, en Algérie, cette date porte aussi un autre souvenir : Sétif, Guelma, Kherrata.
Alors que le monde fête la chute du nazisme, des Algériens sortent dans la rue. Certains célèbrent la victoire. D’autres réclament dignité, droits et liberté.

La réponse coloniale sera terrible : répression, arrestations, exécutions sommaires, ratissages.
Le bilan exact reste débattu, mais une chose est certaine : des milliers d’Algériens ont été tués.
Le 8 mai n’a donc pas la même couleur selon l’endroit d’où on le regarde.
En France : la victoire.
En Algérie : une blessure encore ouverte.
Se souvenir, ce n’est pas diviser.
C’est refuser que l’histoire soit racontée à moitié.
Bibliographie
• Annie Rey-Goldzeiguer, Aux origines de la gu€rr€ d’Algérie, 1940-1945 : de Mers-el-Kébir aux ma$$acr€$ du N0rd-C0n$tantin0i$, La Déc0uverte, 2001.
• Jean-Pierre Peyroulou, Guelma, 1945 : une $ubver$i0n eur0péenne dan$ l’Algérie c0l0niale, La Déc0uverte, 2009.
• Mohammed Harbi, « La gu€rr€ d’Algérie a commencé à Sétif », Le M0nde dipl0matique, mai 2005.
• Alain Ruscio, « Un ma$$acr€ c0l0nial de ma$$e », hi$t0irec0l0niale.net, 2025.
• Sébastien Ledoux, « Le 8 mai 1945 en Algérie est un ma$$acr€ c0l0nial », Le M0nde, 7 mai 2025.
• Boucif Mekhaled, Chr0nique$ d’un ma$$acr€ : 8 mai 1945, Sétif, Guelma, Kherrata, Syr0$, 1995.

