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Mobilisation en Allemagne pour les salaires

Les syndicats Ver.di et DBB réclament des hausses de salaire pour les employés de l’État fédéral et des communes et des négociations sont en cours ou vont être ouvertes dans d’autres grands secteurs de l’économie.

L’Allemagne est secouée depuis lundi par une vague de grèves dans les services publics. Conséquence de la bonne santé de l’économie allemande, malgré la crise de la zone euro: les syndicats Ver.di et DBB réclament des hausses de salaires de 6,5% en moyenne et 200 euros bruts d’augmentation par mois minimum, après dix ans d’efforts.

L’échec des négociations ouvertes la semaine dernière a provoqué un enchaînement de mouvements, qui doivent se succéder à travers les Länder dans tout le pays jusqu’à la fin de la semaine.

Lundi, les crèches et jardins d’enfants de Kiel, capitale du Schleswig-Holstein, étaient fermés tandis que les ordures n’étaient pas ramassées à Hambourg. «Plusieurs milliers» de fonctionnaires ont pris part au mouvement en Hesse, selon le syndicat des services Ver.di. Environ 3000 autres étaient en grève dans l’État voisin de Rhénanie-Palatinat.

La ville de Francfort, capitale financière du pays, était particulièrement touchée, le trafic des métros et tramways totalement arrêté. Débrayage du personnel de l’hôpital Frankfurt-Höchst, et des éducateurs. Les croisières sur l’Elbe sont annulées et les services administratifs tourneront au ralenti dans le nord du pays ce mardi.

Mercredi, tous les services publics communaux seront touchés en Rhénanie du Nord-Westphalie, le Land le plus peuplé d’Allemagne, et dans le Bade-Wurtemberg, l’un des plus riches. Et un mouvement touchant 10.000 fonctionnaires est annoncé en Bavière pour jeudi. Seule la ville-État de Berlin est épargnée pour le moment.

Outre la fonction publique, d’autres grands secteurs de l’économie allemande mènent ou s’apprêtent à ouvrir des négociations, pour lesquelles les syndicats, qui avaient consenti à mettre les revendications salariales en sourdine pendant la crise pour sauvegarder l’emploi, ont revu leurs prétentions en forte hausse.

La négociation la plus attendue, qui concerne les 3,4 millions de salariés de la métallurgie, doit s’ouvrir le 6 mars. Menée par IG Metall, qui réclame 6,5% d’augmentation, elle touche l’acier, les machines-outils, la mécanique, l’automobile, l’électroménager ou encore les semi-conducteurs.

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