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Vers de nouvelles épidémies alimentaires.

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Les citoyens Européens viennent de découvrir qu’à part l’or, le cheval de réforme roumain acheté une misère et revendu au prix du Charolais peut-être un bon investissement. C’est-à-dire le scandale de la viande de cheval accommodée en lasagnes ou en hachis Parmentier pur bœuf ou pure vache de réforme.

Mais plus fort encore ! Voilà que le Parlement Européen, en pleine arnaque alimentaire, autorise à partir du 1er juin prochain,  que l’on nourrisse à nouveau les poissons de farines animales. En attendant de légaliser ces ingrédients pour le porc et la volaille….

Le Parlement Européen se dit « favorable – eu égard notamment au déficit actuel de l’Union en protéines — à la proposition de la Commission visant à lever l’interdiction de nourrir les non-ruminants avec des protéines animales transformées, sous réserve qu’elle s’applique uniquement aux non-herbivores et que les protéines animales transformées proviennent uniquement d’espèces n’ayant aucun lien avec les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) ».

La crise de la vache folle aux oubliettes

Nous aurons dons demain des prions dans le poisson ; après-demain, dans le cochon, la poule au pot ou le foie gras. Nous avalerons des particules de vache délirante ou de mouton fou dans des tranches de saumon, des filets de bar, des côtelettes de porc ou des magrets de canard…

La crise de la vache folle date d’une quinzaine d’années, mais les autorités européennes l’ont oubliée. Les victimes humaines de cette affection mortelle ne sont pas encore toutes enterrées, mais les hommes politiques, les médias les ont passés en pertes et profits.

Il faut savoir que, pour les prions, la fameuse « barrière des espèces » n’existe pas. Certes, les prions sont sensibles à la chaleur : les farines animales cuites sont moins dangereuses que les crues. Mais qui pourrait garantir que tous les produits proposés ont été bien chauffés ? Qui ferait confiance à l’agroalimentaire, en un temps où ce secteur de l’économie démontre plutôt sa propension à la triche ?

Vers de nouvelles épidémies alimentaires

Si nous introduisons des farines animales et leurs inévitables prions dans les poissons, les crustacés ou les mollusques d’élevage, nous aurons un jour ou l’autre la vache folle, la tremblante du mouton, le Creutzfeldt-Jakob ou une variante encore inconnue de ces maladies chez l’homme.

L’aquaculture sera sûrement indispensable à l’alimentation humaine, mais nous ne devons pas tolérer celle qui, pour toutes sortes de « bonnes » raisons économiques, prétend nourrir des turbots, des truites ou des gambas avec des cadavres recyclés de bovins ou d’ovins, de chevaux ou d’oiseaux.

Déjà que les conditions d’élevage des poissons et des crustacés sont le plus souvent déplorables : surpeuplement des bassins d’élevage, gavage des crevettes et des poissons… Sans omettre l’utilisation de médicaments, notamment des antibiotiques épandus tous les jours, destinés à éviter la propagation de maladies liée à la densité des poissons et aux affections entrainées par la consommation de mauvaises farines de poissons.
Si la Commission impose sa loi, et si, après les poissons et autres créatures aquatiques, elle autorise les « protéines animales transformées » dans les auges des cochons et les mangeoires des volailles, ce sera pire encore.

QUI A PERMIS CELA?

Le résultat final du vote du Parlement Européen est sans appel : 485 pour contre 162 et 30 abstentions.
Tous les groupes ont appelé à voter en faveur de ce texte, mis à part les libéraux et les Verts (sauf les Verts et les Libéraux allemands).
Et là, surprise: la GUE, le groupe politique dont est membre le FdG, a voté en faveur de cette résolution. Côté FdG, Jean-Luc Mélenchon, Jackie Hénin et Hélie Hoarau ont approuvé la résolution, comme leur groupe, alors que Patrick Le Hyaric et Marie-Christine Vergiat ont refusé. Sans commentaires, mais pas étonnant! Sûrement une nouvelle version de « l’écosocialisme »…
Les grands groupes de l’agroalimentaire n’ont donc rien à craindre ; ils peuvent dormir tranquille et continuer à magouiller dans nos assiettes, les parlementaires Européens ont montré une nouvelle fois de quel côté ils penchaient, entre la santé alimentaire des citoyens ou le portefeuille des capitalistes, le choix est vite fait et en majorité ils penchent pour le capital…

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