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Pithiviers, l’emploi en grand danger!

chomage
Retour sur l’évolution de cette zone:

L’année 1999: la zone la plus industrielle de la région
Avec 37,5 % des emplois appartenant au secteur de l’industrie, la zone de Pithiviers est la plus industrielle de la région, loin devant celles de Dreux, Nogent-le-Rotrou ou Romorantin.

Le paysage industriel, bien que diversifié, est dominé par deux activités principales : les industries agricoles et alimentaires, anciennes sur ce territoire rural et fortement dépendant de l’agriculture, et le secteur « édition, imprimerie, reproduction » d’implantation plus récente née du mouvement de décentralisation des années 60.

Une population à forte dominante ouvrière
Plus jeune et moins diplômée que la moyenne régionale, la population de la zone de Pithiviers se caractérise essentiellement par une forte proportion d’ouvriers (41,4 %), la plus élevée de la région Centre. Les métiers des transports et de la logistique, des industries de transformation, du travail des métaux et de la mécanique, de l’électricité – électronique et des industries graphiques sont largement surreprésentées.

Le taux de chômage le plus faible de la région
Dans la zone, de Pithiviers 9,1 % de la population active est au chômage en 1999 : il s’agit du taux de chômage le plus bas de la région, dont la moyenne se situe à cette date à 11,5 %.

Le taux de chômage des hommes est notamment peu élevé, de l’ordre de 6,7 % contre 9,5 % en moyenne. De l’ordre de 12,1 %, le taux de chômage des femmes est plus élevé que celui des hommes, mais reste faible par rapport à la moyenne régionale (13,9 %).

Un taux de scolarisation élevé pour les jeunes de 15 à 18 ans
Entre 15 et 18 ans, le taux de scolarisation des jeunes est supérieur à la moyenne. Ainsi, 85,7 % des jeunes de 18 ans sont scolarisés, contre 83,9 % dans la région.

À partir de 19 ans, les jeunes sont nettement moins nombreux à poursuivre leurs études : le taux de scolarisation à cet âge est de 67,6 % contre 73,6 % en moyenne.

De nombreux jeunes quittent la zone pour suivre leurs études dans un pôle universitaire. Le taux d’accroissement migratoire est négatif pour les jeunes de 15 à 29 ans. De plus, les jeunes qui restent dans la zone entrent plus précocement dans la vie active, d’où leur taux d’activité élevé.

Une population faiblement diplômée
La population est faiblement diplômée, comportant une part élevée de personnes sans diplôme ou possédant au mieux un certificat d’études primaires ou un BEPC.

Cette part s’élève à 40,2 % parmi les 15 – 59 ans, soit cinq points de plus qu’en région. De même, le poids des personnes titulaires d’un CAP ou d’un BEP est élevé, de l’ordre de 35,2 %.

A contrario, seuls 24,5 % de la population possèdent le baccalauréat ou un diplôme supérieurs au BAC.

Forte progression des hommes au chômage en 2008
En raison de la dégradation de la conjoncture économique en particulier dans l’industrie et l’intérim, le nombre de demandeurs d’emploi progresse de 14 % pour la seule année 2008.

Les hommes sont plus touchés que les femmes par la montée du chômage (respectivement + 24 % et + 5 %). Malgré cette forte hausse, la part des hommes parmi les demandeurs d’emploi reste inférieure à celle des femmes (49,7 % en 2008).

De plus en plus de jeunes parmi les demandeurs d’emploi

En 2008, tous les âges sont concernés par la hausse brutale du chômage : les seniors et les jeunes progressent de 14 %, et les 25-49 ans de 13 %. Sur le long terme, la part des jeunes parmi les chômeurs progresse, alors que celle de leurs aînés diminue :

En 1999, les moins de 25 ans représentaient 17 % des demandeurs d’emploi, part identique à celle des seniors de 50 ans et plus.

En 2008, ils représentent plus de 24 % des inscrits au chômage, contre 14,5 % pour les 50 ans et plus. La part des 25 – 49 ans est passée de 65 % en 1999 à 61 % en 2008.

De 1999 et 2008 : hausse des niveaux de formation des chômeurs
En lien avec la part croissante des jeunes parmi les demandeurs d’emploi, et l’élévation du niveau de diplôme, le niveau de formation des chômeurs s’accroît : 44,2 % d’entre eux possèdent un niveau CAP-BEP. Ils sont de plus en plus nombreux à posséder un niveau BAC ou BAC + 2.

Montée du chômage dans une majorité des domaines professionnels
Au cours de l’année 2008, 15 domaines professionnels enregistrent une hausse des demandes d’emploi : transports-logistique-tourisme (+ 53,9 %), mécanique-travail des métaux (+ 27,8 %), industries de process (+ 14,8 %), BTP (+ 11,7 %).

2011 cela continue et fait de l’arrondissement le plus touché par la hausse du chômage.

Les derniers chiffres sont sans appel. Le bassin de Pithiviers a accusé la plus forte hausse de demandeurs d’emploi (4.067 personnes) : 4,3 % en un mois et 12,2 % en un an.

L’industrie est en difficulté avec la liquidation de Gainair (Autruy-sur-Juine plus de 100 salariés), celle des Reliures Brun (113 employés à Malesherbes) et les 61 emplois chez Steco Power, le fabricant de batteries d’Outarville.

Tous les secteurs sont touchés par le chômage. S’ajoute la morosité du bâtiment et une situation inquiétante dans « le transport logistique et l’agroalimentaire» avec notamment Doux à Boynes, pourtant dans une zone où l’on pratique l’agriculture intensive.

Pôle emploi présente des offres en forte baisse. « Une baisse des CDI » est aussi constatée alors que sont privilégiés les « contrats à courte durée ou l’intérim ». Ce dernier moyen de trouver du travail a aussi du mal à proposer des offres.

2012 amplifications du chômage

À partir de 2008 on a de fait laissé le bassin d’emploi se dégrader sans qu’aucune mesure de ré-industrialisation n’ait été menée. C’est tout l’axe nord du département qui voit sa courbe du chômage augmenter et c’est à un abandon planifié que l’on assiste.

La création de l’autoroute, Artenay / Montargis, malgré les promesses de venues de nouvelles entreprises, n’a servi à rien. Encore de l’argent public dépensé pour rien, sinon au profit de Vinci.

D’ailleurs cette autoroute n’avait pas vocation à cela, mais à désenclaver la région parisienne des touristes et camionneurs de l’Est en route vers le Sud. Mais, trop coûteuse, même elle risque de faire faillite.

Il est temps que les personnels des entreprises en difficultés ou en liquidation et tous les chômeurs de cet arc Nord du département se coordonnent et organisent la mobilisation pour imposer des solutions ouvrières à la crise du capital.

Nos vies valent plus que leurs profits!

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