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A CHYPRE COMME AILLEURS LES BANQUIERS SONT DES VOLEURS, LE FMI ET L’EUROGROUPE DES GANGSTERS!

chypre

Ils osent. A peine élu, alors qu’il s’en était défendu et que des membres de son gouvernement promettaient qu’ils ne toucheraient pas à l’épargne, Nicos Anastassiades se propose de saisir 6, 75% sur toute épargne à partir de 1 euros et 9,9% au dessus de 100 000 euros.
Sur l’injonction du FMI, de Lagarde en particulier, ils profitent du week-end et du jour férié qui le suit, le parlement est réuni en urgence, pour faire cette opération, sans possibilité de réaction de la population.

Les riches qui profitaient du paradis fiscal qu’était Chypre pour les banques, ont déjà pour l’essentiel sorti leur fortune. Le président lui-même et sa famille, ont déjà mis hors de l’île des millions d’euros !

Ceux qui vont être frappés massivement sont les petits revenus, les petits épargnants. Et le FMI impose à Chypre, pour le paiement de sa dette, d’engager sur l’avenir ses ressources en gaz trouvées récemment en méditerranée.

Chypre devient donc le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d’un plan d’aide, après la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne (pour ses banques). Dix milliards d’euros vont lui être versés, loin des 240 milliards déversés en Grèce.

Grande comme la Corrèze, Chypre (0,2 % du PIB de la zone euro) a bâti sa prospérité sur la marine marchande et surtout les services financiers, qui, rapportés à la taille du pays, arrivent en deuxième place de l’UE, après le Luxembourg.

Comme en Irlande ou en Islande, la crise de Chypre est d’abord une crise des banques. Déjà affaiblies par la crise financière de 2008, celles-ci ont pris de plein fouet l’effondrement de la Grèce, premier partenaire économique de l’île.

Avec la restructuration de la dette grecque, les banques chypriotes ont perdu 4 milliards d’euros. Seuls des prêts d’urgence de la BCE ont maintenu en vie ces derniers mois les deux plus grosses banques du pays, Bank of Cyprus et Popular Bank (nationalisée en 2012).

En voulant imposer une taxe sur les dépôts bancaires en échange d’un plan d’aide de 10 milliards d’euros, les dirigeants de la zone euro ont commis “un chantage”.

Qu’elle soit légale ou non, cette véritable violation de la nature même de la garantie des dépôts – en vertu de laquelle les petits épargnants européens sont certains que les dépôts d’un montant inférieur à 100 000 € ne seront pas menacés, même si leur banque est au bord du gouffre, trahit ceux qui ont le plus à perdre et qui sont le moins responsables.

Face à un Etat membre en perdition, les dirigeants ont accroché du plomb au cou de Chypre au lieu de lui jeter une bouée de sauvetage.

L’affirmation du président Nicos Anastasiades selon laquelle il n’y avait pas d’autre solution que le plan adopté est une insulte faite aux petits épargnants et entrepreneurs chypriotes.

Les risques pour l’Europe sont tout aussi considérables. La prescription de l’austérité pour tous, associée au traitement de faveur accordé aux grands investisseurs au sein des banques, irrite de plus en plus les électeurs européens.

Le plan de sauvetage n’est ni plus ni moins qu’un “détournement” opéré par l’Eurogroupe, qui est accusé d’introduire la confiscation et des pratiques arbitraires au sein de la politique européenne.

On connaît le refrain : une fois de plus, il n’y avait pas d’autre solution. Parmi tous les scénarios, cette option était la moins “douloureuse”.

Jadis, les citoyens européens avaient des droits, aujourd’hui, leurs dépôts bancaires risquent d’être imposable sans préavis, comme ce qui s’est passé à Chypre. L’arbitraire et le mépris total de l’Union européenne pour les règles et les valeurs sont devenus monnaie courante.

Dans ce contexte, les événements de ce weekend représentent une journée noire dans l’histoire de l’Europe. La démocratie est maintenant une notion relative. Et le chantage a remplacé la solidarité.

Finalement, ce sont toujours les citoyens qui payent pour les erreurs de leurs banques, que ce soit sous forme d’augmentation des impôts ou de coupes dans les dépenses publiques.

Les financiers ont joué, ils ont perdu, ils veulent faire payer à la population leurs méfaits et comptent gagner encore. Faire main basse sur Chypre comme une vulgaire mafia tel est le programme de la Troïka.

La population se mobilise. La solidarité internationale avec les chypriotes doit être totale. Même si une première victoire est advenue par le refus du parlement chypriote de voter le plan en état, les citoyens doivent exiger le retrait total du plan du FMI et de l’UE ; la confiscation de tous les biens des fraudeurs, la nationalisation des banques.

Leur ennemi nous est commun : la finance !

Nos vies valent plus que leurs profits.

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