NPA Comité Orléans Loiret

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Il y a 40 ans, le 11 septembre 1973, le coup d’état du Général Pinochet au Chili.

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Fin 70, au Chili une alliance électorale du PS, du PC et du MIR (Mouvement de la Gauche Révolutionnaire) mène l’Unité Populaire au pouvoir.

Les premières mesures prises par le gouvernement d’Unité Populaire sont en faveur des petits paysans pauvres avec une réforme agraire importante expropriant des grandes propriétés (décembre 1970) puis, le 11 juillet 1970, c’est la nationalisation des mines de cuivre qui représentent 80% des ressources du pays.
C’est à ce moment-là que les USA entrent en jeu. Trop c’est trop, ces grands démocrates refusent de lâcher le cuivre… Ils organisent alors le pourrissement par divers moyens, en injectant des masses d’argent par le biais en particulier de leur entreprise de téléphonie ITT, en déclenchant le soutien massif de la presse bourgeoise qui monte au créneau, en payant des camionneurs et certains salariés des mines de cuivre pour qu’ils se mettent en grève avec les professions libérales et paralysent le pays.
Les militaires ayant déjà participé aux gouvernements précédents appuient cette contestation bourgeoise autour de la Démocratie Chrétienne et rentrent en août 1973 au gouvernement puis démissionnent. Tout le mois d’Août les militaires et les bandes armées fascistes s’attaquent aux responsables politiques de gauche et aux syndicalistes.

La direction du MIR demande alors que les armes soient distribuées aux travailleurs pour créer des milices d’auto-défense: TROP TARD ! Le PC et le PS, comptant sur la légalité des militaires, refusent.

Et le 11 septembre c’est le coup d’état militaire, les blindés encerclent le palais de la Moneda, siège du gouvernement ALLENDE, le Président résiste et se fait tuer.
Longtemps le débat a traversé et traverse encore le mouvement ouvrier entre Réforme ou Révolution.

Mais force est de constater que Jamais l’histoire n’a connu de rupture avec le présent, le capitalisme, d’une manière « pacifique ». Les venues de la « gauche », unie ou non, au pouvoir se sont toujours traduites par des mesurettes sociales rapidement digérées par le système et ses patrons. Dans le cas du Chili, tout s’arrête lors de la mort d’un homme représentant le peuple alors qu’une coordination sociale, massive et construite aurait certainement pu résister à ce coup d’état et à l’armée.

S’il fallait donner une « preuve » supplémentaire, observons le pouvoir absolu du PS et de ses alliés au Sénat, au Parlement, dans les Conseils Régionaux et municipalités de grandes villes: leur politique montre clairement que pour cette « gauche », la page de la défense du salariat est définitivement tournée. Il ne reste plus pour eux qu’à travailler pour le patronat.

C’est pourquoi nous restons fermement Révolutionnaires avec comme objectif la destruction du capitalisme pour pouvoir construire une société socialiste, écologique et égalitaire.

A. Rodriguez

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Cette entrée a été publiée le 13 septembre 2013 par dans anticapitalisme, antiraciste/antifasciste, armée/police, édito, idées, international.