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Amazon: ça ne peut plus durer!

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A l’appel de la CGT, premier syndicat de l’entreprise, les salariés de ce mastodonte du commerce en ligne ont été invités à cesser le travail, ce lundi 22 décembre seulement, à partir de 9 heures.

Trois jours avant Noël, à une période de l’année où Amazon connaît traditionnellement un pic d’activité.

Si les revendications des salariés sont nombreuses, la principale concerne les rémunérations. Aujourd’hui, le salaire brut de base est de 1611€, on veut passer à 1700€. Une exigence salariale que la CGT justifie par la pénibilité du travail. La Française n’a accordé qu’une augmentation de 0,6% pour les T1-0 et 1,4% pour les T1-1. Rien pour les autres échelons alors que dans le même temps Amazon Luxembourg a accordé 5% d’augmentation. IL FAUT APPLIQUER LA MÊME AUGMENTATION POUR TOUTES LES QUALIFICATIONS ICI, EN FRANCE !

On a calculé, avec un podomètre, qu’un magasinier d’Amazon pouvait marcher jusqu’à 22 km par jour, il emballe entre 250 et 450 colis par heure. Le 4 décembre, on a même battu notre record avec 1 million de produits emballés sur toute la France en une seule journée!

« Ça ne peut plus durer! » voilà le mot d’ordre. Ces accusations sur les conditions de travail dans l’entreprise américaine ne sont pas nouvelles. Quel que soit le lieu dans le monde où elle s’est implantée. Ainsi, la semaine dernière outre-Rhin les entrepôts allemands ont été touchés par un mouvement de grève sur les mêmes revendications qu’en France.

Ce mouvement de grève a touché l’ensemble des sites hexagonaux, soit quatre entrepôts logistiques : Lauwin-Planque dans le Nord, Saran dans le Loiret, Montélimar dans la Drôme et Sevrey.

A Saran, l’appel à débrayer a été peu suivi. L’appel de la seule CGT n’a pas convaincu les salariéEs: à l’avenir, seule l’unité d’action peut et doit créer un large mouvement de protestation.

Le souhait d’ouverture de négociations sur les salaires, mais aussi sur le temps de pause, et sur l’emploi, a reçu une fin de non recevoir de la part de la direction. Pourtant il y de quoi faire dans une entreprise où la moitié des personnes qui y travaillent sont des intérimaires.

Selon le classement des magazines spécialisés américains, Jeff Bezos fait parti des vingt plus grosses fortunes du monde. Il serait temps que tout ça soit justement partagé.

Encore une démonstration que nos vies valent plus que leurs profits !

Correspondant

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Cette entrée a été publiée le 26 décembre 2014 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, local, syndicats.