NPA Comité Orléans Loiret

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Pourquoi nous n’appelons pas à voter pour le PCF-FDG lors des régionales de 2015.

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Tout d’abord, et c’est déjà tout à fait symptomatique d’une politique qui tourne le dos à l’unité, il faut savoir qu’en Région Centre il n’y a pas de liste Front de Gauche mais des listes PCF, celle du Loiret étant ouverte à 1 MRC tout seul !
En effet les deux autres composantes du Front de Gauche : Ensemble et le Parti de Gauche ont refusé de faire parti d’une liste qui au second tour va fusionner avec celle du PS  et qui leur réservait, de surcroit, la portion congrue sur la liste…

Cette entourloupe du PCF qui s’accapare le label « Front de Gauche »  montre bien la politique qu’il pratique : verbalement, il condamne « la politique menée par le pouvoir socialiste aux ordres du MEDEF »  mais concrètement ses militants sont prêts à s’allier avec le PS!  C’est d’ailleurs une position récurrente à chaque échéance électorale.
Les bureaucrates veulent des places qui permettent de vivre sans travailler et de financer le parti…  Qu’ils ne soient pas étonnéEs si, en s’intégrant eux-mêmes dans le « tous pourris! », cette politique jette leurs électeurs-trices dans les bras du FN.

Le Parlement a voté à la quasi unanimité la prolongation de trois mois de l’état d’urgence. Tous les députés du Front de gauche (tous au PCF) sauf les deux d’Ensemble, ont donc voté avec le PS, la droite et le Front National une remise en cause des libertés fondamentales. Il n’y a eu que six votes contre (trois écologistes et trois PS). André Chassaigne, pour le PCF, a quand même expliqué « qu’il fallait un équilibre entre le maintien de la sécurité et le respect des libertés publiques ». Mais il a suffi que le gouvernement accepte un contrôle parlementaire, pour qu’il n’ait plus de problème pour voter une loi dont le Ministre de l’Intérieur reconnaissait plus tard à la télé qu’elle pourrait être encore prolongée…

Ce vote a occasionné un profond malaise dans les rangs du PCF, qui s’est même concrétisé par une motion hostile votée par la cellule à laquelle appartient Pierre Laurent!

Du coup, le vote au Sénat fut un peu différent puisque, sur 19 sénateurs Front de gauche, huit votaient pour l’état d’urgence, mais onze s’abstenaient, dont Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Eliane Assasi, présidente du groupe. Non représenté au Parlement, le PG faisait savoir qu’il aurait voté contre même si «il n’ y avait pas de différence de fond au Front de gauche sur l’appréciation de la situation» dixit son dirigeant  Eric Coquerel. Au même moment, Ensemble publiait un communiqué à peu près correct mais sans parler du vote de ses deux députés et en fermant les yeux sur la présence de Mélenchon aux cotés de Marine Le Pen, Sarkozy ou Hollande lors de la cérémonie patriotique d’hommage aux victimes aux Invalides, tenue le 27 novembre (et oui, M. Mélenchon, c’est ça l’ « union nationale »!)…

Bref c’est la confusion totale et bon nombre de militants du PCF, ou simplement syndicalistes, sont scandalisés par ce vote des parlementaires qui ressemble pour les plus anciens au vote des « Pouvoirs spéciaux » au socialiste Guy Mollet en 1956, qui lui a permis d’intensifier la guerre en Algérie.

Dans l’Humanité, la critique est vive contre les conséquences de l’état d’urgence, mais là encore on sent la gêne, avec parfois des articles contradictoires mais aucun appel réel aux mobilisations. Pire, mercredi 25 novembre, les députés du Front de gauche se sont abstenus sur le vote de la prolongation des bombardements en Syrie. Le PCF parle de paix, de refus de la guerre… mais ne s’y oppose pas à l’Assemblée nationale.
L’exemple de la guerre de 14 est bien là pour montrer comment, alors qu’ils juraient d’empêcher la guerre, les socialistes de l’époque votèrent, avec la droite,  tous les crédits de guerre participant par là à la première grande boucherie d’ouvrier et de paysans !

C’est dans des périodes historiques, comme celles que nous vivons, que les partis qui se réclament de la défense de la classe ouvrière doivent, même s’ils sont minoritaire, rompre avec l’appel à « l’union nationale » qui met toujours les salariés sous le joug du patronat !

Communiqué du NPA LOIRET 30 novembre 2015.

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Cette entrée a été publiée le 30 novembre 2015 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, idées, local, national, partis.