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Les patrons de Smart-Mercedez sont restés au 19ème siècle : il faut les exproprier sans indemnité ni rachat !

Pièce jointe
L’usine Smart de Hambach, en Moselle L’usine Smart de Hambach, en Moselle PATRICK HERTZOG / AFP

A Hambach, l’amertume des ouvriers qui arracheraient bien des chemises…

Ils passent le portique et rejoignent le parking d’un pas pressé, comme pour tourner définitivement le dos à une année sous tension. La chaîne de fabrication de la Fortwo, le modèle à deux places produit ici, s’est arrêtée mardi 15 décembre. Les ouvriers de l’usine Smart de Hambach (Moselle) sont en congés d’hiver ; le reste du personnel suivra vendredi. « J’ai signé leur papier, je ne veux plus y penser. Rideau jusqu’au 4 janvier », confie l’un d’eux.

Le « papier », c’est l’avenant au contrat de travail que les 800 employés de l’entreprise, tous services et catégories confondus, ont été invités à retourner signé à la direction des ressources humaines avant le 18 décembre. Celui-ci reprend l’essentiel du projet d’entreprise sur la compétitivité que Smart France tente de faire adopter depuis le mois de juin. Mardi soir, la direction annonçait que « plus de 90 % des salariés » avaient déjà retourné leur avenant après l’avoir signé. « Je suis très fière de notre équipe Smart de Hambach qui a montré un engagement très fort pour améliorer la compétitivité de notre site », s’est félicitée Annette Winkler, PDG de Smart France.

L’organisation de la régression sociale par les patrons et le PS !
Pour réduire ses coûts salariaux de 6 %, la direction de l’usine, rattachée à la division Mercedes-Benz du groupe automobile allemand Daimler AG, souhaite faire passer le temps de travail hebdomadaire de 35 à 37 heures, dès 2016, puis à 39 heures les trois années suivantes, en échange de garanties sur la « pérennité » du site et de contreparties salariales. Celles-ci ne compenseront que partiellement l’allongement provisoire de la durée du travail souhaité par la direction, le dispositif prévoyant un retour aux 35 heures en 2021.

Les cadres et ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) travailleraient quatre heures de plus par mois et renonceraient à leurs jours de RTT ; les ouvriers augmenteraient leur volume horaire avec possibilité de travailler plus tard le soir et dix samedis par an. Une prime exceptionnelle de 1 000 euros serait versée en deux fois à tous les salariés, doublée d’une augmentation mensuelle de 120 euros brut pour tous. Ce lissage reviendrait mécaniquement à augmenter  le temps de travail de 12 % et les salaires de 6 %.

Trente-neuf heures payées 37 ou comment les actionnaires augmentent le coût de leurs dividendes en augmentant le travail gratuit !  Estimant que le compte n’y était pas, trois des quatre syndicats représentés sur le site (CGT, CFDT, CFTC) s’y sont opposés d’emblée, début juin. La direction a contourné l’écueil en lançant, en septembre, une consultation de l’ensemble du personnel. Ce référendum, très médiatisé en plein débat sur la loi Macron, s’était soldé par un « oui » à 56 %. Une ligne de fracture s’est toutefois dessinée entre les « modulants », surnom donné ici aux opérateurs de la chaîne de montage, opposés à 61 % à ce que la CGT qualifie de « régression sociale », et les cadres et salariés des autres services, qui y ont souscrit à 74 %. Mais la CGT et la CFDT, forts de leur 53 % de représentativité, ont fait valoir, le 30 novembre, leur « droit d’opposition » au projet.

La colère des salariéEs
Dès le lendemain, Joachim Betker, directeur général, a durci le ton lors d’un comité central d’entreprise, suivi d’un « forum » avec le personnel où il a présenté son « plan B» : la mise en place unilatérale de l’augmentation du temps de travail, soumise à accord individuel. Il y a quelques jours, chaque salarié a donc reçu de son supérieur un avenant à son contrat de travail prévoyant le retour progressif aux 39 heures voulu par la direction. « Libre à chacun de se déterminer, en toute sérénité », assure Jean-Yves Schmitt, porte-parole de l’entreprise .

Vous avez dit LIBRES ! ? Mais avec un chantage à l’emploi et des menaces sur les rétorsions en interne ! Voilà ce que MEDEF et MACRON veulent mettre en place en volant les ouvriers : travailler plus et gagner moins !!!

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