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Les contrôleurs aériens réclament plus d’effectifs et une revalorisation de leur pouvoir d’achat

Deux syndicats, l’Usac CGT et le SNCTA, qui représentent ensemble 70% des contrôleurs, ont appelé à cesser le travail mardi. Ils demandent notamment davantage de recrutements pour faire face à la croissance du trafic aérien et pointent «l’absence de dialogue social».

Les contrôleurs aériens ont décidé de s’associer au mouvement de grève de la fonction publique qui va, comme toujours, provoquer des perturbations ce mardi dans les plans de vols des compagnies aériennes. Deux syndicats, l’Usac CGT et le SNCTA, qui représentent ensemble 70 % des contrôleurs, ont appelé à cesser le travail même si l’un et l’autre n’ont pas les mêmes revendications.
L’Usac CGT s’inscrit dans le mouvement national de défense de la fonction publique: «Les effectifs ne cessent de baisser à la direction générale de l’aviation civile (DGAC), souligne Olivier Joffrin, le secrétaire national du syndicat. Ces dernières années, la DGAC a perdu 1000 postes et le contrôle aérien n’a pas été épargné. Pourtant, la croissance du trafic repart. Si cela continue, nous ne serons plus capable d’assurer cette hausse du trafic aérien».
Autre revendication, partagée avec le SNCTA, la revalorisation du pouvoir d’achat des fonctionnaires. «Nous déplorons le gel du point d’indice qui a conduit à la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires», indique Olivier Joffrin.
Mais le premier syndicat chez les contrôleurs aériens, le SNCTA, ajoute d’autres arguments à son tract: il estime que les gains de productivité dégagés par les contrôleurs aériens ont contribué aux bénéfices des compagnies sans leur apporter de contrepartie. «Les redevances de navigation aérienne payées par les compagnies pour le contrôle aérien doivent baisser ces prochaines années alors que les investissements à réaliser et les salaires, eux ne baisseront pas. L’État actionnaire augmente les redevances d’Aéroport de Paris mais il diminue celles de la DGAC», regrette Roger Rousseau, secrétaire national du SNCTA.
De manière générale, le premier syndicat des aiguilleurs du ciel regrette «l’absence de dialogue social avec l’État et en particulier avec le secrétaire d’État aux Transports», sa tutelle. Il s’inquiète aussi pour la sécurité au travers de la formation des personnels: «Nous n’avons pas de visibilité sur le remplacement des agents qui partent en retraite alors qu’il faut 5 à 6 ans pour former un contrôleur opérationnel.»
Les contrôleurs, réputés pour le niveau élevé de leur rémunération, réclament aussi une négociation annuelle obligatoire (NAO). «60 % de notre rémunération repose en effet sur des primes qui ne sont pas revalorisées. Nous ne sommes pas privilégiés. Nous prenons des risques dans la navigation aérienne nos salaires doivent suivre.»
Correspondant

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Cette entrée a été publiée le 26 janvier 2016 par dans anticapitalisme.