NPA Loiret

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La demande d’asile de trois familles yézidies d’Orléans a été rejetée

 

Compte rendu d’un fait divers ordinaire : Les recours juridiques sont épuisés. On leur demande de quitter leur logement et le territoire. Mais comment des apatrides peuvent-ils retourner dans leur pays ? Dans quel Pays aller ?
La communauté yézédie, rejetée et parfois persécutée, s’est disséminée dans le monde. Partout, on les considère comme des étrangers. Trois familles orléanaises sont priées de quitter leur logement, et le territoire.
Les époux Avdoian et leurs deux filles de 5 et 9 ans sont arrivés d’Ukraine en 2011. Accompagnés jusqu’à maintenant par le Cada (centre d’accueil de demandeurs d’asiles), ils sont logés dans le quartier de La Source, à Orléans.
Persécutés à cause de leur religion
Ils ont fui la guerre et un pays où, en raison de leur religion, ils sont considérés comme des étrangers. Les parents du mari, Zoro Avdoian, ont fait de même. Les ennuis de Benik, le père, contremaître pendant des années dans une usine, avaient débuté lorsque ses collègues avaient appris qu’il est yézidi. Ils vivent, aujourd’hui, à Châteaudun (Eure-et-Loir).
Le père de Tengiz Sultanian, lui, a été tué en Russie. Son fils est alors parti vivre en Géorgie où, malgré ses 25 ans de présence, on ne lui a jamais donné de papiers. Il est arrivé en France en mars 2012 où il vit avec sa femme et ses trois enfants de 6, 5 et 2 ans. Sa famille est, elle aussi, accompagnée par le Cada et logée à La Source.
Les époux Karamanov et leurs deux enfants, eux, n’ont plus de logement. Les recours juridiques ont été épuisés. Ils sont logés dans un foyer orléanais depuis trois mois, qu’ils doivent quitter chaque matin, pour la journée. En Géorgie, qu’ils ont quittée en 2011, ils seraient, assurent-ils, en danger de mort.
Le point commun de ces trois familles, outre d’être yézidies, est de n’avoir nul pays où aller s’ils sont expulsés du territoire. Tous ne demandent qu’une chose, des papiers pour pouvoir rester et surtout travailler en France, un des rares pays où, selon leurs témoignages, on ne les inquiète pas pour leurs convictions religieuses. « Je ne veux pas d’aides, je veux un travail », insiste Tenguiz Sultanian.
L’association orléanaise Yézidis Mir Koncert soutient ces familles et demande à la préfecture de prendre en compte leurs difficultés. Mais la préfecture indiquait, hier soir, que « rien dans leurs dossiers ne laisse à penser leur appartenance à la minorité yésidie. Ils sont déboutés du droit d’asile ». Voilà l’attitude des dirigeants français face à ceux qui fuient la guerre et les persécutions ! Les hypocrites qui pleurent devant tant de misères, qui accusent ceux qui les créent mais ne font rien pour les victimes !

 

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Cette entrée a été publiée le 5 février 2016 par dans anticapitalisme.