NPA Loiret

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La SNCF a-t-elle traîné des pieds dans l’enquête sur l’accident de Brétigny ?

Le dossier d’instruction sur la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, qui a fait sept morts en 2013, semble mettre en cause la SNCF. L’entreprise publique aurait tenu un « double langage », avait indiqué le « Canard enchaîné ». Selon le rapport, la fissure sur l’éclisse, pièce qui relie deux rails, cause de l’accident, avait été repérée dès 2008, expliquait le journal satirique.
« Sur un tel sujet, il est hors de question de mener un procès par médias interposés », a répondu Jacques Rapoport, président délégué du directoire de SNCF et PDG de SNCF Réseau, les deux entreprises mises en examen.

C’est au tour du « Figaro » d’accuser la SNCF . Après avoir consulté le rapport, le journal révèle plusieurs passages troublants du dossier d’instruction (à prendre toutefois avec précaution pour l’instant) :
• La SNCF a donné des milliers de pages de documents, mais a trainé les pieds pour remettre les référentiels d’entretien des voies et les rapports de brigades qui réalisent l’inspection des voies. Ces pièces pourraient éventuellement indiquer si un problème avait été identifié sur les voies avant l’accident.
• Lors d’une écoute téléphonique réalisée par la justice dans le cadre de l’instruction, on entend une juriste de la SNCF conseiller à un salarié de la SNCF auditionné de ne pas apporter des documents pouvant être utiles à l’enquête : « Tu viens avec rien (…). Il ne faut pas être pro-actif avec eux, il faut véritablement attendre leurs demandes », cite « Le Figaro ».
• Le responsable du secteur de Brétigny à la SNCF, qui a effectué une tournée d’inspection 10 jours avant le drame, a déclaré aux enquêteurs que son ordinateur professionnel avait été volé et a porté plainte, mais l’ordinateur a été retrouvé dans un petit local de la SNCF à proximité de la gare de Brétigny et une partie de son contenu aurait été expurgée.
• Ce responsable a écrit à une amie par SMS quelques jours après le drame : « Ça va comme un DPX qui a fait dérailler un train pour erreur de maintenance. » Sans qu’on ne sache s’il s’agit d’un réel aveu ou de l’expression d’un sentiment de culpabilité tout ce qu’il y a de plus naturel après un tel événement. Il faut que l’enquête aille au bout et rapidement les patrons de la SNCF rapides pour supprimer les effectifs doivent trinquer dur si leur politique a tué ! Ce n’est pas au « lampiste » du coin à en faire les frais !

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Cette entrée a été publiée le 8 février 2016 par dans anticapitalisme.