NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

MOBILISATIONS CONTRE LA LOI EL KHOMRI (au 03-03 dans le LOIRET !)

 

Appel de plusieurs organisations de jeunesse (NPA, AL, UEC, UNEF, SOLIDAIRES, JC, JEC, PG) à manifester à partir de 11h00. Rassemblement sur le Parvis de la Cathedrale d’Orléans.
Appel des Unions Départementales CGT et FO à manifester : Rassemblement 10h30 Parvis de la Cathedrale d’Orléans et même heure place du Pâtis à MONTARGIS.
Appel des Syndicats de Cheminots en grève ce jour à l’appel de CGT-CFDT-UNSA et Solidaires à rejoindre, aprés l’AG des grévistes en gare d’Orléans, le Parvis de la Cathédrale pour se joindre à la manifestation.

Quelques Communiqués nationaux

1) UNEF

Loi Travail : premier recul du gouvernement, mobilisons jusqu’au retrait

Le 29 février 2016

Suite à une mobilisation historique sur internet, la pétition en ligne a réuni plus de 780 000 signatures, le gouvernement vient d’annoncer le report de la présentation en conseil des ministres du projet de Loi Travail.

Ce report est une première victoire. Ceux qui annonçaient il y a quelques jours leur « détermination » et un recours au 49-3 dans le débat parlementaire commencent à reculer face à la contestation.

Pour l’UNEF, l’objectif reste plus que jamais le retrait du projet de Loi Travail. Les deux semaines de concertation annoncées par le Premier Ministre ne font que repousser le couperet d’une loi dont la logique même est de précariser les jeunes.

L’UNEF confirme son appel à une journée d’action le 9 Mars. Cette journée doit être un premier tour de chauffe avant les dates de mobilisation qui seront fixées par l’intersyndicale tout au long du mois de mars. Selon les universités, certaines sont encore en période de vacances scolaires, la mobilisation prendra des formes variées : assemblées générales, rassemblements, manifestations…

2) Appel « jeunes »

Précaires un jour, précaires toujours ?

Les jeunes, étudiant.e.s, et lycéen.ne.s disent non au projet de loi Travail !

A travers le projet de la Loi Travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s. Nous, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, jeunes chômeur.se.s, sommes déjà précaires pendant nos études et notre insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie !

Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords seraient négociés au sein de l’entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salarié.e.s. Ceux-ci auront pour conséquences d’imposer des augmentations de temps de travail et des baisses de salaires aux salarié.e.s. Ce que le gouvernement nous promet c’est :

  • Travailler plus pour gagner moins : avec cette réforme le patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprenti.e.s de moins de 18 ans pourront être contraint.e.s de travailler jusqu’à 10h par jour et 40h par semaine.

  • Se faire virer plus facilement : les licenciements seront possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le plafonnement des indemnités prud’homales

  • Augmenter encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et ceux qui ont un emploi, et moins d’offres d’emplois disponibles pour notre génération alors que 25% d’entre nous sommes au chômage voire 40 ou 50% dans les quartiers populaires ou en Outre-mer.

Avec cette réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de réformes libérales renforce le bizutage social dont nous sommes victimes, nous obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic. 

L’ensemble de ces mesures est inacceptable et nous appelons tou.te.s les jeunes de ce pays à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salarié.e.s :

  • Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. Les années d’apprentissage doivent être prises en compte dans le calcul de la retraite. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.

  • La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité. Mettre en place et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.

  • En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universités, les quartiers et les entreprises.

Nous appelons à une journée d’actions et d’initiatives le mercredi 9 mars, à l’occasion du passage du projet de la loi travail en Conseil des ministres.

À L’image de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait reculer gouvernement aux côté des salarié.e.s, nous appelons à poursuivre le mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

Signataires : CGT Jeunes, Solidaires Etudiant-e-s, UNEF, FIDL, SGL, UNL, DIDF Jeunes, Génération Précaire, JOC, Maison des Potes, MRJC, OLF, Sos Racisme, AL, Ensemble Jeunes, Jeunes Ecologistes, Jeunes Socialistes, Mouvement des Jeunes Communistes, ND Campus, NPA

3) CGT

Un premier recul du gouvernement

lundi 29 février 2016

L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un 1er recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante.

Le gouvernement doit prendre en considération les revendications qui s’expriment dans les entreprises, les services sur les questions de salaires, d’emploi, de conditions de travail ainsi que le rejet massif du projet de loi code du travail.

Il doit maintenant annoncer son retrait et ouvrir une phase de négociations réelles avec les représentants syndicaux et les organisations de jeunesse pour élaborer un code du travail protecteur. La CGT a des propositions concrètes en ce sens, et poursuit ses échanges intersyndicaux pour la construction de nouveaux droits.

La CGT propose aux salariés, la semaine du 7 au 11 mars des initiatives multiples dans les entreprises et le 9 mars de participer aux rassemblements et manifestations unitaires en construction.

Fin mars, elle appelle avec d’autres organisations syndicales et organisations de jeunesse, les salariés à une journée de mobilisation convergente, nationale sur les revendications, pour le retrait du projet El Khomri, pour un code du travail du 21ème siècle !

Montreuil, le 29 février 2016

4) Initiatrice pétition 820 000….

1ère victoire : le @gouvernementFR reporte la loi. On continue ! #loitravailnonmerci

Caroline DE HAAS

Paris, France

29 févr. 2016 — Bonjour,

Le gouvernement a annoncé ce lundi matin qu’il allait reporter de quelques semaines l’examen de la loi Travail en Conseil des ministres.

Alors qu’il y a encore quelques jours, il envisageait d’utiliser le 49-3 pour passer en force, il est désormais obligé de reculer devant l’ampleur de la mobilisation. Bravo à toutes et tous d’avoir permis ce premier recul !

Nous ne sommes pas dupes : le gouvernement essaye de gagner du temps. Une manœuvre pour contourner une mobilisation citoyenne inédite ? Cela renforce notre détermination à convaincre et à mobiliser.

Partagez un message sur Twitter et Facebook pour annoncer ce premier recul et pour encourager les internautes à signer massivement la pétition :
Sur Twitter : https://goo.gl/vSD3VU
Sur Facebook : https://goo.gl/EHmDyQ

N’hésitez pas à interpeller le gouvernement sur les réseaux sociaux (@gouvernementFR) pour leur donner votre avis sur cette manœuvre.

Le 9 mars, des rassemblements sont prévus partout en France. La carte des RDV (mise à jour régulièrement) est disponible ici : http://loitravail.lol/rassemblements/

A bientôt,

Les initiatrices et initiateurs de la pétition

5) CFDT

Avant-projet de loi El Khomri : la CFDT ne lachera rien durant la concertation

Initialement prévue le 9 mars, la présentation du projet de loi travail en Conseil des ministres est reportée au 24 mars, le temps d’engager une concertation avec les partenaires sociaux. La CFDT saisira l’occasion de tout faire pour améliorer un texte “trop déséquilibré”.

La CFDT semble avoir été entendue. Toute la semaine dernière, par les voix de Véronique Descacq et Laurent Berger, elle n’a cessé d’expliquer à quel point l’avant-projet de loi El Khomri était « très déséquilibré » au détriment des salariés et qu’il n’était « pas acceptable en l’état ». Le 28 février, sur France 5, le secrétaire général de la CFDT s’est fait encore plus précis et pressant en assurant qu’« il ne [fallait] pas présenter ce texte en Conseil des ministres [le 9 mars] » mais « repartir sur une concertation ». Et Laurent Berger d’enfoncer le clou : « Il faut que le gouvernement accepte de repartir à la discussion avec les organisations syndicales et patronales, en tête-à-tête, sans doute, mais aussi de façon multilatérale avec tous les acteurs pour qu’on revienne à un équilibre » – allant jusqu’à mettre la pression : « Si ce texte devait rester en l’état, la CFDT se mobiliserait contre un certain nombre de ses mesures. »

 

Corriger les déséquilibres

Le 29 février, Matignon annonçait que « le gouvernement propose aux organisations syndicales et professionnelles des rencontres bilatérales dès la semaine prochaine, autour du Premier ministre, de la ministre du Travail et du ministre de l’Économie », avant une conclusion sous la forme d’« une restitution collective des résultats de cette concertation par le Premier ministre devant l’ensemble des partenaires sociaux ». Manuel Valls reconnaît ainsi que le texte « a suscité des interrogations et appelé des améliorations ». Comme l’explique Véronique Descacq, « pour la CFDT, une économie compétitive au xxie siècle passe nécessairement par le renforcement du dialogue social et des droits des salariés ». C’est pourquoi elle « entend mettre à profit le report de la présentation du projet de loi pour peser sur une concertation approfondie afin de corriger un texte déséquilibré et obtenir le retrait des dispositions qu’elle considère comme inacceptables ». Au premier rang de celles-ci, la CFDT demande le retrait du plafonnement des indemnités prud’hommes en cas de licenciement abusif. De même, les dispositions relatives au licenciement économique, aux conditions de licenciement en cas de reprise d’entreprise, aux accords de préservation et de développement de l’emploi, qui dans leur rédaction actuelle fragilisent les salariés en en faisant une variable d’ajustement, doivent être réécrites.

 

La CFDT insistera auprès du gouvernement afin d’obtenir l’exclusion de toute possibilité nouvelle de décision unilatérale de l’employeur (en particulier sur le forfait jours et la modulation des horaires de travail) et la pleine reconnaissance du fait syndical en entreprise. Ce qui passe dans les petites entreprises dépourvues de représentant du personnel par le mandatement syndical. Le projet de loi devra aussi réaffirmer que le droit supplétif, applicable en matière de temps de travail en l’absence d’accord majoritaire d’entreprise, ne modifie pas le droit existant (astreinte, temps de travail des apprentis…).

Des réponses précises exigées

 

Enfin, fidèle à ses engagements de congrès concernant la sécurisation des parcours, la CFDT plaidera en faveur de l’enrichissement du compte personnel d’activité en y intégrant le compte épargne-temps pour tous. Et Véronique Descacq de mettre en garde : « Des réponses précises à l’ensemble de ces demandes sont indispensables ! »

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Cette entrée a été publiée le 3 mars 2016 par dans anticapitalisme.