NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

Le pet de Girardin !

La rémunération des fonctionnaires a-t-elle vraiment baissé s’étonne le pouvoir PS-MEDEF ?

Le gouvernement aurait lâché du lest + 1,2%, sur le point d’indice des fonctionnaires gelé depuis juillet 2010, avant l’élection présidentielle.

Salaires gelés depuis six ans, pouvoir d’achat en baisse de 8 %, etc., les syndicats de la fonction publique n’ont pas lésiné pour convaincre le gouvernement d’augmenter enfin le fameux point d’indice, qui sert de base de calcul aux traitements de la fonction publique.

3321636lpw-3321736-article-jpg_3438305_660x281.jpg

À l’approche de l’élection présidentielle, la nouvelle ministre de la Fonction publique Annick Girardin a fini par lâcher, lors d’un rendez-vous salarial prévu de longue date avec le gouvernement mais repoussé pour cause de remaniement, deux hausses de 0,6 % du point d’indice. Une première en juillet 2016 (alors que l’inflation est nulle, voire négative) puis une seconde en février 2017 !   OUAHHHHHHHHHHHHHHH Quel geste magnifique !!!!

Trois années difficiles et trois autres tranquilles ? Ils se fichent des Fonctionnaires !

Une proposition jugée par beaucoup (pas toutes ?) d’organisations syndicales comme inacceptable, au regard de la perte de leur pouvoir d’achat. La réalité est pour la ministre plus nuancée. Si le point d’indice de la fonction publique est bien gelé depuis juillet 2010, ce qui aurait rapporté sept milliards d’économies sur cinq ans selon le ministère, son effet sur les salaires serait inférieur à ce qu’affirment les syndicats.

Selon un rapport de la Cour des comptes de juillet 2015*, le salaire moyen des agents des trois fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière) a reculé trois années consécutives, de 2010 à 2013, une fois l’inflation prise en compte, et ce, malgré l’effet de la progression des carrières individuelles, des mesures catégorielles et une « garantie du pouvoir d’achat » Tiens ça c’est nouveaux il faudra en parler aux concernés s’il ont mieux que l’échelle mobile des salaires  !
Le salaire net des fonctionnaires a d’autant plus baissé qu’il a été impacté par la progression de leurs cotisations retraites décidées dans la réforme de 2010 de Nicolas Sarkozy. !

Des « effets de structure » vous avez dit ?

Mais les magistrats de la Rue Cambon s’empressent de préciser : « Cet écart reflète autant des effets de structure que des politiques salariales différentes. En particulier, pour faire face à la dégradation de la conjoncture, le secteur privé a davantage modulé ses effectifs (baisse des volumes d’emplois), mais peu réduit la progression du salaire moyen par tête pour les personnes en emploi. Le secteur public a, au contraire, continué à recruter, tout en modérant davantage la progression des rémunérations. » En somme, il y aurait eu un échange entre sécurité de l’emploi et progression des salaires pendant la crise ! Comme d’habitude le pouvoir et ses alliés (La Cour des Comptes en occurrence) mélangent tranquillement effectifs et salaires pour justifier l’injustifiable !
Les « mous » à l’œuvre !

Pour Jean-Marc Canon de la CGT (1ère force syndicale), la proposition de 1,2% est une « mesure sérieuse mais pas suffisante ». Elle est également « tardive », a-t-il ajouté, en rappelant que les fonctionnaires avaient perdu en moyenne « 3.000 euros par an depuis 2010 » du fait de l’inflation, le gel depuis 2010 et l’augmentation des cotisations retraites…
Même réaction pour Brigitte Jumel de la CFDT (2e), qui dit « voir et entendre le geste » du gouvernement, néanmoins « insuffisant ». Elle souhaite « une négociation salariale annuelle obligatoire » afin d’éviter une nouvelle période sans discussions sur les rémunérations. La CFDT décidera vendredi d’un éventuel appel à se mobiliser…
Bernadette Groison de la FSU (5e force, 1er syndicat enseignant) parle également d’un « premier geste, pas suffisant au regard des pertes subies ». La FSU a donc maintenu son appel à mobilisation pour « exiger des mesures de rattrapage » le 22 mars, « selon des modalités diversifiées »……
Quant à Christian Grolier de FO (3e), il affiche un « sentiment mitigé », satisfait de « sortir de la spirale » du gel du point d’indice mais estimant que cette revalorisation ne permettra pas de « compenser à la fois la perte de pouvoir d’achat « . FO appelle à « une journée de grève interprofessionnelle » le 31 mars, dans le cadre de la mobilisation contre le projet de loi Travail…
Pour Solidaires (6e), qui évalue à 7,2% la perte de pouvoir d’achat depuis 2010, « c’est décevant ». Le syndicat appelle aussi à une mobilisation des agents les 24 et 31 mars, voyant aussi une « convergence des secteurs public et privé » face au projet de loi El Khomri…..
Enfin l’Unsa (4e force syndicale) note de son côté un « premier pas, qui tourne la page du gel du point d’indice », saluant une « hausse significative (qui) se voit sur la feuille de paie des agents ». ….

Les Employeurs territoriaux et la Fédération Hospitalière qui gérent les personnels et les budget ont pris acte des décisions de l’Etat mais ont aussitôt demandé une compensation dans leurs attributions budgétaires pour remplacer le « manque à gagner » !

Si l’UNSA applaudit à cette pluie d’or sur les fonctionnaires les autres syndicats au travers de leurs déclarations empruntées montrent parfaitement que les fonctionnaire ne vont pas être satisfait du tout mais pas du tout du tout ! Il ne reste plus qu’à se saisir des appels à la grève qui viennent 22 – 24 – 31 mars ..et après pour attaquer ce gouvernement.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 17 mars 2016 par dans anticapitalisme.