NPA Loiret

Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

Communiqué de l’AFPS 66: L’Injustice contre Fatou, militante BDS à Perpignan

procès+fatou+13.jpg

Le 7 novembre dernier, nous étions mobilisés pour l’action BDS devant le magasin Carrefour  dans le cadre de la journée nationale organisée par l’AFPS et soutenue par les organisations du Collectif National pour une Paix Juste au Proche Orient. Après s’en être pris à la présidente de l’AFPS, des policiers avaient interpellé Fatou assez brutalement, mais à aucun moment, elle n’a  tenté de leur résister. Plusieurs témoins peuvent en revanche confirmer que des agents l’emmenaient  dans leur voiture malgré les protestations du groupe, et que l’un d’eux la plaquait brutalement sur le siège d’une pression du genou sur son épaule. Mais c’est  elle qui a été inculpée pour « résistance violente ». Le soir même, une campagne de soutien à Fatou commençait à se mettre en place. Plus de mille euros ont été recueillis pour financer les frais de justice.
Mardi 21 mars devant le palais de justice de Perpignan, plus de 50 personnes se sont réunis pour la soutenir à l’appel de l’AFPS et du Collectif 66 Pais et Justice en Palestine, avec sur la bouche un bandeau BDS , notre campagne citoyenne qu’on veut bâillonner ! Nous représentions les forces du mouvement social perpignanais : partis, syndicats et associations.
Chacun le dit : Fatou est une militante sincère et dévouée  du mouvement de soutien aux réfugiés, de l’antiracisme et de la cause de la paix et de la justice en Palestine. Et tout le monde, dans les milieux militants et associatifs la soutient.

Mais les juges n’ont pas suivi la juste  plaidoirie de l’avocat. Il a plaidé la relaxe et démontré combien Fatou avait changé. Ce n’est plus la jeune fille fragile qui avait connu des moments difficiles. Comme bien des jeunes des quartiers défavorisés et discriminés, qui ont pu avoir à faire autrefois  à la justice pour des délits mineurs. C’est une militante reconnue, respectée et appréciée de tous. Pourquoi l’inculper  pour un engagement militant justifié  ?

 

Un mois ferme pour un tract BDS !

Le verdict est tombé :  un mois de prison ferme pour sa participation à l’action BDS à Carrefour du 7 novembre 2015.

Un contexte terrible et des amalgames choquants :

La poursuite de l’état d’urgence conduit à des dérives sécuritaires qui mettent en danger la démocratie. On n’a pas le droit de faire l’amalgame entre les ignobles attentats de Paris ou Bruxelles et le juste combat du peuple palestinien pour sa terre et sa liberté.

Les milliers d’enfants, de femmes et de civils massacrés par l’état d’Israël durant les bombardements de Gaza ont démontré que  l’Etat d’Israël  est coupable de crimes de guerre, qu’il  devrait être sanctionné par les grands Etats du monde. Mais c’est l’inverse qui se produit. On absout Netanyahou et l’on veut interdire notre campagne de boycott de la colonisation : condamnation du BDS à Mulhouse , inculpations à Toulouse, arrestation d’une manifestante pour port de tee-shirt BDS etc. La voix du  BDS parait bien petite face à tout cela : mais c’est la voix  de la justice en Palestine. Le BDS est un chemin pour la paix dans le monde. Nous continuerons d’avancer sur ce chemin  car il faut faire pression sur Israël pour contraindre cet Etat à renoncer à sa politique guerrière et colonialiste.  La Boycott est déjà venu à bout de l’apartheid en Afrique du Sud.

 Nous continuons de soutenir Fatou et tous les militants BDS poursuivis en justice. Bernard était venu de Toulouse ce lundi 21 mars , nous serons là-bas le 30 juin!

Des maintenant, nous rappelons la prochaine échéance de la campagne BDS :

Le  2 avril à Perpignan, il faudra que nous soyons nombreux à 15h devant le Castillet dans le cadre de la journée nationale pour l’interdiction des

produits de colonies illégales.

Communiqué LDH

Paris, le 21 mars 2016

 

L’appel au boycott des produits israéliens : une expression citoyenne qui doit rester libre

 

Une circulaire datant de 2010 de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a invité les procureurs à entamer des poursuites contre les citoyens appelant au boycott des produits israéliens (campagne Boycott Désinvestissement Sanctions – BDS). Depuis, des femmes et des hommes sont régulièrement poursuivis pour une action citoyenne pacifique, et ces atteintes à la liberté d’expression sont régulièrement cautionnées publiquement par les plus hautes autorités de l’Etat.

Ainsi, le 16 février 2016, les groupes PS et LR du Conseil de Paris ont fait adopter deux vœux condamnant l’expression d’appel au boycott. Le 7 mars 2016, au dîner annuel organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le Premier ministre, Manuel Valls, déclarait que  l’appel au boycott des produits israéliens était « une discrimination fondée sur l’appartenance à une nation ». Le 8 mars 2016, une jeune militante manifestant pour les droits des femmes qui portait un tee-shirt BDS s’est fait arrêter au beau milieu de la manifestation.

Pour nous, l’appel au boycott des produits israéliens lancé en 2005 par un collectif d’associations palestiniennes, et soutenu par des associations israéliennes, exprime par un moyen pacifique l’opposition à la politique de colonisation des territoires palestiniens de l’Etat d’Israël.

Aussi, quel que soit le champ de l’appel au boycott (boycott des seuls produits des colonies ou de tous les produits, boycott strictement économique ou également artistique, culturel, académique), une telle expression ne saurait souffrir de la moindre restriction dès lors qu’elle ne s’accompagne pas de propos racistes ou antisémites qui, eux, doivent être poursuivis sans réserve.

La Ligue des droits de l’Homme démontre par ses actes qu’elle n’accepte ni la mise en cause de la liberté d’expression, ni la moindre dérive raciste ou antisémite. A ce titre, elle est fondée à dénoncer les amalgames qui remettent en cause les libertés publiques fondamentales et qui affaiblissent le combat contre le racisme et l’antisémitisme.

La Ligue des droits de l’Homme demande l’abrogation de la circulaire Michèle Alliot-Marie et la relaxe de tous les militants incriminés dans ce cadre. Elle appelle les élu-e-s et les responsables politiques à refuser les confusions, les amalgames, les autoritarismes qui jettent un discrédit sur leur neutralité et qui attaquent une liberté d’expression fondamentale, socle de la citoyenneté dans notre pays et dans le monde.

 

 

—————————————

138 rue Marcadet – 75018 Paris

Tél. 01 56 55 51 00 – Fax : 01 42 55 51 21

ldh@ldh-france.orgwww.ldh-france.org

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 23 mars 2016 par dans anticapitalisme.