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Loiret : Fousse Construction en liquidation ce sont six entreprises du bâtiment qui sont liquidées !

Le tribunal de commerce d’Orléans a rejeté, mercredi 18 mai, l’offre de l’unique repreneur, qui a été jugée irrecevable. Une centaine de salariés vont être licenciés.

La branche construction du groupe Fousse est placée à partir de jeudi matin, en liquidation judiciaire, par le tribunal de commerce d’Orléans. Cette décision redoutée a été annoncée mercredi soir par l’avocat de Claude Fousse, à l’issue d’une audience de la dernière chance, destinée à identifier les offres de reprise des six entreprises placées en redressement judiciaire le 21 avril.

À vrai dire, un seul repreneur figurait sur les rangs. Il s’agissait du groupe Avenir, spécialisé dans la construction individuelle et basé à Valence (Drôme). « Cette offre était irrecevable compte tenu de la casse qu’elle occasionnait sur les sociétés du groupe. Seuls quatorze salariés sur la centaine employée étaient repris et il n’y avait aucune garantie des emplois », a commenté Me Éric Grassin.

Dans ces conditions, le tribunal de commerce n’avait d’autre choix que celui de décliner l’offre d’Avenir. Les dirigeants de cette société, informés de cette décision, ont quitté précipitamment le palais de justice, manifestement amers et se refusant à tout commentaire.

« La situation était trop dégradée »

Pressenti un temps pour reprendre le pôle construction du groupe Fousse, le constructeur bordelais IGC avait, pour sa part, jeté l’éponge. « On a beaucoup travaillé ensemble, mais la situation était trop dégradée pour injecter des fonds », a expliqué Me Grassin.

Ce matin, le tribunal de commerce tirera les conséquences d’une situation catastrophique qui a vu la branche construction du groupe Fousse perdre 20 % de son chiffre d’affaires en un an.

Les sociétés Fousse Constructions, Demeures Terre et Tradition, et Kozi, basées à Baule, ELCI située à Limoges, la Société Habitat Loisir et CTVL, de Meung-sur-Loire, seront placées en liquidation judiciaire.

Une centaine de salariés feront l’objet, de fait, d’un licenciement économique. « Sur le plan social, c’est une catastrophe », commentait d’ailleurs Me Grassin, après que Claude Fousse a refusé de s’exprimer au sortir de l’audience du tribunal.

Les chantiers garantis

S’agissant des 400 particuliers actuellement concernés par la construction d’un pavillon, l’avocat orléanais se vaut rassurant : « les chantiers seront couverts par le garant ». Autrement dit, ils seront normalement achevés.

Selon Me Grassin, les sous-traitants et artisans bénéficient, eux-mêmes, d’une garantie légale, qui devrait leur éviter de subir les conséquences économiques de cet effondrement.

Quant aux autres sociétés du groupe Fousse (on en compte une centaine au total), qui emploient 300 personnes, « elles ne seront pas impactées par la faillite du pôle construction », assure Me Grassin……à voir !

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Cette entrée a été publiée le 24 mai 2016 par dans anticapitalisme.