NPA Loiret

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Ils ferment la maternité de Pithiviers, fermons l’ARS !

Paris : Une poignée de casseurs contre Necker !

Pithiviers : Les casseurs au pouvoir contre la Maternité !

 

Sinistre alliance des technocrates et des ploutocrates.

 

Malgré les promesses de nouvelle expertise faites aux élus par la “sinistre » de la santé, ministère et Agence Régionale de la Santé ont confirmé leur décision mardi 28 juin 2016 de fermeture prise en…1997. Oui car cela fait 20 ans que les technocrates en rêvaient. Sauvée in extremis en 1997 par B. Kouchner ministre de la santé de l’époque, la maternité de Pithiviers vient de tomber comme tant d’autres sous les balles des assassins de la santé publique. Les tueurs de coûts !

 

Car il ne s’agit que de cela. Peu importe que l’équipe médicale puisse être renforcée et réponde aux exigences impossibles à rassasier de l’ARS, peu importe la mobilisation de toute une population avec ses élus, ses associations et ses syndicats, peu importe la sécurité des mamans et des bébés, ce qui compte c’est ce qui se compte, les espèces sonnantes et trébuchantes.

Depuis le début de cette lutte de toute la région de Pithiviers, on sentait que l’ARS n’avait que peu à faire des propositions du terrain. Ils écoutaient plus ou moins poliment d’une oreille distraite.

En réalité ils comptaient les jours, les manifestants, les témoignages, les accouchements, les accidents, les risques pour leurs carrières. Compter, compter, compter. Ils ne savent faire que ça, compter. Et pour les usagers et les hospitaliers, une chose est sûre, on ne peut compter sur eux pour assurer leur mission dite de « santé publique”.

 

Mise à mort

Ce combat aura été celui de la vie, un bassin de vie, un lieu où l’on donne la vie, la maternité, la vie de milliers de femmes et d’hommes qui ont donné leur avis, la vie contre la mort de la santé publique dans le Pithiverais. Gouvernement et ARS ont choisi la mort.

Alors au delà des polémiques sur le réel engagement de tel ou tel politique, sur la détermination ou le double jeu des uns ou des autres, la véritable responsable est la ministre de la santé et ce gouvernement de casse sociale. Car l’ARS n’est qu’un docile relais local de décisions nationales.

 

Les gouvernements successifs de droite comme de gauche ont fait le choix clair de fermer toutes les maternités de niveau 1 et les services de chirurgie des petits hôpitaux publics. Curieusement les structures équivalentes dans le privé commercial sont miraculeusement épargnées (sauf quand les actionnaires n’y trouvent plus leur compte). Il n’y avait qu’à voir la mine réjouie du patron du groupe financier d’Oréliance au sortir de la commission de l’ARS. Il n’a pas eu besoin de dire un mot. Les technocrates de l’ARS travaillent pour lui. Oréliance avec une activité faible en obstétrique rêvait de la disparition de la maternité de Pithiviers. Grâce à ce nouveau coup de pouce des services de l’Etat au secteur de la santé commerciale, ses patrons espèrent une remontée de l’activité. On en voit déjà les effets depuis la suspension de l’activité d’obstétrique à l’hôpital public de Pithiviers.

 

Après la braderie les soldes

Et pour attirer les femmes rebutées par des dépassements d’honoraires prohibitifs, Oréliance annonce des soldes. Jusqu’à la fin de l’année, tarifs sécurité sociale ! Plus de dépassements d’honoraires jusqu’en décembre, après les affaires reprennent, il faut bien se gaver. Les actionnaires l’exigent.

 

Les jours de Marisol Touraine sont comptés à la tête du ministère de la santé. Les chances électorales de cette équipe au service des grands intérêts financiers sont de plus en plus minces au fur et à mesure que les présidentielles approchent.

Totalement suiviste de la politique gouvernementale et pire encore de la politique de restructuration du secteur hospitalier engagée par Roseline Bachelot, cette ministre sera vite oubliée. Elle ira rejoindre rapidement les poubelles de l’histoire. Mais sa politique restera marquée du sceau de l’infamie. L’accélération de la loi “Bachelot » avec la loi santé “Touraine » et la mise en place des Groupements Hospitaliers de Territoire à marche forcée qui vont achever les petits hôpitaux survivants ne manqueront pas d’être largement utilisées par ses successeurs qui se régaleront de ce texte de casse sanitaire.

 

Cette lutte souligne aussi la fin de la décentralisation sanitaire et la perte de pouvoirs des élus locaux. Depuis plus de 20 ans les équipes gouvernementales s’acharnent à briser le lien entre élus et hôpitaux. Après avoir détruit les conseils d’administration trop influencés par la représentation des assemblées locales (conseils municipaux, départementaux et régionaux) qui pouvaient se rebeller contre les décisions de fermeture, la centralisation des décisions est imposée par tous les moyens. Agences Régionales de Santé pilotées par des directeurs nommés en conseil des ministres et à la botte du ministère, directions hospitalières regroupées dans un GHT par département avec à sa tête un directeur servile envers l’ARS qui a droit de vie et de mort sur ses dizaines de milliers d’euros de prime, son logement de fonction, sa voiture de fonction, toute une hiérarchie rigide et hyper-contrôlée par le ou la ministre en personne  est mise en place. Une machine de guerre où la démocratie sanitaire a totalement disparu au profit d’une dictature de la technocratie et des ploutocrates du privé commercial.

 

Que faire ?

Sonnés par cette décision inique, les défenseurs de la maternité de Pithiviers se sont retrouvés hier soir, mardi 28 juin, en noir pour marquer le deuil. Ils et elles ont eu encore assez de force pour aller interpeller le maire de Pithiviers lors du conseil municipal. Jusqu’au bout cette équipe d’hospitalières et d’usagers aura fait preuve d’une énergie et d’une détermination qui forcent le respect. Avec les mois d’été, comme pour la loi travail, le gouvernement joue sur l’essoufflement.

Il est sûr que l’équipe éclatée et fatiguée risque de se démobiliser. Mais déjà l’idée de recours juridiques fait son chemin, car c’est un abandon et une véritable mise en danger de toute une population que vient de décider la ministre et ses services. Non assistance à personnes en danger !

L’autre objectif incontournable est l’inscription de cette lutte dans la coordination de toutes les autres.

Le gouvernement a montré une grandissime émotion lors de l’agression de l’hôpital Necker par une poignée d’individus qui n’a blessé ni patients, ni personnel. Cette affaire, montée en épingle par tous les médias aux ordres, a même remis en cause la manifestation syndicale du 23 juin ! Nous aimerions voir une telle unanimité contre les casseurs de nos établissements de santé (Maternité de Pithiviers, Hôpital Daumezon, etc.) !

Pour le pouvoir de l’argent la marchandisation de la santé, (Directives de l’OMC), comme la casse du code du travail sont autant d’outils qui lui permettront d’accumuler toujours plus de richesses sur le dos de la partie la plus pauvre de la population. A nous avec l’ensemble de cette population et des salarié-es de dire non. Il est plus que jamais à l’ordre du jour de passer à l’offensive contre les technocrates et les ploutocrates. C’est une question de survie pour le monde du travail et les populations !

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Cette entrée a été publiée le 29 juin 2016 par dans anticapitalisme.