Sauf que l’accord n’engage qu’un seul groupe de producteurs de pétrole mondiaux, l’Opep, et pour tout dire un seul de ses membres, certes éminent, l’Arabie saoudite.

Enlisée dans sa guerre absurde au Yémen, ruinée par la baisse des prix de sa manne pétrolière (73 % de ses revenus) au point de ne même plus pouvoir payer ses salariés, l’Arabie saoudite s’est brutalement résolue, “à la surprise générale”, à annoncer ce à quoi elle se refusait jusqu’à présent : une baisse de la production d’or noir pour refaire monter des prix dramatiquement bas pour elle.

Un coup d’épée dans le pétrole

Sauf que :

    • l’Opep est bien connue pour ne pas respecter ses promesses ;
    • l’Iran, autre gros pilier de l’Opep (et grand ennemi de l’Arabie saoudite), est exempté de “l’accord” ;
  • les pays producteurs non membres de l’Opep — USA, Russie, Canada… — n’ont jusqu’à maintenant pas suivi Ryad.

Résultat, l’effet d’annonce est appelé à rapidement faire long feu. Après une courte euphorie à la hausse, les prix du brut repartaient à la baisse sur les marchés asiatiques ce jeudi matin. Et même sur les places européennes :

Cours du pétrole_29/09/2016 10:20Cours du pétrole 29/09/2016 10:20

En bref, un très probable coup d’épée dans le pétrole, dû à un gros coup de panique des Seoud. Et ce n’est pas les moments de panique qui manquent actuellement dans les rangs de l’empire occidental dont l’Arabie saoudite est la tête de pont au Moyen-Orient.