NPA Comité Orléans Loiret

Nos vies valent plus que leurs profits!

Huit maisons de santé verront le jour dans l’agglomération, dont quatre concentrées à Orléans

La MSP Simone-Veil, à La Source, est la seconde à ouvrir à Orléans. Suivront bientôt deux autres. À terme, huit maisons de santé devraient ouvrir dans l’agglomération. Une solution qui présente plusieurs avantages. Orléans est la commune la plus peuplée de l’agglo. Et concentre donc, assez logiquement, la moitié des huit maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) qui y seront implantées.

Deux sont déjà opérationnelles : à l’Argonne depuis un an (18 praticiens) et à La Source depuis un mois (11 professionnels de santé). Deux autres vont suivre, à Saint-Marceau et en centre-ville. « Ce sont deux zones en souffrance et centrales », précise Valmy Noumi-Komguen, l’adjoint à la santé et aux maisons médicales. La seconde citée se situera aux alentours de l’ex-hôpital Porte-Madeleine et aura une « orientation pédiatrique ».

Nouvelles pratiques, nouveaux profits !

Les MSP reposent toutes sur les mêmes fondamentaux : les généralistes libéraux sont les pivots de la structure. Les spécialistes ou paramédicaux qui les rejoignent permettent aux praticiens de travailler de façon pluridisciplinaire autour d’un projet de santé initial. « C’est une nouvelle pratique qui permet une réponse aux soins mieux adaptée aux besoins de la personne », estime Catherine Fayet, responsable du pôle offre sanitaire et médico-sociale pour le Loiret à l’ARS.

Un poste de « coordonnateur » est souvent créé pour faire, d’une part, le lien entre les volets social et médical du patient et, d’autre part, pour décharger les médecins de la charge administrative. Un peu le travail des ex-Secrétaires Médicales.

Les MSP ont la cote et se remplissent souvent par réseau, autour du porteur de projet. Mais elles ne font que « limiter l’érosion », estime Catherine Fayet. D’où la nécessité de les superposer avec d’autres dispositifs. La mairie d’Orléans en est consciente. Elle a décidé, en complément, de faciliter les regroupements de cabinets de libéraux. Notamment dans les quartiers « sinistrés » Bourgogne sud et Dunois. « On les aide à trouver un local. On est en relation avec les bailleurs. Le regroupement attire les jeunes qui ne veulent pas s’installer seuls et les anciens qui veulent mutualiser les charges et profiter de locaux mis aux normes », détaille l’adjoint. L’idée est aussi d’assurer un « maillage du territoire ». Pour se faire soigner au plus près de chez soi.

Pour des soins gratuits !

Alors que le constat est généralement fait qu’il y a un manque de personnels de santé pour une population en demande les pouvoirs publics et en particulier les municipalités des agglomérations cherchent à « fixer » les soignants en particulier les médecins. Cette stratégie va de pair avec la suppression de nombreux petits hôpitaux de proximité et donc une détérioration voulue des services publics de santé (Maternité de Pithiviers, CHS Daumezon, etc). Les mesures prises comportent des investissements importants afin de garantir la survie des mesures liberales mises en place. Nous revendiquons la gratuité des soins dans les Maisons de Santé Pluridisciplinaires puisqu’elle sont directement intégrées dans des quartiers en forte demande !

 

Maison de santé (MSP), médicale (MMG), locaux

Quelques définitions

Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) :

La définition d’une maison de santé est donnée par l’article L. 6323-3 du Code de la Santé Publique:
« Art. L. 6323-3. – La maison de santé est une personne morale constituée entre des professionnels médicaux, auxiliaires médicaux ou pharmaciens.
Ils assurent des activités de soins sans hébergement de premier recours au sens de l’article L. 1411-11 et, le cas échéant, de second recours au sens de l’article L. 1411-12 et peuvent participer à des actions de santé publique, de prévention, d’éducation pour la santé et à des actions sociales dans le cadre du projet de santé qu’ils élaborent et dans le respect d’un cahier des charges déterminé par arrêté du ministre chargé de la santé.Le projet de santé est compatible avec les orientations des schémas régionaux mentionnés à l’article L. 1434-2. Il est transmis pour information à l’agence régionale de santé. Ce projet de santé est signé par chacun des professionnels de santé membres de la maison de santé. Il peut également être signé par toute personne dont la participation aux actions envisagées est explicitement prévue par le projet de santé. »
Donc, des professionnels de santé, un exercice des soins de premier recours et un projet de santé. Comme il n’y a pas de « labellisation », toute structure peut s’appeler maison de santé. Par contre, dès que des financements publics sont sollicités, la confirmation doit répondre à un cahier des charges dressé par la DGOS: au moins deux médecins généralistes et au moins un professionnel paramédical (infirmier, kinésithérapeute,…).

Ces professionnels ont en commun un projet de santé pour la population qui les consulte. Le développement des maisons de santé, encore appelées maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), favorise, au-delà des fonctions de coordination, l’émergence de nouvelles pratiques professionnelles. La majorité des professionnels de santé qui travaillent en maisons de santé cherchent à élargir leur offre de soins à leurs patients à celle de santé publique organisée sur un territoire (continuité des soins, éducation thérapeutique,…).

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Cette entrée a été publiée le 13 octobre 2016 par dans anticapitalisme.