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Des propositions « nouvelles » pour améliorer la prise en charge des personnes dépendantes : LES FAMILLES PAIERONT !

Le Conseil d’Analyse Économique propose la création d’un prêt dépendance, assis sur le patrimoine des ménages et ça c’est l’organisation du pillage du patrimoine qu’ont patiemment économisé les ascendants !

Avec le vieillissement de la société, la dépendance est devenue un enjeu majeur. Dans un rapport publié , le Conseil d’Analyse Économique (CAE), un organisme parapublic qui fait réaliser des études par des économistes, envisage plusieurs pistes de réforme. Car le système actuel a quelques défaillances.

En France, le nombre de personnes âgées dépendantes, c’est-à-dire qui «ont besoin d’aide pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie» selon la définition des pouvoirs publics, n’est pas précisément connu. 1,2 million de personnes âgées bénéficient de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), la principale aide sociale pour pallier ce handicap. Mais d’après d’autres données de santé, près de 3,3 millions de seniors souffrent de dépendance. Le coût de la dépendance, qui prend en compte à la fois les dépenses de soin, d’hébergement et l’aide informelle apportée par les proches, est lui évalué à 41 à 45 milliards d’euros par an, dont la moitié est assumée par la puissance publique.

Les Séniors dont il est question ont passé leur vie à cotiser pour la Sécurité Sociale et la Caisse des Retraites et voilà qu’au soir de leur vie « ils coûtent trop cher ». Les divers organismes qui gérent la dépendance vont se précipiter pour proposer des solutions en fonction de ce qu’il est possible de « rogner » chez les personnes agées : Mise à contribution des enfants voire des petits enfants, vente des biens, etc.

Le système français est quasiment dichotomique, entre des établissements d’hébergement médicalisés qui accueillent essentiellement des personnes très dépendantes et le maintien à domicile

Le CAE estime que le système français est «quasiment dichotomique, entre des établissements d’hébergement médicalisés – secteur concentré et saturé – qui accueillent essentiellement des personnes très dépendantes et le maintien à domicile dans des conditions parfois préjudiciables». De fait, les pouvoirs publics ont favorisé le maintien à domicile, jugé moins coûteux. Les personnes âgées ne vont donc en établissement qu’en dernier recours, lorsqu’elles sont en grandes difficultés. Ainsi, 90% des résidents ont besoin d’aide pour la toilette ou l’habillage. Or l’offre d’hébergement en Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) est aujourd’hui saturée, avec un taux d’occupation de 96%, souligne le CAE.

Quant au maintien à domicile, il n’est souvent possible que grâce à l’aide des proches (1h40 en moyenne par jour, 5h15 dans les cas lourds), ce qui n’est pas forcément optimal. Surtout, selon le CAE, «ce caractère très polarisé de l’offre – maintien à domicile et établissement médicalisé – répond mal aux situations de dépendance intermédiaire». Les résidences de service intégrés, qui permettent d’avoir son logement dans une résidence dotée de services, sont peu développées en France. À peine 1% des personnes âgées y résident, contre 4% au Royaume-Uni et 7% au Canada.

Le CEA demande aussi que des indicateurs soient mis en place et rendus publics pour mesurer la qualité de la prise en charge dans les différents établissements.

il faut « assouplir les barrières légales à l’extension des places en établissement » !

Pour améliorer la situation, le CAE préconise d’instaurer des normes minimales d’encadrement dans les établissements, c’est là-dessus que les établissement rentabilisent au maximum sur le dos des patients ! (le taux d’encadrement étant plus faible en France que dans la moyenne des pays développés) et de collecter et de diffuser l’information sur la qualité de la prise en charge, via le site www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr.De cette façon, les familles pourraient choisir l’hébergement en meilleure connaissance de cause mais toujours selon leurs moyens bien sûr ! Autre nécessité, selon le rapport: «assouplir les barrières légales à l’extension des places en hébergement spécialisé» C’est quoi les « barrières légales à assouplir » ? Permettre d’entasser plus de personnes agées dans un même établissement, par chambre, créer des « dortoirs ? C’est le flou complet !

Reste à régler le problème du financement de la dépendance.

Comme idée originale, le CAE préconise l’instauration d’un «prêt-dépendance», négocié en cas de dépendance forte et certifiée, sur la base du patrimoine des ménages. L’organisme propose enfin deux options concernant le financement public: la première consiste à fusionner l’APA avec l’aide à l’hébergement (ASH, Aide sociale à l’hébergement). La deuxième réforme serait plus structurelle: il s’agirait d’instaurer une assurance-dépendance obligatoire pour la dépendance lourde, soit en créant une nouvelle branche de la Sécurité Sociale, soit via un système confié aux assureurs privés avec une concurrence régulée.

C’est l’organisation concertée d’un pillage des familles déjà frappées par la vieillesse des anciens-nes soit par des sur-cotisations soit tranquillement par la dilapidation de leurs biens !

 

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Cette entrée a été publiée le 19 octobre 2016 par dans anticapitalisme.