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Un contrat géant à 3 milliards pour Alstom et Bombardier

L’appel d’offres de la SNCF pour construire quelque 270 RER nouvelle génération ne semble désormais plus pouvoir échapper aux deux constructeurs. L’espagnol CAF, son unique concurrent, a été discrédité dans un audit.

La signature du contrat sera annoncée d’ici à la fin de l’année. L‘appel d’offres pour le RER nouvelle génération, le «RER NG», plus important contrat ferroviaire de France, entre 3 et 3,5 milliards d’euros, devrait être attribué à un consortium AlstomBombardierselon des informations de la lettre spécialisée Mobilettre. Les constructeurs français et canadien, réunis en consortium, devraient remporter cet appel d’offres, au détriment de l’espagnol CAF, qui avait également déposé une offre. Ce dernier s’est vu signifier officiellement par la SNCF que l’évaluation de sa capacité de production industrielle ne lui permettait pas de remettre une BAFO (best and final offer).

Cette décision s’est appuyée sur la base d’un audit réalisé par le cabinet d’expertise Olivier Wyman. «La SNCF a considéré que CAF n’avait pas suffisamment démontré sa capacité à livrer 70 rames par an», selon Mobilettre, qui ajoute qu’«en appuyant sur la question de la capacité industrielle, la SNCF a saisi in extremis le seul et mince critère disponible pour inverser la tendance, CAF ayant répondu à toutes les spécifications techniques du cahier des charges, bien en dessous du prix proposé par Alstom dans sa remise d’offre».

L’annonce du résultat de cet appel d’offres est attendue d’ici la fin de l’année. Le RER NG est destiné dans un premier temps au RER E, le projet Eole, dont la prolongation vers l’ouest parisien doit être mise en service à horizon 2022, puis au remplacement des trains du RER D. Jusqu’à 371 trains pourront être commandés dans le cadre de ce contrat. Il pourrait s’élever à plus de 3 milliards d’euros.

Plus de 3000 emplois sauvés !

Sur le front de l’emploi, ce contrat est également une excellente nouvelle. Le président de Bombardier Transport France, Laurent Bouyer, avait récemment averti que si CAF remportait l’appel d’offres, ça serait «une catastrophe pour la filière ferroviaire française». Ce contrat, comme par hasard, tombe également à pic pour le gouvernement. Après le sauvetage de Belfort, il n’y aura donc pas besoin de voler au secours des usines de Valenciennes et Crépin dans le Nord. Le premier site compte quelque 1000 salariés et le deuxième environ 2200… tandis que CAF aurait du, pour sa part, embaucher de 500 à 600 salariés, les former, et lancer une nouvelle chaîne de montage.

De son côté, le DG France de CAF, Francis Nakache, a demandé le détail de l’audit, et ne se prononce pas sur la possibilité d’une procédure devant les tribunaux. «Quand notre société a des éléments pour faire un recours, elle sait le faire, même si il est difficile commercialement d’affronter des donneurs d’ordre publics devant les tribunaux. Nous allons continuer à soumettre des offres financièrement et techniquement gagnantes», a-t-il notamment précisé aux Échos.

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Cette entrée a été publiée le 3 novembre 2016 par dans anticapitalisme.