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Tiens la Cour des comptes s’inquiète de l’avenir de La Poste….MAUVAIS !

Tout en reconnaissant que « La Poste a su évoluer ces dernières années » (sic), les « Sages » de la rue Cambon, aux ordres du systéme,  exhortent le groupe public à accélérer sa transformation pour perdurer.

«Une transformation à accélérer». Le troisième rapport public thématique de la Cour des comptes consacré à La Poste (après ceux de 2003 et 2010) exhorte le groupe public à aller plus vite dans ses réformes, afin de faire face au déclin du courrier (sic !). Tout en reconnaissant que La Poste a su « évoluer » entre 2010 et 2015, les Sages de la rue Cambon pointent les «fragilités persistantes» d’une entreprise, qui perd grosso modo 500 millions d’euros de « chiffre d’affaires » par an, à cause de la chute des volumes de son activité historique.

Ceux-ci ne cachent pas leurs inquiétudes sur l’avenir d’un groupe, dont les ambitions sont, selon eux, «menacées par des incertitudes sur les relais de croissance». Depuis 2010, les prévisions de croissance, trop ambitieuses, ont presque toujours été corrigées à la baisse. Pour la Cour des comptes, les objectifs fixés pour 2020 sont, eux aussi, incertains.

«Malgré ses résultats meilleurs que prévus des cinq derniers semestres, La Poste reste engagée dans une course contre le temps pour compenser les effets de la chute du courrier», insistent les Sages, tout en soulignant que si ces résultats sont positifs, ceux-ci proviennent depuis 2013, en partie du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) dont elle est le premier bénéficiaire. Leur rapport propose des recommandations concrètes, aux actionnaires de La Poste (l’État et la Caisse des dépôts), comme à ses dirigeants.

Renforcer le poids des nouveaux métiers

Alors qu’aucune poste ailleurs dans le monde n’a trouvé la recette gagnante pour se réinventer, La Poste française a fait le choix de rester multimétiers (banque, bureaux de poste, colis express, téléphonie mobile…). Ce choix n’est pas remis en cause. Désormais, la Banque postale et le colis express représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires. Grâce à des hausses de tarifs significatives, le chiffre d’affaires du courrier a résisté à la chute des volumes.

Mais les marges de manœuvre pour encore augmenter le timbre se réduisant, accélérer les efforts de production et d’adaptation, tout en augmentant la part des nouveaux métiers est une priorité. Cela pourrait passer par des acquisitions de «sociétés prometteuses», dans une logique industrielle cohérente et soutenable financièrement.

Aujourd’hui, les nouveaux métiers n’apportent qu’une contribution marginale au résultat. «Les offres numériques destinées aux particuliers (identité numérique, coffre-fort, objets connectés) ne dégagent aujourd’hui aucun bénéfice financier», note la Cour. Le développement des «nouveaux services du facteur» est embryonnaire.

Continuer à réduire les effectifs

Selon le rapport, La Poste doit continuer à renforcer ses efforts de productivité (dans le tri du courrier, l’organisation des tournées de distribution…), tout en étant vigilante à la qualité de ses services.

«Amplifier l’effort d’adaptation des effectifs et des carrières» est crucial. «La Poste doit poursuivre résolument la décrue des effectifs», insistent la Cour des comptes.

Ses « Sages au service du capital » sont bien conscients que cela n’est pas facile: «La complexité des relations sociales à La Poste rend délicate la recherche du bon équilibre entre le rythme de transformations et le maintien d’un climat social satisfaisant».  Comme c’est bien dit après le constat de plusieurs suicides de facteurs qui ont eu lieu ces dernières années ! Le taux d’absentéisme de la profession est élevé (7,6% contre 4,5% en moyenne pour les ouvriers du secteur privé en 2014).

Au-delà des suppressions de postes, la Cour milite pour «des carrières à réinventer» et une évolution salariale liée aux objectifs stratégiques. DU SOUCIS A SE FAIRE POUR LES POSTIERS !

Repenser les missions de service public : La casse en priorité !

Enfin, pour l’institution, il est nécessaire « d’actualiser », à l’issue d’un débat public, les « missions de service public ». Cela lui semble d’autant plus justifié que ces missions ont été conçues avant l’ère numérique. Sans remettre en cause le principe d’une distribution six jours sur sept du courrier, ses Sages suggèrent notamment de l’alléger, (c’est déjà largement en place), en constituant la «liasse du facteur» de manière telle que celui-ci ne s’arrête pas pour dessertir une adresse s’il n’y a pas de courriers prioritaires ou de colis pour cette adresse.

En ce qui concerne la présence postale territoriale, la Cour des comptes estime que rien garantit que les 17.000 points de contact desservent correctement les besoins de la population actuelle. Elle suggère notamment que le groupe s’appuie sur des partenariats en ville, comme il le fait dans les zones rurales. Entre 2010 et 2015, l’activité des bureaux de poste a chuté de 28%. DES BUREAUX VONT FERMER AU PROFIT DE BOUCHERIES OU PHARMACIES PAR CONTRE « L’AUTO ECOLE » RESTERA !

IL FAUDRA CONTINUER A LUTTER CONTRE LES PROCHAINS GOUVERNEMENTS ET LEURS ALLIES COUR DES COMPTES ET DIRECTIONS !

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Cette entrée a été publiée le 20 décembre 2016 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, économie, services publics.