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Orléans : La mutualisation et ses premiers effets néfastes !

Quelles conséquences cela a-t-il eu sur l’emploi dans ces deux collectivités ?

« Mutualisation. » Depuis 2014, ce mot est revenu à de multiples reprises dans le discours des élus d’Orléans et de l’AgglO. En 2014 en effet, ces deux collectivités ont décidé de mettre en commun un certain nombre de leurs services, dans le but, notamment, de faire des économies. Un organigramme commun a été créé. Et la nouvelle organisation fonctionne réellement depuis 2015.

Un an après, quelles conséquences ces rapprochements ont-ils eu comme conséquences sur l’emploi, dans ces deux collectivités ? La CGT parle de la suppression de « 75 postes » en 2015, ville et AgglO confondues, sur un total d’un peu plus de 3.000 agents. Un chiffre surévalué bien sûr, selon l’élue chargée des ressources humaines de la ville et de l’AgglO, Muriel Sauvegrain (LR)

Les cadres touchés aussi !

« Les premières mutualisations ont concerné les fonctions support (ressources humaines, directions financières, juridiques, etc.), explique pour sa part Éric Blanchet, de la CFDT. Il y avait 7,5 postes de directeur général adjoint, il en reste 5 aujourd’hui. Il y avait 40 postes de directeurs. Il en reste 25 », comptabilise-t-il.

La plupart des directeurs qui se retrouvaient « en doublon » ont pris leur retraite et n’ont pas été remplacés. Les autres ont été « reclassés » en interne ou sont partis vers d’autres collectivités. « Ce sont surtout les cadres, qui ont fait, les premiers, les frais des mutualisations », résume Yann Bouguennec, membre de la CGT.

Il n’en demeure pas moins que, depuis 2014, la masse salariale de la Ville d’Orléans et de l’AgglO diminue.

Baisse du nombre d’agents

Le nombre total d’agents payés par la Ville d’Orléans (permanents, non permanents, titulaires, non titulaires) est passé de 2.717 au 31 décembre 2014 à 2.649 au 31 décembre 2015. Idem pour l’AgglO où le nombre total d’agents est passé de 573 à 560 (*). Les chiffres sont clairs n’en déplaise à l’élue LR

« Le problème, c’est qu’il y a des suppressions de postes qui n’étaient pas liées à la mutualisation qui se sont ajoutées, pointe Éric Blanchet. À savoir : la fermeture de la crèche Lavoisier (18 postes), et de la bibliothèque Hardouineau (1 poste). »

Et les syndicats ne sont guère optimistes pour l’avenir. La volonté des élus demeure de « contenir la masse salariale » afin de « réduire les charges de personnel ». C’est bien dans ce but qu’est mise en place la « mutualisation » des moyens !

« Sauf que, maintenant qu’ils ont touché aux fonctions support, on s’aperçoit que les fonctions opérationnelles sont concernées », dixit V. Vedere (CFDT). Le syndicaliste recense « moins 12 postes à l’espace public, moins 8 à l’état civil, moins 5 au CCAS (une antenne transformée en permanence à l’Argonne), moins 2 à la culture (gratuité des médiathèques) », en 2016 (**).

Les représentants du personnel sont d’autant plus inquiets que, dans deux semaines maintenant, l’AgglO deviendra officiellement une communauté urbaine (puis, plus tard peut-être, une métropole), dotée de compétences élargies. Le tout approuvé par toutes les communes, de gauche comme de droite sauf SARAN.

Et qui dit nouvelles compétences dit aussi transferts d’agents. Que se passera-t-il en 2017 année électorale répit ou plutôt réductions rampantes ? Pour les syndicats ce seront quelque 600 agents (d’Orléans mais aussi des autres communes, principalement dans l’espace public), qui passeront sous la houlette de l’intercommunalité en 2018. Dans quelles conditions, avec quel régime d’évolution des carrières, d’indemnisations, de grilles salariales et de titularisation pour les nouveaux embauchéEs et bien sûr quelles conditions de travail et grilles horaires pour les personnels. De larges mobilisations et luttes à prévoir pour empêcher la casse de ce service public. Les municipalités ont bon dos d’utiliser l’intercommunalité pour faire baisser leurs coûts en personnel et le présenter comme des économies réalisée pour le bien de leurs administrés alors que les services fournis se dégradent, voir disparaissent la fermeture de la crèche Lavoisier en est un des multiples exemples.

 

(*) Source : bilans sociaux 2014 et 2015 des deux collectivités. Celui de 2016 n’est pas encore sorti.

(**) Chiffres issus d’un document fourni en comité technique.

 

 

Quelles conséquences cela a-t-il eu sur l’emploi dans ces deux collectivités ?

« Mutualisation. » Depuis 2014, ce mot est revenu à de multiples reprises dans le discours des élus d’Orléans et de l’AgglO. En 2014 en effet, ces deux collectivités ont décidé de mettre en commun un certain nombre de leurs services, dans le but, notamment, de faire des économies. Un organigramme commun a été créé. Et la nouvelle organisation fonctionne réellement depuis 2015.

Un an après, quelles conséquences ces rapprochements ont-ils eu comme conséquences sur l’emploi, dans ces deux collectivités ? La CGT parle de la suppression de « 75 postes » en 2015, ville et AgglO confondues, sur un total d’un peu plus de 3.000 agents. Un chiffre surévalué bien sûr, selon l’élue chargée des ressources humaines de la ville et de l’AgglO, Muriel Sauvegrain (LR) qui n’a pas l’air de bien maitriser les bilans sociaux

Les cadres touchés

« Les premières mutualisations ont concerné les fonctions support (ressources humaines, directions financières, juridiques, etc.) : Il y avait 7,5 postes de directeur général adjoint, il en reste 5 aujourd’hui. Il y avait 40 postes de directeurs. Il en reste 25 », comptabilise la CFDT.

La plupart des directeurs qui se retrouvaient « en doublon » ont pris leur retraite et n’ont pas été remplacés. Les autres ont été « reclassés » en interne ou sont partis vers d’autres collectivités. « Ce sont surtout les cadres, qui ont fait, les premiers, les frais des mutualisations », résume la CGT.

Il n’en demeure pas moins que, depuis 2014, la masse salariale de la Ville d’Orléans et de l’AgglO diminue.

Baisse du nombre d’agents

Le nombre total d’agents payés par la Ville d’Orléans (permanents, non permanents, titulaires, non titulaires) est passé de 2.717 au 31 décembre 2014 à 2.649 au 31 décembre 2015. Idem pour l’AgglO où le nombre total d’agents est passé de 573 à 560 (*). Les chiffres sont clairs n’en déplaise à l’élue LR

« Le problème, c’est qu’il y a des suppressions de postes qui n’étaient pas liées à la mutualisation qui se sont ajoutées. À savoir : la fermeture de la crèche Lavoisier (18 postes), et de la bibliothèque Hardouineau (1 poste). »

Et les syndicats ne sont guère optimistes pour l’avenir. La volonté des élus demeure de « contenir la masse salariale » afin de « réduire les charges de personnel ». C’est bien dans ce but qu’est mise en place la « mutualisation » des moyens !

« Maintenant qu’ils ont touché aux fonctions support, on s’aperçoit que les fonctions opérationnelles sont concernées », dixit la CFDT qui énumére  « moins 12 postes à l’espace public, moins 8 à l’état civil, moins 5 au CCAS (une antenne transformée en permanence à l’Argonne), moins 2 à la culture (gratuité des médiathèques) », en 2016 (**).

Les représentants du personnel sont d’autant plus inquiets que, dans deux semaines maintenant, l’AgglO deviendra officiellement une communauté urbaine (puis, plus tard peut-être, une métropole), dotée de compétences élargies. Le tout approuvé par toutes les communes, de gauche comme de droite sauf à SARAN.

Et qui dit nouvelles compétences dit aussi transferts d’agents. Que se passera-t-il en 2017 année électorale répit ou plutôt réductions rampantes ? Pour les syndicats ce seront quelque 600 agents (d’Orléans mais aussi des autres communes, principalement dans l’espace public), qui passeront sous la houlette de l’intercommunalité en 2018. Dans quelles conditions, avec quel régime d’évolution des carrières, d’indemnisations, de grilles salariales et de titularisation pour les nouveaux embauchéEs et bien sûr quelles conditions de travail et grilles horaires pour les personnels. De larges mobilisations et luttes à prévoir pour empêcher la casse de ce service public. Les municipalités ont bon dos d’utiliser l’intercommunalité pour faire baisser leurs coûts en personnel et le présenter comme des économies réalisée pour le bien de leurs administrés alors que les services fournis se dégradent, voir disparaissent la fermeture de la crèche Lavoisier en est un des multiples exemples.

 

(*) Source : bilans sociaux 2014 et 2015 des deux collectivités. Celui de 2016 n’est pas encore sorti.

(**) Chiffres issus d’un document fourni en comité technique.

 

NPA Orléans

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Cette entrée a été publiée le 22 décembre 2016 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, services publics.