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Défaillances en série au collège Alfred-de-Musset de Patay

Chauffage inopérant et Internet en rade…. Le Conseil Départemental met en place une mission !

Vendredi 20 janvier, avec 8° C dans les salles de cours, les conditions de travail n’étaient plus réunies au collège de Patay. Les Euréliens sont rentrés en bus et les Loirétains ont été récupérés par leurs parents.

La coupe était pleine. Conséquence, il régnait, ce vendredi, une véritable fronde dans l’établissement. La principale du collège, en accord avec la direction académique de l’Éducation nationale, a ordonné le renvoi, chez eux, des 450 élèves (300 du Loiret et 150 d’Eure-et-Loir) car les bonnes conditions de travail n’étaient plus réunies.

La responsabilité du chef d’établissement plutôt celle du Conseil Départemental !

 

Dans la matinée, il a été relevé dans les salles de cours une température de 8°. Or, les textes officiels sont clairs : « Il appartient au chef d’établissement, en liaison avec les autorités académiques, de prendre ou non la décision d’interrompre l’enseignement par période de grand froid, lorsqu’un fonctionnement défectueux des installations ou leur inadaptation à des températures rigoureuses inhabituelles pour la région ne permettent pas d’assurer aux usagers le confort nécessaire ». C’est donc ce qui a été fait !

Ce problème de chauffage ne date pas d’hier. « C’est récurrent. Cela fait deux ans que nous saisissons régulièrement les autorités compétentes. Sans résultat », témoigne un professeur. Des lettres adressées à Éric Doligé et à Hugues Saury, présidents successifs du Département, attestent de l’ancienneté du problème de chauffage au collège de PATAY. Selon le même enseignant, la communauté éducative est rangée derrière la responsable d’établissement et la décision de renvoyer les élèves chez eux était nécessaire. « Comment travailler en manteaux, sous des températures exagérément basses, pouvant nuire à la santé des personnels et des élèves?? », s’interrogent les personnels du collège Alfred-de-Musset. De fait Eric DOLIGE était plus préoccupé par la construction d’établissements en PPP (Partenariat Public Privé) qui font la part belle aux trusts du BTP  plutôt que faire fonctionner ce qui existe !

 

La principale accusée de coup d’éclat par des vice-présidents bien au chaud !

 

Côté conseil départemental, trois vice-présidents, Pauline Martin, Éric Malbo et Marc Gaudet, ont relativisé la gravité du problème, réduit à un simple dysfonctionnement du système informatique d’amorçage de la chaudière.

« On peut comprendre que l’on ne peut travailler dans des températures très basses. La principale a choisi de faire un coup d’éclat au lieu d’utiliser les moyens d’alerte dont elle dispose en amont », s’insurge Pauline Martin. Pour Marc Gaudet, « c’est une décision extrême de renvoyer les élèves chez eux, d’autant que le chauffage a été remis en marche dans la matinée. De mon point de vue, c’est une décision un peu rapide. En tout cas, il faut que cela nous serve de leçon ».

Bref, Béatrice Lambert, la principale, aurait, selon les élus du Département, manqué de discernement et n’aurait pas eu le bon réflexe, celui d’activer le numéro d’astreinte. Un coup d’éclat en tout cas efficace : les trois élus ont promis une remise à plat du système de maintenance des établissements du département. Les élèves devraient reprendre les cours lundi. Ils avaient peut-être oubliés de lire leurs courriers ?

 

Lundi matin 23 janvier, la température était (encore) de 8°C au moment de débuter les cours au collège Alfred-de-Musset de Patay. En cause, la soufflerie de l’établissement, qui crachait de l’air froid…

Toute la communauté éducative, soutenue par les parents d’élèves, a décidé de faire valoir son droit de retrait en refusant de faire cours dans ces conditions. Mais les 450 élèves (300 du Loiret et 150 d’Eure-et-Loir) n’ont pas été renvoyés chez eux, la principale n’ayant pas obtenu l’autorisation d’évacuer les collégiens auprès de l’inspection académique. Les élèves sont donc restés dans l’établissement sous la surveillance des professeurs, mais sans que les cours ne soient assurés.  Sûrement pour pas déplaire aux élus du Département !

La soufflerie a finalement fonctionné de nouveau vers 11 heures, assurant un retour progressif à la normale du chauffage. Le déjeuner a été servi normalement à la cantine.

Vendredi 6 janvier, les 450 élèves de l’établissement avaient été renvoyés chez eux à la suite d’un autre défaut de chauffage, consécutif au dysfonctionnement du système informatique d’amorçage de la chaudière. Des problèmes qui ne dateraient pas d’hier, d’après un professeur, qui affirmait que ces soucis étaient récurrents.

La FSU 45 a apporté son soutien aux enseignants en dénonçant auprès du Conseil départemental l’absence de  « mesure concrète d’amélioration du fonctionnement de la chaudière » à la suite de l’incident du 6 janvier.

Alerté, le Conseil départemental a annoncé qu’il allait mettre en place une mission afin de faire le point sur la situation et de mettre fin à ces problèmes.

Correspondants

 

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Cette entrée a été publiée le 27 janvier 2017 par dans anticapitalisme, ECOLE, services publics.