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ESPA Hutchinson à Fleury les Aubrais, toujours au point mort, après deux semaines de grève

80 salariéEs, sur les 200 du site, restent mobiliséEs pour une revalorisation de leur salaire. La direction fait toujours la sourde oreille et joue le pourrissement et la lassitude !

Deux semaines. Cela fait deux semaines aujourd’hui 07-02-2017, qu’une grève paralyse pour partie le site fleuryssois d’ESPA Hutchinson. « On en est toujours au même point », constate Pascale Montero, la secrétaire CFDT du comité d’entreprise.

« Rien n’a bougé depuis le début du mouvement, reprend-elle. La direction ne veut pas discuter avec nous, ni même venir nous voir. En revanche, elle se sert des panneaux d’affichage pour appâter les gens avec des affirmations qui ne sont pas vraies… »

Y a-t-il lien de cause à effet ? Comme les tensions avec la hiérarchie (« mais pas avec les non grévistes », certifie Pascale Montero), la mobilisation perdure. « Nous sommes toujours 80 soit en grève, soit à débrayer, avise-t-elle. Les gens ne veulent pas lâcher ! Ce qu’on demande n’est pas irréalisable : une augmentation de 23 euros brut par personne… C’est tout sauf déconnant ! » Ce serait même insuffisant !

Les résultats de l’entreprise « les objectifs qui nous avaient été fixés ont été dépassés » et au-delà, du groupe, qui a bouclé l’année avec « 7 millions d’euros de bénéfice », incitent les salariés à réclamer une revalorisation de leur salaire, dans le cadre des négociations obligatoires. Et c’est normal ! Le passé récent aussi : n’avaient-ils pas obtenu gain de cause, il y a deux ans, après huit jours de bras de fer ? « Mais à l’époque, rappelle Pascale Montero, la direction venait parlementer. On avait fini par trouver un accord… »

Pour sortir de l’impasse, une démarche a été entreprise hier auprès de l’Inspection du travail ; et un courriel a été adressé au service des Ressources humaines du groupe, à Paris. « S’il n’y a pas de dialogue, ce n’est pas de notre fait », insiste la syndicaliste.

Combien de temps les banderoles rappelleront-elles la grève, rue de Curembourg ? Question sans réponse. Mais un élément pourrait aider à les ranger : la pression des clients, Airbus, SNCF ou Alsthom… « Comme ils ne sont pas livrés, perçoit Pascale Montero, ils doivent commencer à râler… »

La Solidarité ouvrière doit s’organiser à l’extérieur pour faire pression sur les patrons !

Correspondant local

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Cette entrée a été publiée le 9 février 2017 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, économie, local.