NPA Comité Orléans Loiret

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le collectif citoyen des jeunes majeur-es lance une campagne de parrainages !

Pour répondre aux questions des éventuel-les candidat-es, nous avons prévu de nous retrouver tous le 26 février, à 18 heures, au Cinéma les Carmes autour d’un beau film « Un Pais Calabrese ». Nous nous réunirons dans la salle du sous-sol après la projection.  comme il a été annoncé, le collectif citoyen des jeunes majeur-eslance une campagne de parrainage

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Nous souhaitons que ce parrainage s’inscrive dans la manifestation d’une solidarité concrète et déclarée avec celles et ceux qui sont le plus en difficulté ou risquent de s’y trouver sous peu. Nous n’écartons pas, bien sûr, la question des mineurs isolés qui arrivent sur le département et dont le sort reste incertain, tant qu’ils sont pris en charge par les services du département le temps d’évaluer leur situation et leur minorité. Mais il nous a semblé que la situation des jeunes majeur-es, dont certains s’épuisent moralement du fait de la précarité, mérite une attention immédiate. Bien évidemment, le soutien, par des parrains/marraines, de la majorité d’entre eux (ce que nous espérons !) permettra de consacrer des efforts ailleurs. Je vous adresse en pièce jointe un petit dépliant expliquant la démarche et vous confie le soin de faire la promotion de l’opération dans vos cercles personnels, syndicaux et associatifs.

Pour répondre aux questions des éventuel-les candidat-es, nous avons prévu de nous retrouver tous le 26 février, à 18 heures, au Cinéma les Carmes autour d’un beau film « Un Pais Calabrese ». Nous nous réunirons dans la salle du sous-sol après la projection.

Ils sont venus ici, ils doivent pouvoir rester ici
Nous les prenons sous  notre protection
De nombreux jeunes isolés étrangers scolarisés sont aujourd’hui menacés.
Ce sont nos élèves, les copains de nos enfants, nos voisins. Nés ailleurs, contraints à l’exil
par la guerre, la répression ou simplement la misère, ils sont arrivés mineurs et sans famille
sur notre territoire.
Leur situation est très précaire : l’administration française, d’une manière générale, est réticente
à les accueillir et à leur donner les moyens de faire des études, une formation, acquérir
un droit au logement et globalement de mener une vie personnelle comme celle de leurs camarades
de classe. Nombreux sont ceux qui se voient refuser d’emblée le droit au séjour et
sont menacés de renvoi dans leur pays d’origine, avec lequel ils n’ont bien souvent plus de
contact et où ils n’ont pas d’avenir.
Aujourd’hui, ils ont peur, certains sont désespérés. Demain, ils peuvent être embarqués de
force, menottés sur un siège d’avion, vers un pays qui n’est plus tout à fait le leur. Et c’en
sera fini de leurs amours, de leurs rêves, de leurs projets …

Face à une politique qui fait de l’immigration un « problème », de l’étranger un bouc émissaire,
du sans papier un sans droits, exploitable ou expulsable à volonté, nous faisons le choix de l’accueil
et de la solidarité, le choix de la lutte commune pour une société plus juste, riche de ses diversités.
Merci d’être avec nous pour nous y aider.
❒ Le respect de quelques uns de leurs droits obtenu
par la mobilisation
En 2012-2013 : nous avons réussi à faire reconnaître par l’inspection académique le principe
d’une continuité de la scolarité après 16 ans
En 2014 : après la défaillance volontaire du Conseil Départemental, nous avons acquis l’assurance
d’un droit à l’hébergement sous la responsabilité de l’État
En 2015 : nous avons réussi, par un dépôt massif de recours, à faire appliquer un article de loi
concernant les jeunes en formation professionnelle pour qu’ils obtiennent des titres de séjour
« salarié »
Mais ces petites « victoires » sont loin de résoudre la situation de tous ces jeunes :
– certains ont eu un refus de séjour et sont frappés d’arrêté préfectoral les obligeant à
quitter le territoire (OQTF) ; ils sont d’ores et déjà menacés de ne plus être hébergés,
n’ont aucune ressource et le plus grand mal à se nourrir
– Certains n’ont qu’un titre de séjour très précaire ne leur donnant pas le droit au travail
ou seulement à titre accessoire
– Certains n’ont reçu, après plusieurs mois, aucune réponse à leur demande de titre de
séjour
Dans ces conditions leur vie quotidienne est extrêmement difficile ce qui impacte leur stabilité
psychologique et sociale.
❒ Le dispositif le plus répressif depuis plus d’un demi-siècle
• Les préfectures continuent d’appliquer une philosophie de la dissuasion et du soupçon sans
considération humanitaire.
• Le CESEDA, modifié une énième fois par le gouvernement de François Hollande, continue à
précariser, dans une logique xénophobe, non seulement les sans papiers, mais aussi les
étrangers en situation régulière
• Ce texte n’améliore pas les possibilités d’accès au séjour et les droits des étrangers et, en ce
qui concerne les jeunes étrangers isolés, il n’a pas intégré les dispositions favorables qui

avaient été ouvertes par voie de circulaire. L’accélération des procédures et le raccourcissement
des délais de recours qui visent à faciliter les expulsions au détriment du respect
des droits de la personne, sont une grosse menace pour tous
❒ Quel est le sens de ce parrainage ?
De 2006 à 2012, de nombreuses mairies avaient ouvert leurs portes et procédé à des parrainages
républicains pour faire face à une menace qui touchait déjà plus d’une centaine de
jeunes et de familles dans le Loiret ; il s’agissait alors d’offrir à ces personnes une protection
contre les tentatives d’expulsion.
Aujourd’hui nous pensons qu’il est crucial d’offrir aux jeunes les plus démunis, outre cette
protection, un accompagnement moral et matériel.
Ce parrainage est aussi bien sûr un acte visible de résistance et de solidarité alors que
la volonté des gouvernements successifs est d’aggraver la répression et l’exclusion des étrangers.
Sa portée est ainsi éminemment politique.
Il est enfin une façon d’exprimer une volonté de mieux « vivre ensemble » dans notre
pays et d’offrir aux filleul-es des perspectives d’avenir.
❒ Quels sont les parrains ?
Chaque jeune aurait AU MOINS un parrain ou une marraine, citoyen, citoyenne, prêt-e à
s’engager sur la durée, jusqu’à la stabilisation de la situation, voire au-delà selon les liens qui
se seront tissés.
Pour officialiser le serment de parrainage, même si celui-ci reste symbolique, nous procéderons
à une cérémonie festive et collective à laquelle tous les jeunes, les parrains et marraines
participeront.
❒ Quels sont les engagements pris ?
Ainsi, parrainer un jeune :
– C’est être un guide et lui permettre d’échapper à la fatalité de devoir rester
dans l’ombre et vivre dans la peur.
– C’est lui apporter une aide dans ses démarches (administratives, de santé, de
scolarité, etc….), une aide matérielle (nourriture, transport, hygiène, etc…), un
soutien social, affectif.
– C’est attester publiquement que ce-cette jeune crée réellement des liens et tisse
des réseaux d’amitié au sein de notre société.

 

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Information

Cette entrée a été publiée le 27 février 2017 par dans anticapitalisme, Immigrés, SOLIDARITES.