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26 avril 1937 Guernica ou le massacre des innocents

À Londres, le comité de non-intervention en Espagne, dont fait parti l’Allemagne nazi et l’Italie fasciste, décide d’interdire les départs de volontaires pour les Brigades Internationales et de mettre un contrôle international aux frontières et dans les eaux territoriales espagnoles. Il entre en vigueur le 19 mars 1937.

Le lundi 26 avril 1937, pendant un jour de marché, la petite ville basque de Guernica est bombardée par des avions allemands et italiens.

C’est la première fois dans l’Histoire moderne qu’une population urbaine est sciemment massacrée en Europe. Ce massacre a été voulu par Hitler, allié du général Franco dans la guerre civile espagnole, pour terroriser la population civile.

Terrain d’essais pour les militaires nazis.

guernicaruines_maxi

Dès le début de la guerre civile, Hitler a utilisé l’Espagne comme un banc d’essai pour des armes nouvelles et un terrain d’entraînement pour ses aviateurs. En octobre 1936 a été créée une unité d’intervention spéciale, la Légion Condor, sous le commandement du général Hugo Speerle.

Forte de 6500 hommes, la Légion Condor comprend quatre escadrilles de 12 avions de chasse et de bombardement, trois escadrilles de six avions de reconnaissance, une escadrille de six hydravions et un groupe de 48 blindés.

Lorsque les franquistes dirigent leurs attaques sur le pays basque et les Asturies, au nord-ouest de l’Espagne, elle va s’acquérir une sinistre notoriété en bombardant Guernica, une ville de 7 000 âmes, connue pour son chêne sacré au pied duquel se réunissaient depuis le Moyen Âge les représentants du peuple basque.

La veille du drame, elle est traversée par les combattants républicains basques, les gudaris. Ils fuient l’avance des franquistes et tentent de gagner Bilbao, au nord, en vue d’y organiser une nouvelle ligne de défense. Le baron von Richthofen propose à ses alliés espagnols de couper la route aux fuyards en détruisant le pont de Rentería, au nord de Guernica. Il n’est pas officiellement question d’attaquer la ville proprement dite.

Une tragique première en Europe.

Dans les faits, les 33 bombardiers de la Légion Condor emportent dans leurs soutes non seulement des explosifs brisants et des bombes antipersonnelles utiles pour cette mission mais aussi 2 500 bombes incendiaires.

Ces ogives bourrées d’aluminium et d’oxyde de fer sont capables d’élever la température environnante à 2700°C. Rien à voir avec la simple destruction d’un pont !

Accompagnés de plusieurs chasseurs et d’avions italiens, les bombardiers attaquent la ville en plusieurs vagues, au moment où se tient le marché, de 16h30 à 18h. Les deux tiers des maisons, la plupart en bois, sont détruites et incendiées.

À la faveur du bombardement, les nazis mettent au point une stratégie de terreur qu’ils auront l’occasion de réemployer pendant la Seconde Guerre mondiale, avec par exemple le sinistre sifflement des Stukas en piqué.

L’attaque fait selon les estimations les plus plausibles 800 à 1 000 morts. Il est possible que le général Franco n’en ait pas été informé au préalable… ce qui ne veut pas dire que, dans le cas contraire, il s’y serait opposé.

Trois jours plus tard, le 29 avril, les franquistes font leur entrée dans la ville dévastée. Le général Emilio Mola, qui n’a rien d’un tendre, est lui-même choqué par le spectacle de désolation.

À l’étranger, les révélations sur le bombardement entraînent beaucoup de démocrates à retirer leur soutien au général Franco et au camp nationaliste…

L’émotion dans le monde est intense et révèle au grand jour la trahison de la Social Démocratie au pouvoir en France (Président du Conseil Léon BLUM issu du Front Populaire de juin 36 et soutenu par le PCF). Le gouvernement en place, sans même intervenir, s’est toujours refusé à livrer des armes, avions et canons pour aider les républicains.  L’intervention des Nazis allemands et des Fascistes italiens aux côtés de Franco était connue de tous. Les chancelleries internationales, soit disant pour préserver la paix, ont refusé toute aide militaire aux républicains. La même histoire se répétera lors de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les Nazis ……et n’empêchera pas la guerre mondiale !

En Espagne, début mai, à Barcelone les communistes et  la police à leurs ordres attaquent les piquets de grèves en particulier celui du central téléphonique de Barcelone tenu par les miliciens de la CNT. Le chef du gouvernement Largo Caballero démissionne, il est remplacé par Juan Négrin, socialiste, mais qui ne peut s’appuyer que sur le parti communiste, seul parti organisé et résolu et qui dispose des fournitures d’armes en provenance de l’Union soviétique, laquelle s’est retirée du pacte de non-intervention. Il dissout le POUM tandis que les membres du parti communiste font la chasse aux Trotskistes du POUM. Cette chasse aux anarchistes et trotskistes par les communistes espagnols est la suite logique de ce qui se passe en URSS où Staline s’est débarrassé des trois quart du Comité Central issu de la Révolution d’Octobre et où va s’ouvrir à Moscou en 1938 la purge de l’armée qui va complètement détruire ce corps la veille de l’attaque en 1941 de l’URSS par les Nazis. Le 31 mai, l’Italie et l’Allemagne se retirent du comité de non-intervention en Espagne ils vont pouvoir intervenir au grand jour sans qu’aucune « démocratie » ne lève le petit doigt !

 

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