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ALGERIE : Les communaux reviennent à la charge

Liberté, 21 mai 2017

Après une brève accalmie, les travailleurs du secteur des communes affiliées au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) reprennent le chemin de la contestation, en annonçant une grève nationale et cyclique de dix jours à partir de demain.
Ainsi, dans un communiqué rendu public, le Snapap, qui est également sous la bannière de la Confédération générale autonome des travailleurs algériens (Cgata), dénonce “l’indifférence” de la tutelle quant à la prise en charge des revendications des travailleurs et fait savoir que le secteur des communes sera paralysé jusqu’au 31 du mois en cours. “Malgré plusieurs actions de protestation que nous avons organisées auparavant, la tutelle ferme toujours les portes du dialogue et poursuit sa politique de fuite en avant”, indique en préambule le Snapap.
Ce syndicat dit regretter “le pourrissement imposé par la tutelle”, tout en affirmant que le département de Noureddine Bedoui est “l’unique responsable de cette situation”.
“Les membres du conseil national ont, à l’unanimité, opté pour la reprise de la contestation par des grèves cycliques, à savoir du 22 au 31 du mois en cours”, a souligné ledit document. S’agissant des revendications soulevées par les protestataires, on retrouvera la révision des primes à hauteur de 20 000 DA, de l’allocation familiale et de l’indemnité de la femme au foyer à 8 000 DA et l’application de l’indemnité des agents de l’état civil à compter du 1er janvier 2008.
En outre, et selon le même communiqué, le Snapap exige la “révision et l’uniformisation des statuts particuliers des fonctionnaires des communes, l’abrogation de l’article 87 bis de la loi de 90/11, l’intégration en priorité des contractuels et vacataires en poste, la révision du code du travail selon les amendements apportés par le BIT”. Ce syndicat autonome revendique, par ailleurs, le “strict respect” des libertés syndicales et le droit de grève, la réintégration de tous les syndicalistes licenciés de leurs postes de travail, l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs.
Enfin, les rédacteurs de cette missive se disent “prêts au dialogue” avec la tutelle, dans le but d’aboutir à l’élaboration du statut particulier, du régime indemnitaire, ainsi que de toutes les lois relatives aux travailleurs. Il y a lieu de rappeler que c’est le troisième mouvement auquel ont eu recours les communaux depuis le début de l’année.

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Cette entrée a été publiée le 23 mai 2017 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, MAGREB.