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Métropole de Montpellier : 7 vice-présidents évincés car non « Macron compatibles »

Ils ne veulent pas rallier le camp de La République en marche, comme l’exige Philippe Saurel.

Une révolution politique. La deuxième moitié du mandat est enclenchée à la Métropole. Son président, Philippe Saurel, recompose son exécutif en créant un groupe La République en marche et apparentés. Et exige que ses vingt vice-présidents intègrent le mouvement ou, a minima, qu’ils soient « Macron compatibles ».

Dommage collatéral immédiat, sept vice-présidents sont invités à quitter leur fonction au cours d’un conseil de Métropole extraordinaire programmé le 5 juillet. Et dont l’unique ordre du jour sera de voter pour la constitution du nouvel exécutif. Sauf que cela ne devrait pas se passer de façon si consensuelle…

Audrin, Revol, Bonnal, Meunier, Cassar…

C’est en conférence des maires à la Métropole ce lundi matin, que l’information a été donnée par le président. Avec quelques grincements de dents, comme on peut s’en douter, certains perdant une confortable indemnité de 2 000 €, d’autres regrettant le caractère trop politisé de la démarche dans une assemblée qui avait fait la promesse, en 2014, de s’exonérer de toute politique. Cela s’appelait le pacte de confiance. Mais pour Philippe Saurel, ce pacte avait été rompu après l’éviction d’Isabelle Gianiel, freinée par plusieurs maires de la Métropole, ou celui du transfert de compétence du Département. L’assemblée va donc devenir politique.

Vont probablement perdre leur poste de vice-président, Jean-François Audrin, le maire de Saint-Georges-d’Orques a proposé sa démission pour « ne pas trahir ses convictions » auprès de ses électeurs, lui qui a été élu sous l’étiquette Les Républicains. René Revol, maire de Grabels et remplaçant de Muriel Ressiguier aux législatives sous l’étiquette de la France insoumise, est invité à rendre sa vice-présidence. Tout comme le maire du Crès, Pierre Bonnal, décidé à rester socialiste.

« Le maire de Montpellier vient de rompre de façon unilatérale son pacte de confiance avec nous les maires de la Métropole »

On parle aussi de la première vice-présidente Catherine Dardé, adjointe au maire de Castelnau, qui refuse d’intégrer LRM. Ce qui fait dire au sénateur maire de Castelnau-le-Lez Jean-Pierre Grand : « Le maire de Montpellier vient de rompre de façon unilatérale son pacte de confiance avec nous les maires de la Métropole. Cette situation est de nature à dévoyer dans un premier temps et à déstabiliser dans un second, le fonctionnement harmonieux de notre institution intercommunale dans laquelle nous représentons nos communes et non un parti politique. »

Proche de la France insoumise mais non encartée, Isabelle Touzard, maire de Murviel-lès-Montpellier, devrait aussi laisser sa vice-présidence, ainsi que Michèle Cassar, maire de Pignan, qui refuse d’intégrer un mouvement politique quel qu’il soit conformément à ses promesses de campagne.

Le maire de Lattes, refuserait de rendre sa délégation

Enfin il reste le cas épineux du maire de Lattes, Cyril Meunier, invité lui aussi à démissionner de gré ou de force. Selon nos informations, il devrait refuser de rendre sa délégation. Il sera donc écarté de force au cours du vote du 5 juillet. Il devrait préciser son opinion ce matin au cours d’une conférence de presse.

Les treize autres vice-présidents se rattacheront au groupe LRM et apparenté. Certains en adhérent au mouvement présidentiel, d’autres étant estampillés « Macron compatible », à l’instar du maire de Saint-Brès, Laurent Jaoul. On évoque le président de Tam, le Montpelliérain Abdi El Kandoussi, pour prendre la présidence de ce groupe. Et la maire de Saint-Drézéry, Jackie Galabrun-Boulbes, pourrait devenir la nouvelle première vice-présidente.

Une majorité à obtenir

Parmi les nouveaux entrants, on est sûr de Gilbert Pastor, maire de Castries qui est aujourd’hui un adhérent d’En Marche ! À l’ouest, le maire de Cournonterral, Thierry Breysse, restera socialiste mais Macron compatible. Au nord, Jean-Marc Lussert, maire de Prades-le-Lez, devrait aussi intégrer les vingt vice-présidents de la Métropole ainsi que le maire de Vendargues, Pierre Dudieuzère, et celui de Juvignac, Jean-Luc Savy.

La stratégie d’instiller du mouvement En Marche ! dans le maximum de collectivités vient du président Macron en personne qui s’organise pour mettre des groupes dans des collectivités territoriales. Mais à Montpellier, le vote promet d’être serré car, en face, la fronde s’organise et l’idée de voir les deux plus grosses communes du périmètre (Lattes et Castelnau) absentes de l’exécutif promet quelques passes d’arme musclées.

 

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Cette entrée a été publiée le 27 juin 2017 par dans anticapitalisme, DEMOCRATIE, VILLE.