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Dans le Loiret, l’Etat supprime un dispositif d’aide aux femmes battues : Les attaques contre les femmes continuent !

A l’heure ou la défense de la cause des femmes est dans la bouche de tous les politiciens de droite comme de gauche et ce à l’occasion du décés de Simone Veil voilà un arrêté qui va directement contre la cause des femmes ! La préfecture du Loiret ne finance plus les deux assistants sociaux de l’Aidaphi qui intervenaient dans les commissariats et gendarmeries auprès des femmes victimes de violences conjugales. Le dispositif s’est arrêté le 1er juillet. La CGT fait part de sa « stupéfaction ».

La lutte contre les violences faites aux femmes est-elle encore une priorité dans le Loiret ? On peut se poser la question, alors que la préfecture vient de prendre une décision pour le moins étonnante : la suppression des postes d’assistants sociaux qui intervenaient dans les commissariats et gendarmeries. Dans le jargon administratif : les ISCG (intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie). Leur rôle était d’apporter un soutien social et psychologique aux femmes battues qui portent plainte.

femmes-violences

Créé en décembre 2015, le dispositif était confié à l’association Aidaphi et financé via le FIPD, le Fonds interministériel de prévention de la délinquance. Un poste en CDD était dévolu à Orléans, un autre en CDI au Montargois-Giennois. Mais le 22 juin, la préfecture du Loiret a averti l’Aidaphi de l’arrêt du dispositif au 1er juillet, avec même un effet rétroactif sur le financement, puisque les crédits se sont arrêtés au 31 décembre 2016 ! En l’absence d’explication de la préfecture, qui reste muette sur le sujet, on peut faire l’hypothèse que les crédits ont été réorientés vers la lutte contre la radicalisation. Quoi qu’il en soit, la suppression de ce dispositif est en totale contradiction avec le plan triennal de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019), adopté l’an passé :

425 femmes rencontrées en 2016 par les ISCG du Loiret

Pour Jean-Philippe Plaine, éducateur spécialisé et délégué syndical CGT à l’Aidaphi, cette décision est un non-sens : « Les violences conjugales, c’est un phénomène complexe, qui nécessite une approche particulière par des travailleurs sociaux formés, ce n’est pas le boulot des policiers ni des gendarmes de faire du soutien social ou juridique aux femmes victimes de violences ».

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La CGT a distribué des tracts sur ce sujet lors de la dernière assemblée générale de l’Aidaphi Loiret – CGT Loiret

De son côté, le syndicat de police SCSI (syndicat des cadres de la sécurité intérieure) se dit « abasourdi »et entend demander prochainement des explications à la préfecture su Loiret.

 

06-07-2017

 

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Cette entrée a été publiée le 8 juillet 2017 par dans anticapitalisme, femmes, REACTION.