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Ligne Orléans/Châteauneuf : l’enquête publique est terminée, les habitants divisés par des municipalités hostiles au rail !

Des centaines d’habitants se sont déplacés pour donner leur opinion sur le projet de ligne Orléans/Châteauneuf, dans les six communes concernées par la ligne.

. Ce jeudi s’achevait l’enquête publique d’une semaine sur le projet de ligne ferroviaire Orléans/Châteauneuf-sur-Loire. Une enquête qui a vu des débats riches – voire houleux –, l’expression d’opinions radicalement opposées, et de surprenants rebondissements dans les positions des six municipalités concernées. Les commissaires enquêteurs auront fort à faire pour déterminer le bien-fondé du projet.

La ligne a été ouverte à l’exploitation sous la Troisième République le 3 novembre 1873.

La fermeture au service ferroviaire des voyageurs est intervenue le 15 mai 1939, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, notamment sous l’effet de la concurrence des transports en autocars de la compagnie des transports régionaux de l’Est et du Centre (TREC).

La section des Bordes à Nevoy-garage (PK 162,258 à 181,177) a été déclassée le 12 novembre 1954 puis déposée.

Actuellemen, les tronçons d’Orléans à Saint-Denis-de-l’Hôtel et du camp militaire de Nevoy (à Gien) sont utilisés pour le trafic de marchandises. La section des Bordes à Nevoy a été déclassée. Une réouverture au trafic voyageurs, entre Orléans et Châteauneuf-sur-Loire, est prévue pour la fin de l’année 2021.

Le projet de 200 millions d’euros prévoit la remise en service de 6 gares et la réouverture de 25 kilomètres de lignes pour les voyageurs.

Les partisans

Côté pour, il y a l’association Star 45, et la majorité des habitants des communes les plus éloignées d’Orléans. À Saint-Denis-de-l’Hôtel, le public en est déjà à son troisième registre. On y trouve pêle-mêle les « bon pour accord », la motion de soutien votée par le conseil municipal de Jargeau… « C’est vital pour notre commune », lance un habitant.

« Ça s’inscrit dans le sens de l’histoire au vu de la transition énergétique et écologique, des enjeux de santé publique et de décloisonnement du territoire », énonce un autre. Et de citer le million de déplacements quotidiens, dont 55 % en automobiles ; la tangentielle saturée ; le trafic en hausse…

Ça s’inscrit dans le sens de l’histoire au vu de la transition énergétique et écologique, des enjeux de santé publique et de décloisonnement du territoire.

Bouchons, nuisances sonores, pollution et désenclavement sont les arguments fréquemment cités. Un agriculteur se réjouit qu’on ait prévu de déplacer un passage à niveau, ce qui lui évitera des détours.

 

Les opposants

Ces passages à niveaux sont pourtant source de nombreux mécontentements. Un couple de Dionysiens anticipe « un gros préjudice avec la suppression des deux passages à niveau de notre secteur ».

L’Orléanais Xavier Neau, président de l’association 2ROC45, anti-train, regrette « le flou absolu » du projet. « On nous dit que ça va désengorger la tangentielle. Mais a-t-on mené une étude sur les reports de bouchons, les difficultés à se garer à proximité des gares ? Rue d’Ambert, par exemple, entre le tram et le train, il va y avoir du monde au passage à niveau, et des pics de pollution. »

Peu convaincu par les arguments en faveur du projet (« un pari sur l’avenir qui ne tient pas compte du futur : la voiture sera moins polluante en 2025, il y a de plus en plus de covoiturage et de télétravail… »), il dénonce les « 120 expropriations », le train au fond du jardin, et le coût du projet : la Région lui a annoncé un déficit annuel d’exploitation de 4 à 6 millions d’euros, « qui sera payé par tous les contribuables ».

La Région reste optimiste

« Toutes les lignes de train sont déficitaires, c’est la caractéristique des transports en commun. La ligne Orléans/Paris a un déficit de 23 millions d’euros par an, et on ne parle pas de l’arrêter », rappelle-t-on en Région. Qui se dit sereine sur le respect du planning, puisque la collectivité a inscrit l’enquête publique dans son calendrier.

Un calendrier important : si la ligne n’est pas lancée pas fin 2021, l’Europe ne donnera pas les 40 millions promis. Il s’agit de ne pas avoir de train de retard…

Indispensable. Les trois commissaires enquêteurs ont un mois pour rendre leur avis sur le sujet : « favorable », « favorable avec réserves » ou « défavorable ».
Dans les semaines suivantes (le délai maximum est d’un an !), le préfet s’appuiera sur cet avis (sans être obligé de le suivre) pour signer ou refuser une déclaration d’utilité publique. Celle-ci est indispensable pour que le projet voit le jour. Ce qui serait dans la logique des différents sommets contre les émissions de CO2 !

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Cette entrée a été publiée le 1 décembre 2017 par dans anticapitalisme, écologie, économie, ECOLOGIE, REGIONS, SNCF, transports, transports gratuits.