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Le coup du ministre Montoro : mettre sous tutelle les comptes de la municipalité de Madrid

21 novembre par PACD , Pilar Salán

Le ministre des Finances n’apprécie guère que le ’Gouvernement du changement’ de Madrid parvienne à enregistrer un excédent budgétaire, à augmenter les dépenses sociales et à réduire sa dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics. .

Face au dernier coup d’éclat du gouvernement du Parti populaire (PP) au pouvoir via la mise sous tutelle des comptes de la Mairie de Madrid, la Plateforme d’Audit citoyen de la Dette (PACD) considère indispensable d’apporter une réponse sociale unanime et ferme. Nous n’accepterons plus leurs pratiques illégitimes sous couvert de légalité, après avoir enduré avec une « patience » insupportable toutes leurs histoires de corruption.

Les multiples événements que nous subissons depuis ces dernières années nous démontrent, au-delà de l’analyse de chaque cas ponctuel, qu’une fois pour toutes nous devons proclamer haut et fort que la légitimité nous est beaucoup plus importante que la légalité. Cette légalité sous laquelle ils masquent toutes leurs activités indécentes, cette légalité qu’ils osent brandir alors que les institutions auxquelles ils appartiennent la violent constamment avec une honteuse impunité. Ils violent leurs propres directives, ainsi que celles qui viennent d’organes supérieurs comme celles de l’Union européenne – alors qu’ils s’appuient sur ces mêmes directives pour violer nos droits en permanence.

Nous voyons les choses changer depuis que certaines personnes sont entrées dans les institutions, mais nous ne devons pas oublier que ces institutions ont été construites, et parfaitement lubrifiées, pendant des décennies de manière à ce qu’elles fonctionnent en sens unique : contre nous.

Jour après jour, les personnes qui travaillent depuis ces institutions pour mettre en place des politiques réellement au service de toutes et tous essaient de trouver les failles légales pour gagner de petites batailles. Il devient cependant chaque jour plus clair que la désobéissance est la seule voie pour stopper certaines attaques.

Il devient chaque jour plus clair que la désobéissance est la seule voie pour stopper certaines attaques.

Si nous voulons en finir avec le détournement de nos droits et des budgets sociaux vers le paiement de dettes privées socialisées, il est indispensable que les mesures de désobéissance institutionnelle soient largement soutenues par la rue. Nous devons leur démontrer, tant à l’intérieur des institutions qu’à l’extérieur, que notre réponse est unanime.

Nous n’avons aucun doute quant aux différentes modifications légales que nous subissons ces dernières années : elles répondent uniquement à un plan pour « assainir » les dettes contractées par le gouvernement central et les gouvernements des communautés autonomes avec la socialisation des dettes privées. Les excédents budgétaires des municipalités sont alors utilisés pour payer ces dettes.

On a assisté à des déclarations qui font porter la responsabilité de cette situation au responsable des finances de la municipalité de Madrid, Carlos Sánchez Mato, en raison de son « engagement personnel et politique ». Une simple révision des agissements du gouvernement précédent en matière économique suffit pourtant à démontrer exactement l’inverse : c’est au Parti populaire (PP) au pouvoir à Madrid pendant des lustres qu’incombe la responsabilité de la mauvaise gestion dont a hérité la municipalité du changement d’Ahora Madrid (coalition actuellement à la tête de la municipalité).

Rappelons que ce gouvernement d’Ahora Madrid a plus qu’assaini ses comptes : il a enregistré d’importants excédents dépassant le milliard d’euros pour l’année 2016, tout en réduisant de 40 % la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
laissée par le gouvernement antérieur du PP. De plus, il a augmenté l’effort d’investissements de 102 %, dont 74 % pour les dépenses sociales.

Pourquoi la municipalité de Madrid subit-elle les foudres du ministre des Finances Montoro quand d’autres municipalités, Communautés autonomes et même la propre Administration centrale ont négligé toutes ces années ces différentes mesures économiques sans être sanctionnées pour autant ? Pourquoi le Plan Économique Financier (PEF) d’Ahora Madrid est-il rejeté alors que celui – clairement entaché d’irrégularités – du PP de Parla [municipalité de la communauté autonome de Madrid] est approuvé ? Ils agissent pour des raisons politiques afin de faire disparaître les alternatives à leur gestion qui nous mènent d’une crise à l’autre. Maintenir leur mantra « thatchérien » du il-n’y-a-pas-d’alternative sert à l’enrichissement de quelques-uns au détriment de la grande majorité. Ils ne veulent pas de politiques qui fassent passer les droits humains avant le paiement d’une dette illégitime Dette illégitime Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires…
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
– et qui résulte dans bien des cas d’illégalités. Ils ne veulent pas d’une majorité de la population se rendant compte qu’une alternative à leurs politiques d’austérité visant l’enrichissement oligarchique existe en effet. Ils ne veulent pas d’alternatives comme celle de Madrid ou celle de Ganemos Cordoba [« Gagnons Cordoue », nom de la coalition municipale pour le changement qui a gagné la ville de Cordoue] qui a déposé une motion prévoyant de consacrer l’excédent budgétaire à des plans de création d’emplois municipaux, ce qui ouvre une tout autre voie.

Pour le PP de Montoro il n’y a pas d’alternative, il veut que nous payions la dette coûte que coûte, or nous disons clairement OUI aux dépenses sociales, OUI à la satisfaction des besoins des personnes et NON au paiement de dettes illégitimes imposées dans la « règle de dépenses ».

 

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Cette entrée a été publiée le 1 décembre 2017 par dans anticapitalisme, économie, capitalisme, ESPAGNE.