NPA Comité Orléans Loiret

Nos vies valent plus que leurs profits! Mel de Contact : npa.orleans@orange.fr

SNCF : le trafic est revenu à la normale à Orléans, mais la grève est là !

En gare d’Orléans, les problèmes d’aiguillage sont terminés. La circulation des trains a repris. Mais un préavis de grève a été déposé pour la période allant du jeudi 30 novembre à 20 heures, au lundi 4 décembre à 20 heures. Il émane des syndicats parisiens.

Après deux jours de galère liés à des problèmes d’aiguillage, la circulation des trains a repris en gare d’Orléans. Mais le répit des voyageurs sera de courte durée : de nouvelles perturbations sont d’ores et déjà annoncées à partir de jeudi, 20 heures, et jusqu’au lundi 4 décembre à 20 heures, cette fois en raison d’une grève.

Sébastien Nugou, secrétaire régional de la CGT-Cheminots considére, avec les cheminots et la plupart des usagers qu’ennuis mécaniques et dégradation des conditions de travail ne forment qu’un même problème.

Concernant le mouvement social, tout d’abord : « Il provient des conducteurs et contrôleurs de Paris, qui protestent contre la fin de la multi-activités : Ces agents sont en train d’être affectés uniquement au réseau TER-Centre, alors qu’ils œuvraient jusque-là sur plusieurs Régions et lignes différentes ».

On peut donc s’attendre à quelques perturbations dans la Région : sur les lignes TER Paris-Orléans et Paris-Châteaudun-Vendôme-Tours ; ainsi que sur les lignes Intercités Paris-Les Aubrais-Orléans et Paris-Bourges-Montluçon.

La colère s’enracine, s’organise et converge dans plusieurs chantiers de la région SNCF de Paris Rive Gauche. Le mécontentement était palpable par les militants depuis Septembre, sans pour autant se traduire par une participation massive aux grèves, à l’exception de quelques chantiers. Le niveau de conscience et de compréhension des attaques en préparation contre les Cheminots s’est progressivement élevé au fil des discussions, tournées, heures d’information syndicale, assemblées et réunions diverses organisées ces derniers mois.  Dans un contexte de réorganisations et restructurations en cours sur l’ensemble de la région visant à préparer le transfert des Cheminots vers les filiales ou d’autres opérateurs, les secteurs les plus avancés se sont saisis de chaque occasion qui se présentait pour élargir la grève en s’appuyant sur les chantiers les plus mobilisés pour entraîner dans la grève les chantiers les moins mobilisés. À la conduite, la mobilisation autour d’un CRML injustement sanctionné s’est élargie pas à pas.

C’est maintenant le dépôt d’Austerlitz grande Ligne, rejoint par le contrôle, qui part en grève reconductible le 1er décembre avec une majorité de Cheminots en grève. La direction essaye d’imposer une scission des roulements par produit et prend prétexte d’une baisse de charge Intercités pour dégrader violemment les roulements. Les CRML de Montparnasse partent sur 3 jours à partir du 1er décembre. Sur l’axe Chartres – Rambouillet – Trappes – Montparnasse, une majorité d’ADC vont cesser le travail sur la journée du 1er décembre. Au TGV, une fraction significative des TGVistes se préparent à se mettre en grève à PMP le 1er décembre contre la scission du roulement en un roulement ‘inouï’ et un roulement ‘OUIGO’ avec l’attribution des évos et manoeuvres aux TB et non les TA dont l’avenir est menacé.

Austerlitz, le 24 Novembre, une quarantaine de tractionnaires se sont mobilisés et rassemblés pour exiger le maintien des emplois des femmes de ménages contractuelles dont les postes sont supprimés. A l’aiguillage et la circulation, c’est en masse que les Cheminots de Trappes, La Verrière, Plaisir Grignon et Versailles Chantiers et Matelots vont cesser le travail le vendredi 1er décembre. Plusieurs postes – dont celui de Versailles Chantiers – sont à 100 % de DII dont les cadres opérationnels. Il en est de meme à Trappes. Les taux de grévistes battent des records. Les agents de la zone d’Austerlitz se préparent et organisent leur combat. C’est tous ensemble que les aiguilleurs et agents circulation de ces trois zones (Trappes – Versailles – Austerlitz) vont converger le vendredi 1er décembre pour remettre collectivement les revendications des Cheminots à la direction de l’EIC PRG. Les revendications portent sur la rémunération et les emplois nécessaires pour assurer la charge en sécurité au vu de la multiplication des travaux sur le réseau.

La Manoeuvre avait déjà remporté de belles victoires lors de grèves locales en première moitié de 2017 et a encouragé les camarades de l’EIC à faire de meme.

Au Matériel, la mise en place des DII suscite une forte opposition. Lors de la grève du 19 Octobre, c’est sans DII que de nombreux Cheminots du Matériel ont débrayés. Les heures d’informations syndicales organisées démontrent un fort intérêt pour l’actualité. Les grèves victorieuses menées en début d’année 2017 démontre la aussi que la lutte, et seule la lutte paye. Au commercial, la grève s’annonce tres suivie sur EGT N et U par les commerciaux le vendredi 1er décembre pour s’opposer aux dégradations induites par la mise en place des ‘petits collectifs’, ardemment combattu pendant les grèves de 2016 et dont plusieurs aspects n’avaient pas pu être mis en place par la direction face à la mobilisation massive des Cheminots sur EGT N et U.

A l’Equipement, un préavis de grève a été déposé à compter du vendredi 1er décembre sur l’ensemble du weekend à l’occasion de la mise en service du Poste de Vanves pour combattre la fusion des établissements et les dégradations répétées des conditions de travail des Cheminots de l’Equipement dans un contexte de massification et multiplication des travaux. Le vendredi 1er décembre marque une étape importante pour tous les militants désireux de construire un Mouvement d’ensemble.

Des AG et rassemblements seront organisés partout sur la région le vendredi 1er décembre pour apprécier la situation et décider des suites.

 

Il y a donc un lien évident entre les luttes sociales et les soucis techniques, Sébastien Nugou le dit : « Si nous étions entendus lorsque nous faisons grève, les problèmes d’aiguillage n’auraient peut-être pas eu lieu la baisse des effectifs impacte la fréquence et la qualité des travaux de maintenance. Par exemple, au poste d’aiguillage des Aubrais, la révision des installations se fait désormais tous les seize mois… contre neuf mois auparavant ! Sur une voiture, si vous passez de deux entretiens par an à un seul, vous augmentez les risques… C’est pareil pour les équipements SNCF ».

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s