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Une piscine pour déchets nucléaires de longue durée à Belleville-sur-Loire !

Après avoir temporairement échappé au Pocl, la ligne pour train à grande vitesse qui devait relier Paris, Orléans, Clermont et Lyon, sur un tracé médian entre coteaux de Sancerre et de Pouilly fumé, la vallée de la Loire dans le Cher est une fois de plus sur la sellette  avec la possibilité de construction d’une piscine « d’entreposage » de déchets radioactifs à Belleville-sur-Loire, non loin de Sancerre.

C’est Reporterre.net, un site Francais d’actualité sous-titré « le quotidien de l’écologie » qui a joué les lanceurs d’alerte en annonçant à la  Une de son édition internet du 13 Février que « EDF veut construire une piscine géante de déchets nucléaires à Belleville-sur-Loire.” Et de décliner le projet par une série de quatre articles largement étayés. Selon Émilie Massemin, EDF (Électricité de France) et l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) réfléchiraient « dans la plus grande opacité à un nouveau bassin de stockage (une « piscine ») de combustibles usés, brûlants et hautement radioactifs. Reporterre révèle, après avoir réalisé une enquête durant de 3 mois, que « la centrale de Belleville-sur-Loire, dans le Cher, a été choisie pour les accueillir. »

La Hague saturé

Cette piscine pour déchets nucléaires serait devenue nécessaire en raison de l’augmentation des volumes des piscines de La Hague (Manche). C’est là que sont entreposés actuellement les combustibles usés des réacteurs nucléaires, et la structure arriverait à un seuil critique de remplissage. Dans cette optique EDF aurait lancé des études de faisabilité au niveau national pour la construction d’une nouvelle piscine « d’entreposage centralisé ». Les surplus de La Hague pourrait donc y être entreposés.  Selon Reporterre, ce serait la centrale de Belleville-sur-Loire (Cher) qui aurait été ciblée pour      réaliser cet équipement. Entre 6000 et 8000 tonnes de métal lourd  irradié soit plusieurs dizaines de cœur de réacteurs nucléaires pourraient se retrouver à baigner en bordure de Loire, au pied du piton de Sancerre et des ses vignobles. Des déchets qui seraient essentiellement du combustible MOX, pour Mélange d’OXyde de plutonium et d’OXyde d’uranium. Un produit à très importante radioactivité qui dégage une forte chaleur. Le problème de ce combustible, après son utilisation en centrale nucléaire, c’est qu’il met dix fois plus de temps à refroidir qu’un combustible classique (50 ans contre 5 à 8 ans).

 

Stockage ou entreposage

La position géographique quasi-centrale sur le territoire français, les conditions d’accès facilités par un réseau ferroviaire à proximité, seraient parmi les critères principaux du choix de Belleville. Pour l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)  ces deux conditions seraient d’ailleurs des exigences du cahier des charges. Il est certain que le rail paraît être une solution à priori moins accidentogène que les autres moyens d’acheminements. Surtout il permet d’éviter de facto les transports par voie routière et tous leurs possibles désagréments.  De plus, le site de la centrale de Belleville n’est pas encore saturé. Une situation qui provient du fait que seulement deux réacteurs ont été construit dans l’espace de 170 hectares initialement dévolu à quatre unités.

 

Il semble que le souci soit aussi un problème de dialectique même si le terme officiel utilisé pour qualifier la future piscine est « entreposage » qui indiquerait que, à terme, les déchets pourraient être déplacés pour être ré-employé dans des réacteurs de 4e génération. Beaucoup de spécialistes parlent de « Stokage » puisque, pour l’heure, il n’est pas considéré comme intéressant de valoriser immédiatement cette matière dans le parc de réacteurs à eau pressurisée.

Selon Reporterre, “l’entreposage en piscine de matières radioactives est risqué“. En effet, les assemblages doivent être refroidis en permanence sous plusieurs mètres d’eau, sous peine de s’échauffer et de rejeter d’énormes quantités de matières radioactives dans l’atmosphère. En 2011, après l’accident de Fukushima, les observateurs avaient retenu leur souffle quand la piscine d’entreposage du réacteur numéro 4 menaça de perdre son eau : « Si la catastrophe s’était produite, il aurait fallu évacuer toute la population dans un rayon de 250 kilomètres, soit quasiment jusqu’à Tokyo ! » rappelle Yves Marignac, consultant international et directeur de WISE-Paris. »

Contacté EDF n’aurait “ni confirmé ni infirmé cette information” mais précisé qu’officiellement, de son côté “aucune décision n’est prise pour le moment” concernant l’implantation du site. En ce qui concerne les élus, l’équipe de journalistes de Hervé Kempf, le rédacteur en chef du site, n’aurait pas pu obtenir de commentaires hormis celle du député Berruyer François Cormier-Bouligeon qui aurait avouer n’être « pas au courant… »

Le projet n’est pas encore définitivement acté et demandera d’ailleurs plusieurs années avant d’arriver à son terme. D’ici là, élus et riverains auront probablement été plus informés…

F.Simoes

 

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Cette entrée a été publiée le 21 février 2018 par dans anticapitalisme, écologie, nucléaire.