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Le Front Polisario chasse une filiale d’Air France du Sahara Occidental occupé

Par Sadek Sahraoui – La procédure de justice engagée en automne 2017 par le Front Polisario contre la compagnie aérienne Transavia, qui avait inauguré un vol entre Paris-Orly et la ville sahraouie occupée de Dakhla, a porté ses fruits : la firme aérienne à bas prix néerlandaise, qui fait partie du groupe Air France-KLM, a annoncé hier l’annulation de sa desserte Paris-Dahkla sans en expliquer les raisons. L’agence EFE et la presse espagnole s’en est d’ailleurs fait largement écho dans la journée d’hier sous le titre de «Echec du premier vol qui liait Dakhla à Paris».

Les observateurs soutiennent qu’il s’agit là des effets de pressions politiques, diplomatiques et juridiques exercées par le Front Polisario sur le Maroc et la France. Cette annulation est ainsi perçue comme une nouvelle victoire du Front Polisario dans sa quête de liberté d’indépendance.

L’avocat du Front Polisario auprès de la Cour européenne, Gilles Devers, a annoncé en octobre dernier qu’un acte huissier a été délivré à la compagnie Transavia pour l’application de l’arrêt de la Cour européenne de justice qui consiste à n’autoriser aucune transaction économique ni commerciale sans l’accord du peuple sahraoui, par le biais de son représentant légitime, le Front Polisario. Devant la crainte de se retrouver un jour dans le box des accusés, Transavia a, selon toute vraisemblance, choisi de se reconsidérer son projet d’ouverture de ligne avec le Sahara Occidental occupé.

La Cour européenne de justice a rendu le 21 décembre 2016, rappelle-t-on, un arrêt dans lequel elle a fait la distinction et la séparation entre le Maroc et le Sahara Occidental occupé et interdit ainsi tout accord, activité économique ou transaction commerciale pour tous les pays membres de l’UE sans l’accord du peuple sahraoui, donc du Front Polisario.

Maître Gilles Devers avait alors dénoncé aussi les tentatives de nombre de pays européens (Allemagne, Espagne, Portugal et France) à vouloir contourner l’arrêt de justice en faveur du Maroc, les qualifiant de «pays bandits» qui s’organisent à violer le droit. Pour les prochaines actions que doit mener son cabinet dans le cadre de l’application de l’arrêt de justice, l’avocat a cité la procédure engagée auprès de la Cour européenne de justice le recouvrement de la dette douanière auprès des Douanes européennes pour récupérer toutes les taxes douanières qu’ont engendrées les transactions commerciales des produits sahraouis depuis l’an 2000 et le préjudice occasionné par l’accord de pêche, dont le chiffre d’affaires est environ 200 millions d’euros par an.

Me Devers a également évoqué la prise en charge d’une autre procédure à la Cour pénal internationale (CPI) pour sur le rôle de l’Espagne, qui reste toujours la puissance administrante, dans la protection des Sahraouis dans les territoires occupés.

S. S.

 

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Cette entrée a été publiée le 19 mars 2018 par dans Actualités des luttes, AFRIQUE, anticapitalisme, COLONIALISME, international.