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Parcoursup : encore près d’un lycéen sur trois sur le banc de touche

Le mardi 22 mai, les lycéens recevaient les premières réponses à leurs vœux sur Parcoursup et, en pleines révisions du bac, pour 50 % d’entre eux qui n’avaient reçu aucune réponse positive, les résultats n’ont fait qu’accroître le stress des examens. Une semaine plus tard, ils sont encore un tiers à n’avoir que des vœux en attente ou même à n’essuyer que des refus.

A Orléans dans un établissement à l’Ouest de l’Agglomération, des lycéens en seraient venus aux mains parceque l’un d’entre eux mal noté aurait été « choisi » et pas les autres !

Sur les 810 000 jeunes inscrits sur Parcoursup, ils étaient seulement 419 000 à recevoir au moins une réponse favorable à l’un des vœux qu’ils avaient émis concernant leur accession aux études supérieures mardi 22 mai, lorsque les premiers résultats sont tombés. Les principales victimes de cette sélection sauvage sont les jeunes issus d’établissements des quartiers populaires. Dans certaines classes de lycées dits « sensibles » aucun élève n’a reçu de réponse positive à l’un de ses vœux au cours de cette première phase d’admission sur Parcoursup.

Dès lors, le gouvernement et ses plus fervents défenseurs n’ont eu de cesse de défendre ce système par tous les moyens, bien que les arguments manquent, enjoignant les lycéens à valider ou refuser le plus rapidement possible les vœux pour lesquels ils ont reçu une réponse favorable, dans le but de libérer de la place pour ceux qui sont en liste d’attente. Mais cet inquiétant et aléatoire jeu de chaises musicales, à quelques jours du baccalauréat, est loin d’avoir permis à tous les lycéens de trouver leur compte.

En effet, à une semaine des premiers résultats de Parcoursup, ils sont toujours 260 000 à ne pas avoir reçu de réponse positive à au moins un de leur vœu, soit près d’un tiers des futurs bacheliers encore sur le banc de touche. Toute honte bue, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, a déclaré ce mardi que « c’est une bonne dynamique ! ».

Pourtant, l’une des différences centrales entre APB et Parcoursup est que les vœux ne sont plus hiérarchisés par ordre de préférence. Ainsi, nombre de lycéens se voient donc sous pression pour accepter un second choix ou prendre le risque d’attendre de remonter sur la liste d’attente de la formation qui leur fait vraiment envie. D’autres, enfin – et majoritairement ceux issus des classes les plus populaires – se voient refusés dans la plupart des formations.

Dans un témoignage publié sur Libération, Garance, 19 ans, et en réorientation via Parcoursup, s’interroge : « Et les élèves qui n’ont pas appris à se vendre, à se mettre en avant, à démontrer leurs qualités, comment s’en sortent-ils ? Les enfants dont les parents ne peuvent les aider à écrire une lettre en 2 500 caractères, espaces inclus, comment s’en sortent-ils ? Est-ce que ça veut dire qu’ils sont moins capables ? Non, juste qu’on ne peut pas comparer 810 000 élèves entre eux. Chacun est différent, les qualités et les notes de l’un ne devraient pas être un critère de sélection imposé à l’autre. »

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Cette entrée a été publiée le 30 mai 2018 par dans anticapitalisme, ECOLE, LYCEENS-NES.