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Contre les privatisations : Le Site d’Orléans occupé et 147 sites d’Enedis (ex-GDRF) et Engie (ex-EDF) en grève !

Coupures ciblées et passage des usagers en heures creuses

Contre les privatisations : 147 sites d’Enedis (ex-GDRF) et Engie (ex-EDF) en grève

Tandis qu’Emmanuel Macron vient d’annoncer le lancement d’une vague de privatisation, notamment à Engie (ex-ERDF), c’est un vaste mouvement de grève et d’occupation, déclenché à Marseille le 30 avril dernier, qui s’est répandu comme une trainée de poudre : ce mercredi 147 étaient touchés par la grève dont une centaine bloqués contre la casse des statuts et des conditions de travail, et pour la défense d’un service public de l’énergie, à l’heure où le prix du gaz risque encore de grimper de 6% au 1er juillet.

Le Site d’Orléans Bd Alexandre Martin est bloqué et occupé depuis plusieurs jours !

Le 21 juin Tous ensemble avec les gaziers et les électriciens à partir de 9h00 et toute la journée (Barbecue le Midi) site d’Arc (à côté de la gare) pour une opération entreprise morte et la satisfaction des revendications

CGT Energie

Grève, occupation et blocage : une mobilisation qui prend de l’ampleur

Les sites de Saint-Etienne après celui de Marly et Maubeuge dans le Nord, de Magnanville ou d’Hénin-Beaumont en Ile-de-France ou encore à Vénissieux dans la banlieue lyonnaise…En tout ce sont 147 sites Enedis (ex-GRDF) et Engie (ex-ERDF) qui étaient touchés par un mouvement de grève ou de blocage ce mercredi 13 juin, à l’appel de la CGT-Energie. La vague de mobilisation de l’énergie est partie, il y a plusieurs semaines de Marseille, où les gaziers et les électriciens de la cité phocéenne étaient décidés à rejoindre les cheminots. Peu médiatisée, elle a pourtant éclaboussé sur son passage le premier ministre Edouard Philippe, lors de sa visite à Toulouse. Le bras droit du président a du présenté un discours sur le Pacte financier avec Toulouse métropole « a capella », faute de jus pour le micro : les électriciens avaient coupé l’électricité spécialement pour sa venue. Une manière aussi pour les salariés de l’énergie de manifester leurs soutiens aux 200 cheminots et travailleurs hospitaliers venus l’interpeller.

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A l’image celle de Toulouse, les actions des électriciens peuvent prendre la forme de coupure de courant ciblés, notamment lorsqu’il s’agit de marquer un coup politique. Mais aussi celle d’une généralisation du passage en heures creuses pour les usagers, à l’image des actions « Robins des bois » menés durant la loi Travail au printemps 2016. Plus de 80 sites de GRDF (filiale d’ENGIE) et d’ENEDIS (filiale d’EDF) sont actuellement occupés par des agents en lutte. Les agents se sont invités également dans une séance du CCE de GRDF pour remonter leurs inquiétudes.

Privatisation d’Engie : hausse des tarifs et casse des conditions de travail sur l’autel des profits

Parmi les revendications de cette mobilisation, appuyée par la CGT Energie, le rejet de la marchandisation du service public de l’énergie. En effet, les grévistes dénoncent les politiques mises en place par les directions des deux entreprises qui sont toujours à capitaux publics mais ne relevant plus d’un EPI. Pour Engie, le président lui-même l’a annoncé : avec la Française des jeux, et l’Aéroport de Paris, Engie va être vendue à des capitaux privés. Avec elles, les barrages hydrauliques et l’entreprise de Réseau et Transport d’Electricité (RTE), ce que les grévistes dénoncent.

Tract CGT Energie

 

Ce sont également les conditions de travail qui sont directement visées par les directions : outre la perte de pouvoir d’avoir lié à la hausse de la CSG, Engie et Enedis externalisent de nombreux services, ont de plus en plus recours à la sous-traitance et à l’intérim au détriment des embauches en CDI. Et contrairement aux arguments qui sont régulièrement servis en faveur des privatisations, cette dégradation des conditions de travail va directement dans la poches des dirigeants, en alimentant les profits, puisque les prix, eux, que ce soit dans l’électricité ou dans le gaz, n’ont pas cessé d’augmenter. L’annonce de la suppression de 2 500 postes d’ici à 2021, liée à l’instauration, entre autres des très controversés compteurs électroniques Linkie a sans doute été la goutte de trop.

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Face à ce constat et depuis plus d’un an, les agents se sont lancés dans la mobilisation. Tous les mois, ils enchaînent les dépôts de préavis de grève, du national au local. A l’entreprise ils adressent plusieurs revendications :

  • L’intérêt général et le besoin d’un vrai service public de l’énergie,
  • L’arrêt des suppressions d’emplois
  • La ré-internalisation des activités sous-traitées,
  • L’embauche de salariés au statut des IEG,
  • Des augmentations salariales,
  • Une réelle politique industrielle des entreprises pour répondre aux missions et valeurs du service public.
  • Défendre les activités sociales

Plutôt que de leur répondre, les directions des boites ont décidé de prendre des mesures disciplinaires à leur rencontre. Une situation totalement inacceptable. Un silence des dirigeants auquel fait écho celui du gouvernement mais qui ne pourra plus très longtemps faire comme s’il ne voyait pas la trainée de poudres des électriciens et des gaziers qui se répand. Le front social anti-Macron ouvert ce printemps n’est décidément pas en voie de se refermer.

 

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