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Contre la réforme Blanquer de la voie professionnelle : En grève le 12 novembre

Suite aux premières mobilisations des personnels des lycées professionnels, le ministère a été contraint à des premiers reculs sur ses deux projets de grille horaire en Bac Pro et CAP. Cependant, ces modifications à la marge ne permettent pas d’enrayer les graves dangers contenus dans ces grilles : ce sont toujours 2500 postes qui sont menacés d’ici la fin de la mise en œuvre de cette réforme. Nous ne nous satisferons pas de ces quelques miettes !

Le CSE a émis un avis défavorable sur ces deux premiers textes réglementaires. C’est à nous de poursuivre et d’amplifier la mobilisation pour contraindre le gouvernement à un recul.

Sur les secondes « familles de métiers », le mixage des publics et des parcours ou encore la mise en place d’expérimentations qui permettront l’annualisation du temps de travail tout reste à faire.

Le ministre présente un projet de loi qui :

→ permettra de financer toujours plus le privé, en étendant le financement à la charge des communes aux écoles maternelles privées ;

→ organise la reprise en main par le ministère de la formation des enseignant-e-s, qui seront amené-e-s durant leur formation à remplacer au pied levé les titulaires ;

→ prévoit des attaques contre le statut, notamment l’annualisation des services, par le biais d’expérimentations” imposées par la hiérarchie

→ permet au gouvernement de légiférer par ordonnance en matière éducative, notamment sur le découpage territorial

Le torpillage de l’éducation prioritaire et attaques contre les statuts des enseignant-e-s

Les signes sont clairs :

→ refus du ministre d’actualiser la carte de l’éducation prioritaire, pour mieux expliquer que le dispositif REP/REP+ est obsolète ;

→ Blanquer confie à P. Mathiot, à qui il avait confié un rapport qui s’est traduit par la réforme du lycée, un rapport sur l’éducation prioritaire ;

→ Un rapport de la cour des comptes vient à point nommé préconiser ce que le ministre s’apprête à mettre en application.

Le ministre prévoit :

→ le recrutement sur postes à profil dans les écoles et établissements, ce qui constitue encore une attaque contre les statuts des fonctionnaires.

→ l’instauration d’une prime au mérite,

→ à plus long terme, la fin du classement REP et REP+. Les écoles et établissements devront négocier des contrats établis sur la base d’indicateurs obscurs avec l’administration pour obtenir les moyens nécessaires à leur fonctionnement.

En somme, il s’agit de faire un sort à l’éducation prioritaire.

À cela s’ajoute le projet d’intercaler une hiérarchie intermédiaire à tous les échelons. Un rapport publié cet été préconise de faire des directeurs-trices des écoles des supérieur-e-s hiérarchiques des PE.

Le sabordage de l’enseignement professionnel

L’enseignement professionnel n’est pas épargné. L’injonction est toujours la même : faire mieux, avec moins. Les suppressions d’heures d’enseignement, et donc de postes dans toutes les matières, ainsi que de la taxe d’apprentissage videront les lycées professionnels de leur substance au profit de l’apprentissage. Le ministre avance ses pions pour préparer la destruction du lycée professionnel.

Un projet d’école réactionnaire

Le projet de Blanquer pour l’école, c’est celui de la concurrence des familles, des élèves, et établissements et des personnels entre elles et eux. Cela se traduira aussi dès 2019 par la mise en place d’un classement des établissements qui ne pourra qu’exacerber encore les tensions entre établissements.

Notre projet d’école est radicalement opposé à tout cela : nous luttons pour une école véritablement gratuite, laïque, émancipatrice.

Une seule journée isolée ne permettra pas de gagner sur nos revendications. Pour nous, la journée de grève du 12 novembre doit être un point d’appui pour mettre en débat dans les assemblées générales la grève reconductible, seule à même de faire plier le gouvernement.

1 – Une baisse des effectifs par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA.

2 – Une baisse du temps de travail :
→ Un temps de service global pour l’ensemble des enseignant-e-s du 2nd degré de 14 h cours/élèves + 3 h de concertation/travail en équipes & 18 heures devant élèves + 6 heures de travail en équipe dans le premier degré
→ 1/9e de minoration de services pour tous les personnels de l’éducation prioritaire

3 – Une vie scolaire renforcée pour les élèves
→ 1 CPE pour 120 élèves dans les collèges ordinaires et 1 pour 100 en éducation prioritaire.
→ 1 personnel de vie scolaire pour 50 élèves en collège ordinaire et 2 pour 50 en éducation prioritaire.

4 – Des dispositifs d’aide et de prévention complets :
→ 1 RASED complet par groupe scolaire et 1 enseignant-e supplémentaire pour cinq classes (pour le 1er degré).
→ Un recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue)

5 – L’extension de la prime REP-REP+ à tous les personnels (AED, AESH…)

6 – La défense du statut de la fonction publique et la lutte contre la précarité, par l’abandon de CAP2022 la titularisation sans condition de tous les personnels

7 – L’abrogation de la loi ORE et de parcoursup, de la réforme du lycée et du baccalauréat

8 – L’abandon de la réforme de la voie professionnelle et du projet de fusion des académies

9 – le retrait du projet de loi Blanquer

 

 

Sur les grilles horaires
Que toutes les disciplines bénéficient d’heures suffisantes pour dispenser des savoirs solides, que des moyens conséquents soient fléchés pour des dédoublements -notamment dans les matières générales- et que la co-intervention imposée à moyen constants soient retirée de ces grilles et reste possible sur la base du volontariat des enseignant·es.

Sur les postes
Le ministre prétend vouloir revaloriser la voie professionnelle or il organise une réforme pour économiser des moyens sur le dos des personnels de LP et des élèves. Refusons avec force toutes les suppressions de postes dans la voie professionnelle et exigeons des moyens pour améliorer nos conditions de travail !

Familles de métiers
Sud éducation Paris refuse la mise en œuvre des classes Familles de Métiers qui serviront à supprimer des postes et à terme à réduire le nombre de diplômes. Les jeunes ont besoin de savoirs professionnels solides pour une entrée durable dans l’emploi et de savoirs généraux permettant leur émancipation.

Gestion Administration
Nous refusons toute fermeture sèche des filières GA. Nous exigeons des ouvertures de sections dans d’autres filières et une rénovation ambitieuse des contenus d’enseignement. Sud éducation Paris refuse les reconversions forcées pour les personnels et s’engage à soutenir les collègues contre toute pression.
L’ensemble des dispositifs contenus dans cette réforme va engendrer des difficultés croissantes pour les personnels et entraver les parcours scolaires et professionnels des élèves.

Pour stopper cette contre-réforme, toutes et tous en grève le 12 novembre 2018

 

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