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Les employés d’entretien de la STM ont débrayé illégalement, tranche un juge !

En quittant leur lieu de travail précipitamment jeudi après-midi, les employés d’entretien de la Société du transport de Montréal (STM) ont bel et bien commis une grève illégale, tranche le juge Guy Blanchet, du Tribunal administratif du travail (TAT).

Un texte de Jérôme Labbé

Cet arrêt de travail concerté s’est produit vers la fin du quart de jour, à 12 h 30. Une dizaine de centres de transport et d’ateliers se sont vidés d’un seul coup. Ce sont leurs collègues de soir qui les ont remplacés, vers 14 h. La grève a donc duré 90 minutes, et non deux heures, comme l’avait estimé la veille le directeur général de la STM, Luc Tremblay.

Jugeant qu’il s’agissait d’un débrayage illégal, la direction a demandé jeudi l’intervention du TAT, qui a émis une ordonnance légale avisant le Syndicat du transport de Montréal (FEESP-CSN) que des sanctions pourraient lui être imposées si la situation devait se reproduire.

Cet avertissement du tribunal a été communiqué vendredi matin, au terme d’une nuit particulièrement chargée pour les deux parties, qui avaient été convoquées dès jeudi soir. La conciliation « n’ayant pas permis […] de convenir d’une entente, une audience a suivi pour se terminer ce matin du 16 novembre », écrit le tribunal.

L’ordonnance – qui a le même effet qu’un jugement de cour, rappelle le TAT – déclare que « les moyens de pression exercés par les salariés occupant toutes les fonctions de l’unité d’accréditation sont illégaux » et que ce geste « porte préjudice ou est susceptible de porter préjudice au service auquel la population a droit ».

Les syndiqués auraient dû, comme l’énonce la loi, négocier le respect des services essentiels avant de pouvoir débrayer.

Ainsi, « le Tribunal ordonne au Syndicat du transport de Montréal et à ses membres, ses officiers, ses représentants ou ses mandataires de prendre les mesures requises immédiatement pour que cessent tous les moyens de pression illégaux ».

Il ordonne également au Syndicat de « prendre toutes les mesures nécessaires pour que tous les salariés fournissent les heures de travail normales et requises par l’employeur, en exécutant toutes et chacune de leurs tâches usuelles, et de s’abstenir de participer à toute cessation concertée de travail ».

À défaut de se conformer à l’ordonnance, une procédure d’outrage au Tribunal pourrait être enclenchée, menace le TAT.

Un climat tendu

Au moins 500 mécaniciens, électriciens et autres employés d’entretien ont participé à la manoeuvre de jeudi. La STM a toutefois pris « les mesures nécessaires » pour minimiser les impacts sur le service à la clientèle, a assuré M. Tremblay jeudi.

Ces moyens de pression ont été entamés au terme d’une semaine particulièrement difficile entre le syndicat et la direction, qui négocient ces jours-ci une nouvelle convention collective.

Les négociations achoppent surtout sur les horaires de travail. La STM veut créer de nouveaux postes de soir et de nuit. M. Tremblay a d’ailleurs réitéré jeudi qu’aucun employé actuel ne sera forcé de postuler à ces nouveaux emplois.

 

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Cette entrée a été publiée le 18 novembre 2018 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, CANADA, CONDITIONS DE TRAVAIL, transports.